27 octobre 2002
« Mes propres experiences »
OM OM OM
Sai Ram
Chers frères et soeurs!
LE BILAN DE 60 ANS,
Mes amis m’ont adressé des demandes répétées, je devrais même dire des insistances (mais je ne parlerais que de demandes), pour partager mes experiences personnelles avec les dévots, ce que je n’ai pas fait jusqu’à présent. Il me semble que cela équivaudrait à un éloge de moi-même et j’hésite, me demandant si cela pourra aider les autres. Mes expériences pourraient ne pas servir aux autres et les raconter pourrait aussi aiguillonner ma vanité, mon ego. Voilà quelles sont mes craintes et mes appréhensions sur le fait de faire part ou non de mes expériences personnelles.
Il est clairement dit que l’on doit se consacrer à sa propre libération, œuvrer à son propre Salut .On vit pour un métier ; on lutte dur pour gagner de l’argent ; on travaille assidûment pour élever ses enfants ; mais après soixante ans accomplis, les écritures disent clairement : « Mon cher fils, il est temps de te retirer. Tu ne peux plus t’impliquer dans les gains d’argent et il n’est plus convenable de penser aux promotions professionnelles. Il est absolument insensé de penser à ta réputation, ta renommée et à l’estime des autres, parce qu’après soixante ans, le temps qui t’est alloué doit servir à penser à ton Soi . Tu ne vas plus vivre pour ta famille. Tu ne vas plus t’intéresser au pouvoir ni à une renommée, une dignité ou un prestige quelconque. Plus rien de tout cela ! Il est temps pour toi de méditer, de réfléchir, de t’intérioriser, de te tourner vraiment vers l’intérieur."
L’arrivée aux soixante ans, dans nos écritures, est appelée Shasthi Pûrti. Shasthi signifie que l’on a soixante ans accomplis. Comme j’ai atteint Shasthi Pûrti, je profite aujourd’hui de l’occasion pour partager avec vous mes expériences en toute humilité et révérence.
Tout d’abord, laissez-moi vous exprimer ma gratitude du plus profond de mon coeur. Je pense reellement à 100% tout ce je dis. Je suis reconnaissant envers chacun de vous pour l’encouragement que vous m’avez procuré, pour tout le support que vous m’avez offert et pour toute l’attention avec laquelle vous avez écouté mes exposés. Vous m’avez fait aller à fonds dans la littérature Saï, vous m’avez permis d’atteindre les rives de la littérature Saï. Vous m’avez aidé à examiner en profondeur la philosophie Saï. Par conséquent, acceptez tous et chacun ma profonde reconnaissance.
S’il n’y avait pas eu ces satsang, cette assemblée d’âmes nobles, il ne m’aurait pas été possible de traiter ces sujets d’immense intérêt. Comme il y a eu des demandes insistantes, voire des exigences de la part de mes amis, ce matin je vous demande la permission de parler d’une facon toute personnelle. Je suis sûr que vous me connaissez bien maintenant et qu’il n’y aura pas d’incompréhension entre nous. En toute humilité, je vous soumets mes propres expériences.
MES GRAND-PARENTS
Je suis arrivé aux Pieds de Lotus du Seigneur dans les années 1970, il y a 32 ans. Pour parler franchement, j’appartenais a une famille Brahmo Samaj - société brahmanique -. Ce Brahmo Samaj est en quelque sorte une amélioration, si je peux dire, ou une présentation moderne de la foi hindoue. Raja Rammohan a fondé le Brahmo Samaj. Il s’intéressait fortement à l’émancipation des femmes et se sentait très concerné par une société sans classes. Le Brahmo Samaj ne croyait pas en l’idolâtrie et n’acceptait pas le culte rituel. Il prônait la méditation sur un Dieu sans attributs et sans forme, qui n’a ni commencement ni fin. Brahmo Samaj croyait en l’association des confessions religieuses, en l’égalité de toutes les religions ; il n’acceptait pas les rituels, les cultes ni les portraits ou statues, ni le principe des incarnations divines (avatara)– rien de tout cela.
J’appartiens à la troisième génération de la foi des Brahmo. Mon grand-père maternel et mon grand-père paternel, qui étaient camarades de classe, devinrent apparentés. Tous les deux furent missionnaires pendant soixante ans.
Mon grand-père maternel était rédacteur d’un magazine, une revue sprituelle qui traitait en détails de la philosophie appelée Darshan Sâdhani, ce qui signifie « la vision du spiritualiste ». Il fut rédacteur de ce magazine pendant soixante ans.
Mon grand-père paternel fut, pendant cinquante ans, éditeur d’un autre magazine intitulé, Dharma Jyoti - la lumière du Dharma -. Tous les deux furent mariés par Sri Kandakuri Veresharam Pantalu, un grand réformateur de l’Etat de l’Andhra Pradesh. Tous les deux s’avéraient être missionnaires du Brahmo Samaj.
Dans nos maisons, nous n’avions aucune image de Râma ou de Krishna - rien, excepté les prières et la méditation. C’est à ce genre de famille que j’appartenais.
MA MERE ET MON PERE
Je dois aussi vous dire cette petite chose personnelle : mon père obtint le diplôme de Master of Art en littérature anglaise, de Master of Science en physique, avec honneurs, et le diplôme Bed (Bachelor of Engineering) en science libraire.
Au temps de sa retraîte, il était directeur de l’enseignement supérieur.
Quant à ma mère, je veux vous faire part de deux points à son sujet. A cette époque, c’était presque un péché pour une fille que de fréquenter une école ou un collège.
Aucune femme n’avait d’instruction supérieure. Aucune. Toute fille était mariée avant l’âge de huit ans. Telles étaient les terribles conditions de ce pays en ce temps là .
Mon grand-père étant un réformateur et missionnaire des Brahmo Samaj, il autorisa ma mère à recevoir une instruction supérieure ; elle se diplôma Master of Art en littérature anglaise au collège Queen Mary à Madras. Elle fut médaille d’or en littérature anglaise dans l’ancien Etat de Madras.
Lorsque ma mère partait pour le collège, la plupart des gens sortaient de leur maison pour la regarder se diriger vers l’institut. Ils condamnaient mon grand-père comme l’homme coupable d’envoyer une fille au collège. Voilà quelle était la situation en ce temps là. Le fait est qu’elle fut la première femme diplômée de l’Etat de l’Andhra Pradesh. Elle termina sa carrière en tant que fonctionnaire du département de l’éducation. Mon père ne vit plus, mais ma mère a 86 ans, toujours fraîche et en bonne santé, une parfaite fonctionnaire. (Applaudissements)
Naturellement, il reste très peu de familles Brahmo Samaj. Nous sommes trois frères et une soeur, aussi fut-il difficile de nous marier, car il n’existe pas assez de familles Brahmo Samaj. Pourtant, certaines conditions étaient avantageuses, car les Brahmo Samaj n’acceptent pas le système de dot. Ce fait sussitait le désir de possibles futures épouses à nous rendre visite.(rires) Donc, il n’y avait pas de dot et peu de gens pour offrir leurs filles en mariage aux trois frères. Mais par la Grâce de Dieu, nous fûment mariés.
C’est vraiment surprenant, lorsque je regarde mes trois uniques photos de mariage, je vois ma belle-mère avec un visage sérieux et mon beau-père sans aucun sourire. Ils ont l’air très soucieux pour leur fille. Cette fille allait entrer dans une famille où il n’y a pas de culte, où il n’y a pas d’actes d’adoration, pas d’images de Râma ou Krishna – Allait-elle survivre ou pas? Qu’allaient faire ces gens là ? Je peux encore lire leur expression de visage. Même aujourd’hui, je m’amuse de voir les photos prises en ces jours-là.
MES JOURS DE COLLEGE
Je me souviens très bien de mes jours au collège. Un jour, j’allais à la cérémonie upanayanam (l’imposition du cordon brahmanique et initiation au Gâyatri Mantra) de l’un de mes camarades de classe. C’était l’heure du déjeuner et tout à coup, cette parole me fut addressée : « La nourriture te seras servie sous la veranda »(rires) Tous les autres pouvaient entrer dans la maison. La seule raison à cela était que j’étais fils et petit-fils de membres du Brahmo Samaj, qui ne croyaient pas en l’adoration, qui ne célébraient aucune cérémonie du type de celle-ci, qui n’observaient pas le système des castes, qui croyaient aux réformes, qui croyaient à l’émancipation des femmes. Les hôtes me disaient donc : « Tu prendras ta nourriture dehors, sous la veranda ».
A cette époque, j’étudiais SLC, en 1957. Je leur répondis sur le champ : « Ne vous donnez pas la peine de me servir à manger, je mangerai chez moi ! » C’est une chose dont je me souviens très bien. Depuis lors, je ne suis plus jamais retourné dans la maison de ces personnes.
Je me souviens aussi d’un incident chez l’un de mes camarades de classe qui célébrait le Sîta Râma Kalyâna, le mariage sacré de Râma et Sîta. Cette fête était célébrée annuellement par certaines familles. Je me rendis là-bas. Lorsqu’ils servirent des gâteaux spéciaux et d’autres mets, ils me prièrent de sortir sous la veranda, disant qu’ils allaient me servir à manger hors de la maison. Je dis : « S’il vous plait, gardez tout cela pour vous ! Merci beaucoup » Je quittai la maison. Ensuite, je me suis figuré la situation de mes parents. Si telles étaient les conditions dans les années 1950, imaginez la situation dans les années 1930 ! Les deux grands-pères n’auraient pas été autorisés à se rendre chez ce type de personnes, eux qui n’approuvaient les rituels ni les cérémonies d’aucune sorte. Voilà quelle était ma situation à cette époque.
L’OPERATION DE MA FEMME ET LES VISITES AU TEMPLE
Pour abréger l’histoire, dans les années 70, nous avons eu un problème
J’avais quatre enfants. Ils sont tous bien mariés et bien situés dans la vie, mais dans ces années 70, le plus âgé avait sept ans et le plus jeune n’avait que quelques mois. Ma femme a eu un problème de santé. Les gens disaient qu’elle avait développé un fibrôme à l’utérus. J’ai consulté sept médecins dans toute la ville de Guntur, dont certains revenaient d’un training à l’étranger. J’ai dépensé beaucoup d’argent pour avoir une deuxième opinion, une troisième et ainsi de suite, toutes sortes d’opinions. Les médecins disaient à l’unanimité qu’elle devait être opérée immédiatement, car le fibrôme pouvait se transformer en cancer. C’est ce qu’ils disaient. Même les professeurs de gynécologie affirmaient la même chose.
Nos avions un été très chaud. Sans alternative, je la fis opérer et ce fut un succès. Mais après l’opération, elle fut psychologiquement bouleversée. Elle sentait que quelque chose en elle n’allait pas et elle ne pouvait plus rien manger, à peine boire du petit lait, c’est tout. Elle disait qu’elle avait une sensation de brûlure. Par conséquent, je l’emmenai voir treize médecins à Guntur. Aujourd’hui, quand je rencontre un medecin, il me dit encore : « Comment va votre femme ? » Je me sens très embarassé. J’espérais pouvoir éviter tous les docteurs à cause de cette affaire qui était devenue le sujet de conversation de la ville.
Tous affirmèrent : « Elle va bien. Elle n’a rien ». Nous devinrent la risée de nos propres parents. « Puisque les docteurs disent qu’elle n’a rien, pourquoi se plaint-elle de sensations de brûlure et pourquoi est-elle incapable de manger quoi que se soit ? »
A un moment donné, quelqu’un me dit : « Pourquoi ne l’amènes-tu pas au temple? ». Comme les Brahmo Samaj ne vont pas dans les temples, que pouvions-nous faire ? Je dis à ma femme : « Etant donné que tu viens d’une famille brahmane orthodoxe et que je suis laïc, je ne vois aucun inconvenient à te conduire au temple. (Rires) Donc chaque jour nous nous rendions au temple, accompagnés de nos quatre enfants. J’y avais mis une condition. Je resterais toujours hors du temple. Elle entrerait sans moi. Je ne voulais pas être transformé ni converti !(Rires) Je restais fidèle à mes convictions. Elle était si heureuse qu’elle allait au temple tous les jours. J’y faisais jouer mes enfants et je jouais avec eux. C’était le rôle que j’interprétais à ce moment-là.
POURQUOI N’ALLONS-NOUS PAS A PUTTAPARTHI?
Finalement, un jour, sur le chemin du retour, nous entendîmes des bhajans. Ma femme me dit : « Pourquoi n’y allons-nous pas ? » Nous nous y rendîmes immédiatement et écoutâmes les bhajans. Pour la premiere fois, je vis la photo de Bhagavan Sri Sathya Sai Baba. Je n’avais jamais vu sa photo auparavant. J’avais seulement entendu parler de Lui.
Au collège où j’enseignais, j’avais l’habitude de parler de Bhâgavan d’une façon très peu positive. En fait, un jour, comme une élève portait un médaillon avec l’image de Bhâgavan, je l’ai mise à la porte de la classe. « Vous n’avez rien à faire de l’image de Saï Baba en classe ! » lui dis-je et, lorsqu’un élève se présenta en classe avec une bague, je lui demandai de sortir de la classe ; je disais aux enfants : « Ne me demandez pas quelles seront les questions importantes à l’examen, parce que je ne suis pas Sathya Sai Baba ! »
De plus, si quelqu’un avait une chevelure hirsute, je m’en moquais en disant : « Veux-tu imiter Saï Baba ? (Rires) »
Tel était en ce temps-là mon préjugé et parti pris pitoyable, honteux, insensé, un état d’esprit inexcusable , impardonnable.
Donc, après avoir connu les bhajans, ma femme me dit : « Pourquoi n’allons-nous pas à Puttaparthi ? » (Rires)
La famille qui n’appréciait ni Râma, ni Krishna ni Venkateswara, allait-elle à présent se rendre à Puttaparthi ? C’était un peu comme la bénédiction que Kaika avait demandée à Dasaratha et qui finalement l’amena à sa propre mort .(Rires)
Je lui dis : « Tu as été si tranquille jusqu’à maintenant ; je ne sais pas pourquoi tu es devenue comme Kaika. Comment puis-je t’emmener à Puttaparthi ? Impossible, mes parents n’approuveront jamais. »
Je venais d’une famille unie où les parents et grand-parents vivent ensemble. « Ils n’approuveront jamais »
Ma femme me dit : « Veux-tu ou non que je survive ? Peux-tu me garantir que tu prendras soin de ses quatre enfants ? Merci !» (Rires)
Alors là, j’étais dans mes petits souliers. Je dis : « Très bien, je t’emmenerai, mais à deux conditions. La première est que tu ne me demandes pas d’entrer en Prashanti Nilayam (demeure de paix suprême). La seconde est que tu ne me demandes pas de saluer Baba.(Rires). Premier point, ne me force pas à entrer en Prashanti Nilayam ; second point, ne me demande jamais de saluer Baba. »
Un autre problème surgissait parce que j’enseignais au collège chrétien, d’où il m’était difficile de me libérer pour des raisons personnelles. L’Eglise Luthérienne d’Amérique parraine le collège dans lequel j’ai travaillé pendant 26 ans. L’institution était très stricte sur la discipline. Il m’était impossible de partir pour des raisons personnelles. Je mis donc une autre condition et dis à ma femme : « Je ne peux te consacrer que quatre jours. Je ne pourrai pas rester plus longtemps. Mais toi, si tu veux, tu peux y rester. Voilà ! ».
D’une façon ou d’une autre, nous arrivâmes à un accord. Il n’y a qu’un an d’écart entre nous ; ma femme comprit donc que j’avais accepté ce compromis simplement pour arriver à une solution. Voilà quelle était la situation !
Ainsi, nous nous rendus en ce lieu. Et en vérité, je n’ai pas mis les pieds à Prashanti Nilayam pendant ces jours-là. Je restais à distance, c’est tout, et jouais avec les enfants.C’était ma condition. Je ne voulais pas déplaire à mes parents ni à mes grand-parents. Ils étaient de fervents disciples de Brahmo et ils lui avaient sacrifié leurs vies. Leurs parents et la société les avaient abandonnés. J’étais leur fils ; je ne pouvais pas les trahir.
Durant le déjeuner, ma femme et moi avons eu une discussion très animée, un peu comme au Parlement. Elle disait : « Quel mal y a-t-il à ce que tu viennes et t’assoies ? Je lui dis : « A la maison, tu as dit « oui ». (Rires) Pourquoi reviens-tu sur ta parole ? Ce n’est pas bien ! (Rires)
« Non, non, mais tu peux t’asseoir ! »
« Il n’en est pas question, je ne m’assiérai pas ! »
C’était le type de discussion animée que nous avions tous les jours, matin et soir.
JE L’AI SALUE
Nous étions au dernier jour, j’allais partir d’ici pour rejoindre la maison. J’étais debout avec mes enfants près de la porte Gopuram,qui est fermée actuellement. En ces jours-là, le Gopuram était toujours ouvert. Je me tenais là, avec mes enfants, à côté de la porte, C’était l’heure des bhajans. Swami était assis sur sa chaise dans le mandir. Il se leva et se dirigea vers moi (Rires) Il s’arrêta devant moi. J’avais envie de m’échapper (Rires).Je fixai mon regard et priai le Dieu sans forme et sans attributs de faire partir Swami. Telle était ma prière. Cependant, Swami se tenait devant moi et, me regardant de la tête aux pieds, Il dit : « Hum » et Il partit. Je ne Lui fis pas de Namaskâr. (Rires) Bon, c’était l’accord, on ne brise pas un accord !
Swami s’éloigna et alla s’asseoir. Lorsque les bhajans commencèrent, j’étais toujours au même endroit. Encore une fois, Swami descendit et vint vers moi, ce qu’Il ne fait pas habituellement. Il s’arrêta devant moi et resta là jusqu’à ce que je Lui fasse un Namaskâr. Il ne partait plus. Que pouvais-je faire? J’étais désespéré, les mains tremblantes et jointes presque involontairement, mais sans amour ni devotion. Cela s’est passé simplement comme ça, c’est tout ! Ou bien, pourrais-je dire, Bhagavan a vu que je Lui faisais un Namaskâr. C’est alors qu’Il partit.
Tandis qu’Il s’en allait, une assiette apparut soudain dans sa main, pleine de laddus. Pauvre moi ! Je Le regardais simplement marcher comme ça et me demandais : « D’où vient cette assiette ? Qui Lui a donné ces laddus ? »
Alors, Swami commença à distribuer des laddus à des ouvriers travaillant ici. C’était pendant la construction de l’Auditorium Poornachandra et Il distribua les laddus à tout le monde. Alors, je pensai : « Plus que Toi, Tes laddus seraient utiles à mes enfants.(Rires) Ils les apprécieraient vraiment. Bien ! Je n’avais pas foi en Swami, mais j’avais totalement confiance en ces laddus !(Rires) J’en connaissais le goût. Donc, accompagné des enfants, je me mis dans la queue. Mais lorsque le dernier laddu fut donné au dernier ouvrier, l’assiette disparut. C’était le premier miracle auquel j’assistais.
POURQUOI NE M’APPELLES-TU PAS?
Le lendemain matin, aux environ de 10h30, je partis prendre le bus. J’étais assis dans la station des bus. Un homme, que je n’avais jamais rencontré auparavant, se presenta à moi sous le nom de Naidu. Il me dit : « Je suis le directeur de l’école secondaire Isvaramma. » Je me fis cette réflexion : « Et alors ? En quoi suis-je concerné par le fait de savoir si vous êtes directeur ou président ! J’attends simplement mon bus. Il est temps d’y aller. »
Je pensais aussi : « Oh Dieu ! Tu as pris des gens en interview. Pourquoi ne m’as-Tu pas appelé ? Pourquoi? Je ne suis pas un perturbateur. Je ne suis pas un braqueur de banque, je ne suis pas un réactionnaire, je ne suis pas un terroriste ni un homme violent. De plus, mes parents et mes grand-parents sont très importants. J’essaie de vivre selon leurs voeux, bien que je sois certain de ne jamais les égaler de leur vivant. Mais je sais ceci : je ne dois pas souiller leur réputation. Cela suffit. Pourquoi ne m’as-Tu pas appelé ? » Voilà quel était mon état d’esprit.
Alors, cet homme me dit : « Anil Kumar, êtes-vous triste du fait que Swami ne vous ait pas appelé ? » Je ne répondis rien (Rires)
Puis, je pensai : « Prashanti Nilayam est un endroit suffisamment dangereux et des types comme celui-ci sont encore plus dangereux.(Rires). Il vait mieux que je quitte ce lieu ! » Voilà ce que je pensais.
A ce moment précis, l’homme me dit avec douceur : « S’il vous plait, ne partez pas. Asseyez vous, restez ici. Ne soyez pas deçu de ne pas avoir été appelé en interview. Swami appelle beaucoup de gens. Même certains terroristes de Calcutta, des hommes violents, ont été reçus en interview . La raison d’un colloque privé avec Swami, Lui seul la connaît ! A un patient, le médecin demande de rentrer chez lui et un autre patient doit subir une opération. Cela ne veut pas dire que le médecin aime exclusivement le patient qu’il opère. Non, non, non! Un patient a besoin d’une opération, tandis qu’à un autre, il suffit de quelques medicaments. C’est tout. Baba sait ce qui est le mieux pour chacun. Ne vous inquiétez pas. » C’est ainsi qu’il me parla.
Je soupçonnais qu’il puisse m’énoncer d’autres arguments, car j’avais la tête pleine de pensées négatives que je ne pouvais partager avec personne. Donc, je lui dis : « Merci bien, Monsieur », et je partis.
Aprés l’avoir quitté, je commençai à feuilleter un livre de Swami, Discours de Sathya Sai Vol 5. Alors que je lisais deux discours, je devins très intéressé. J’achetai immédiatement la série complète des livres disponibles en ces jours-là. Je pense qu’ils allaient jusqu’au XIIe volume. Ensuite, je rentrai chez moi.
De retour à la maison, croyez-moi si vous le voulez, la santé de ma femme s’améliora. Elle se sentait parfaitement bien, en bonne santé ; plus aucune lamentation ne lui vint après cet épisode. Il avait suffit d’une simple visite à Prashanti Nilayam, c’est tout (Applaudissements). Pas d’interview, pas de sourire de Swami. Pas de discussion, absolument rien – de plus, avec son mari semblable à un bloc de pierre, totalement négatif ! (Rires) Totalement négatif, c’était mon état d’esprit. Mais enfin, elle allait bien et je me mis à lire la Littérature Saï.
J’ETAIS SIMPLEMENT UN BON ELEVE
Dans le courant de mes études, je dois vous dire que mes points n’étaient jamais inférieurs aux 60% dans tous les matières. Je faisais en sorte de ne jamais obtenir moins que 60%, et aussi de ne jamais dépasser les 70% ! (Rires) Ainsi j’avais toujours entre 60 et 70. Je n’ai jamais été premier de classe. Je n’ai jamais obtenu de médaille d’or, non, non ! Je n’étais pas un éléve remarquable, mais tout juste un bon élève. 65%,68%, c’est tout. Voilà comment se déroulèrent mes études.
Mais de l’école primaire aux classes supérieures, en passant par le collège et l’université, j’étais toujours premier dans les débats et dans les competitions d’élocution. Là, j’étais toujours premier, mais pour les études en général, j’étais tout au plus un bon élève, c’est tout. Sans cela, mes parents ne m’auraient pas autorisé à participer au concours d’élocution. Ils me disaient : « Si tu n’étudies pas sérieusement, nous ne t’enverrons pas à ce concours. » Donc, j’étudiais tout juste pour réaliser ce souhait. Depuis mon enfance, j’éprouvais une grande attraction pour l’expression verbale en public. C’était dans ma nature.
Plus tard, après avoir passé mon MS (Master of Science), ma mère voulut m’inscrire dans les classes préparatoires au diplôme de IAS (Indian Administration Service), mais je n’ai pas posé ma candidature. Ma mère voulut alors que je sois au moins un speaker de la radio. Cela non plus je ne le fis pas ! Elle voulut que je devienne un employé de banque. Ce n’étais pas ma voie ! Je lui dis : « Maman, je veux être professeur ». Elle me répondit : « Je ne veux pas que tu deviennes enseignant, car tes parents et tes grand-parents ont tous été des professeurs. Nous voulons à présent dans la famille un fonctionnaire d’Etat. Je ne veux pas que tu pratiques cette profession d’enseignant ! » Mais j’insistai : « Je veux être enseignant ». Elle ne pouvait pas m’en empêcher.
JE DEVINS PROFESSEUR
Alors que ma mère était partie en inspection scolaire quelque part et que mon père était lui aussi absent de la maison, j’obtins le poste et commençai immédiatement à enseigner. Je ne voulais pas affronter mes parents et les entendre dire « non ». Lorsqu’ils revinrent de leurs exercices professionnels, ils me virent prêt à partir au collège. Il était trop tard et de cette façon, ils n’avaient plus qu’à accepter cette solution. Mes amis, je peux vous dire que je n’ai aucun regret d’être devenu professeur. Si l’oppportunité m’en était offerte, je voudrais l’être aussi dans la prochaine vie. La raison en est que mon « compte en banque » est le cœur de mes élèves. Les intérêts inscrits dans mon livre de comptes sont les sentiments d’amour et d’affection que les étudiants ont pour moi. J’ai pratiqué la profession d’enseignant pendant quarante ans. Je n’ai aucun regret et j’aime profondément cette profession. Simplement pour varier, mon plus jeune frère devint médecin et ma mère fut heureuse. Mais ensuite, il devint professeur de pathologie et puis directeur du collège médical. Après cela, ma mère voulut au moins que son unique gendre soit ingénieur à l’institut de technologie. Mais il devint professeur de mécanique à l’institut de technologie des machines. Ainsi ce qui est inscrit dans la destinée des individus, personne ne peut le changer. La famille entière avait les gènes d’enseignant, voilà ! Nous ne pouvions rien y échapper.
Lorsque mon grand-père voulut que je devienne missionnaire des Brahmo Samaj, ma mère lui dit : « Il n’en est pas question. Nous t’avons vu assez souffrir à cause de cela. S’il te plait, laisse notre fils tranquille ! »
Mais personne ne sait ce qui nous attend. A partir de 1972, je devins un missionnaire de Sri Sathya Sai Baba !
Qui peut arrêter le cours des choses ?
Plus tard, ma mère écrivit un article dans un magazine : « Tout ce que je ne voulais pas voir arriver, est arrivé à mon fils. C’est le destin ! Nous ne pouvons rien y changer. »
JE FUS UN ETRE INEXISTANT PENDANT HUIT ANS
Les choses se déroulaient ainsi (et je veux vous le dire, croyez-moi s’il vous plait) Bhagavan ne m’a jamais adressé un seul regard pendant huit ans. Pas de sourire, pas de padamaskâr et pas d’interview. J’étais à des kilomètres de Lui et j’avais toujours des numéros de ligne de trente à trente-cinq.
Mon habilité a prendre la parole – je devrais dire « à discuter », qui était au départ une vertu, devint plus tard un vice. Mais ensuite (comme maintenant), je me mis à parler abondamment et je fus bientôt connu des « hommes de cour ». Puis, je m’arrangeais pour être au premier ou troisième rang, en manoeuvrant, manipulant et négociant avec les gens, grâce à ma familiarité et au fait d’être connu. A ces occasions, Bhagavan annulait complètement Son darshan dans l’aile du mandir où je me trouvais ! D’autres fois, lorsque je manoeuvrais pour m’assoir là où Il venait, Il regardait tout le monde, excepté moi !
« Debout, debout » disait-Il aux autres. C’était comme si je n’existais pas, j’étais non existant, invisible. Je n’avais même pas la taille d’un moustique ou d’une fourmi ! Il appelait tout le monde. Et ce genre de « Divine Romance » se prolongea pendant huit ans. Oui, je peux vous le confirmer.
A ce moment là, beaucoup de gens me demandaient : « Puisque Swami ne te regarde pas, puisqu’Il ne te parle pas, pourquoi continues-tu à venir ainsi ? Je répondais : « Nous sommes professeurs. Si l’on échoue à l’examen de mars, on reviendra pour la session supplémentaire de septembre. Et alors, on passera ! Donc, Il peut ne pas me parler maintenant, mais qu’en sera-t-il dans la prochaine vie, si nous nous rencontrons ? » Voilà comment était mon sentiment, durant tout ce temps !
Après huit longues années, un jour pendant le darshan, un message arriva soudain, envoyé par Swami qui disait : « Anil Kumar doit se rendre immédiatement à l’Auditorium ». « Pourquoi ? pensais-je. Il n’y a aucune raison de m’appeler aussi soudainement. D’abord, comment me connait-Il ? Baba, comment me connais-Tu ? Et puis, s’agit-il bien cet Anil Kumar ou de quelqu’un d’autre ? »
Donc je m’y rendis et la personne de service volontaire me dit de m’assoir au premier rang. Swami arriva. Il regarda tout le monde, excepté moi ! « Ah, je vois. D’accord ! C’est comme d’habitude, depuis huit ans ! Ok. » Voilà ce qu’était mon état d’esprit à cc moment-là. Alors je me rendis chez Kasturi pour y chercher quelque éclaircissement. « Monsieur, est-il vrai que j’ai été convoqué ? »
- « Oui » dit-il.
- « Comment se fait-il que Bhâgavan ne m’ait pas regardé ?
- « Je ne sais pas »
Il bluffait, ou bien je ne comprenais rien, ou encore mon destin devait être comme cela.
INSTITUT SUPERIEUR D’ANANTAPUR
Parfois je me disais, dans un accès de découragement : « Allons, cela ne fait rien ! » Je revenais du séminaire sur le Ramayana, auquel j’avais participé à Hindupur, tout près de ce district. Après la session d’Hindupur, je désirais le darshan de Bhâgavan et je partis donc pour Puttaparthi. Tout à coup, alors que j’étais dans le bus, je vis la voiture de Swami aller dans la direction opposée. Le chauffeur me dit : « Monsieur, Swami part pout Anantapur ».
Je pensai : « Jusqu’à maintenant, Tu m’avais évité, mais à présent Tu évites aussi Puttaparthi. Suis-je à ce point important, pour te faire déplacer et changer de lieu ? Très bien, je vois ». Puis je pensais encore : « Je dois me rendre à Anatapur, moi aussi ! ».
Je sortis du bus et pris un autre bus. Je demandai au chauffeur d’arrêter le bus près de la porte du Collège d’Anantapur. Je n’avais aucune idée des Institutions de Swami, ni de la discipline de Swami. Je n’en avais vraiment aucune idée !
Je descendis en ce lieu et le gardien me demanda : « Qui êtes-vous ? » Que pouvais-je répondre? Je n’avais pas de réponse et dis simplement : « Je veux voir Baba ». Il dit : » C’est impossible ! »
- « Pourquoi ? »
- « C’est un collège de filles »
- « Ah, et alors ? Je ne suis pas venu ici pour regarder les filles, je suis venu pour voir Swami ! Ainsi il y a des filles ici ! Ca ne fait rien. Je veux voir Swami ! J’enseigne au collège chrétien, dans lequel nous avons deux cent filles, il ne m’est pas necessaire de venir jusqu’ici pour les voir, je peux le faire là-bas. Pourquoi ne puis-je pas entrer ? » Ce qu’il me dit me fit conclure que le collège de filles d’Anantapur n’aurait même pas permis à un moustique mâle d’entrer. Laisser entrer un homme seul !Voilâ ce que j’en concluais.
Ensuite le gardien me dit que son coeur fondait en voyant mon visage pitoyable. Peut-être était-il compatissant. Il me dit : « Posez vos bagages ici et restez sur place. Si vous bougez d’un millimètre, je vous jette dehors. »
Je restais à l’endroit indiqué. Entre-temps, Bhâgavan avait rassemblé le corps de son Gouvernement au campus d’Anantapur. Les membres du corps gouvernemental s’avéraient être V.K Gokak, Mr Craxi (un dévôt italien bien connu), Dr Bhagavantham, et S Naidu – des personnalités importantes en ces jours-là , de grands érudits.
"ANIL KUMAR, VIENS ICI!"
Swami arriva avec tous ces gens et se dirigea vers la salle a manger. Il se tenait debout sous la véranda et Il appela : « Anil Kumar, viens ici ! » C’était la premiere fois et après huit longues années. Alors je pensai : « Ce doit être le nom du portier, pas le mien ! » Je demandai à l’homme qui se trouvait à côté de moi : «Vous appelez-vous Anil Kumar ? »-« Ah non, Monsieur ! Je ne suis pas Anil Kumar » A ce moment là, je ne voulus pas prendre de risque et je restai tranquille.
Alors Swami appela encore : « Eh ! Professeur ! Viens ici! Viens ici, Anil Kumar ! » Il n’y avait persone d’autre à ma place et le gardien n’était certainement pas professeur, c’était évident ! Swami me désignait vraiment. Donc, je précipitai auprès de Lui.
Bhâgavan me presenta à tout le monde. « Il est professeur au Collège Chrétien. La nuit dernière, il a donné une conférence à Hindupur et beaucoup de gens y ont participé. Son exposé a été très bien reçu par tout le monde, hommes, femmes et enfants » Puis, Il parla en détails de mon allocution.
Je pensais « Swami, que T’est-il arrivé pendant ces huit ans ? Puisque Tu peux répéter mot à mot tous les points importants de mon exposé, pourquoi ne m’as-Tu pas regardé plus tôt ? » Je n’arrivais pas à supporter le sentiment que j’éprouvais à ce moment. C’était si dur ! Il materialisa aussitôt de la vibhuthi, me la donna et dit : « Donne-la à ton épouse. Elle ira bien. C’est elle qui t’a amené ici".
LOGEMENT A L’INTERIEUR
Ensuite, Il me dit : « Viens et prends part aux célébrations de Dasara ». Je n’avais pas l’intention d’assister à Dasara, n’étant pas sûr de trouver un logement et je ne sus pas quoi répondre. Alors je dis simplement : « Dasara, Swami ? » - « Oui, Dasara » répondit-Il.
Donc, j’assistai au festival de Dasara. J’avais pris une chambre hors de l’ashram, car je n’avais pas pu avoir de logement à l’intérieur. A cette époque, les chambres du dehors n’avaient ni porte ni fenêtre. C’étaient des portes pliantes, remplaçables. Tout était comme dans un site universitaire en plein air. En plein air, voilà ! Ah, je vois ! Il fallait dormir en s’adaptant à la berceuse des moustiques. De plus, il n’y avait pas de ventilateur. Alors, à 4 h30 du matin, pour 25 paisas, les hôtes apportaient de l’eau chaude. C’était le tarif et d’une certaine manière, je l’acceptais ainsi.
Après trois jours, Bhâgavan s’approcha de moi et demanda : « Où loges-tu ? »
- « Je loge dehors, Swami. »
- « Pourquoi ? Reste à l’intérieur de l’ashram ! »
- « Où à l’intérieur, Swami ? Qui va me donner un logement ? Où, Swami ? »
- « A l’interieur, tu ne Me comprend pas ? » A l’interieur ? Dans le Mandir ou quoi ? Je ne comprenais pas.
Alors je dis : « Swami, j’ai payé d’avance au propriétaire de la chambre » (Rires)
- « Non, non, non ! Vas voir cet homme et demande)lui de te restituer ton argent. Il te le donnera! Ne t’inquiète pas ! Dis-lui Mon nom, cela suffit » dit Baba.
Je ne savais rien au sujet de tout cela ; alors je dis « Oh, Swami, il va me rendre l’argent ? En ce Kali Yuga, qui restitue de l’argent ? » (Rires)
- « Non, non, non ! Ils vont te le rendre. Va et dis-le leur, » insista-t-Il.
- « Ah, Swami, Vous avez dit ‘à l’intérieur.’ Où à l’intérieur? »
Alors Swami appela Kutumba Rao, qui était présent à cet instant et dit : « Kutumba Rao, donne-lui un logement immédiatement. Je te demande de lui donner un logement totalement gratuit chaque fois qu’il vient, quel que soit le moment. » (Applaudissements). Depuis lors, je n’ai jamais payé pour mon logement. C’était un accord permanent entre le Divin et moi. (Rires) Et j’adore cela !
FAIS UN DISCOURS !
Un jour, lors de Durgastami, Swami m’appela et me dit : « Fais un discours. »
Je vois. « Quand ?» Il m’en parla le matin. Comme je venais de me lever, Il me dit « Non, non, pas maintenant ! ». (Rires)
Oh, très bien ! Dans l’après-midi, j’y allai et me tins prêt . Deux étudiants de Swami parlèrent avant moi et ensuite je fis mon discours. D’une certaine manière, j’éprouvais de la satisfaction.
Le lendemain matin, Swami s’approcha et me dit : « C’était un beau discours, tout le monde l’a apprécié. Je te donerai une autre opportunité pour Vijayadasami. Cette fois, tu parleras en Telugu, » dit-Il.
« Oui Swami, par Votre grâce. »
Le jour de Vijyadasami, Swami me demanda encore de parler en Telugu. Cela se passa également bien et Swami dit à tout le monde : « Cet homme a étudié la littérature de Swami et il peut parler couramment en Anglais comme en Telugu. » Il continua à leur parler de moi.
Je pensais : « Swami, pourquoi ne me parles-Tu pas directement ? (Rires) Quand je suis ici, je ne suis pas heureux. Ne me sentirais-je pas plus heureux si Tu me parlais ? Qu’est-ce que cette « Romance » ? Il doit bien y avoir une fin à tout cela ! » Mais Il continuait à leur parler de moi. Pendant ce temps, Il ne me lançait pas un seul regard. Vous voyez la romance ? C’est ainsi que cela se passait ! « Très bien » pensais-je. C’est la façon de procéder de ce Dieu ! Nous n’avons qu’à nous plier aux circonstances, concilier les faits et nous y adapter. Il ne veut pas s’accorder à ma requête ! Très bien ! Merci !
Le matin suivant, j’étais sur le point de quitter cet endroit. Soudain, quelques hommes me dirent : « Non, non, non, vous devez informer Swami avant de partir. »
Informer Swami avant de partir ? Non, non ! C’est impossible, car je risque de perdre mon travail. Pendant les huit ans passés, je ne L’ai jamais informé de mes départs. Il ne m’a jamais regardé. Je n’ai aucun ‘bagage’ ; s’il vous plait, laissez-moi partir. »
- « Non, non, vous devez informer Swami », dit un homme.
- « Bon, mais où vais-je L’informer, où ? »
- « Asseyez-vous sous la véranda. » La véranda ! Ce paradis ? C’est impensable ! (Rires) Pas en cette vie, non, non, non ! Où ? Sur le passage, avec vous ? C’est totalement impossible ! De plus, les volontaires de Delhi sont en charge de l’ordre (les gens de Delhi, vous le savez, ont des corps bien bâtis - ils mangent du froment et des choses semblables. Ils ne ressemblent pas aux habitants du Sud, qui mangent du sambhar et du riz. Non ! Les gens du Nord sont forts grâce au froment - ils ont des corps bien bâtis )Qui me permettra d’aller m’asseoir là bas ? Que dois-je faire ? Ils vous mettent les bras en travers, comme ça, pour vous barrer le chemin ( Anil Kumar demontre en placant ses bras en travers de sa poitrine). Que pouvais-je faire ? Alors, je me mis à courir ! Zip ! (Rires) Je courus jusque là et m’assis sous la veranda. Les sevadals ne pouvaient pas me sortir à présent, car j’étais dans une zone protégée. (Rires) C’est une zone divine, protégée et personne ne peut y venir !
TU ES UN PUNDIT
Lorsque Swami arriva, Il m’appela dans la pièce des interviews et me donna une enveloppe. Je ne savais pas ce qu’elle contenait. Alors Il dit : « Achète-toi un nouveau vêtement pour l’Anniversaire.»
- « Swami, mon anniversaire est le 25 octobre ! »
- « Pas pour ton anniversaire (Rires), pour le Mien ! »
- «Swami, pourquoi dois-je porter un vêtement neuf pour Votre anniversaire ? (Rires) Pourquoi ? »
- « Chi,chi,chi ! Tu ne comprends rien ! »
- « D’accord, très bien ! »
- « Dans cette enveloppe, il y a assez d’argent pour deux vêtements. Un pour ton anniversaire et un pour le Mien (Rires). L’argent est là. C’est assez pour les retouches ; es-tu satisfait ? »
Oh, je vois, je comprends maintenant ! Ainsi, je partis.
Durant le Dasara de l’année suivante, Swami me demanda encore de parler. A la fin de l’exposé, Il m’appela à l’étage supérieur du Mandir(où Swami résidait alors). En haut ! A cette époque, il y avait un escalier en spirale ; aussi je gravis les marches et attendis Swami. Soudain, Il m’appela et me donna un dhoti (longue pièce de tissu que portent les hommes autour des hanches) en soie comme en portent les pundits. Je ne porte pas de dhoti ni aucun vêtement de ce type.
- « Swami, un dhoti en soie ? Pourquoi à moi ? Non, non, non, c’est le vêtement des pundits. »
- « Depuis que tu es un pundit, Je veux t’honorer ! »
- « Depuis quand, Swami ? » ( Rires)
- « Depuis que tu as fait un discours, à présent tu es un pundit. »
- « Oh, je vois Swami ! » Ensuite Il me donna une écharpe. « Une écharpe, Swami, pourquoi cela ? Non, non, non, les écharpes sont réservées aux érudits. »
- « Tu ne comprends vraiment rien ! »
Ensuite, Swami me donna encore un complet safari. « C’est un vêtement pour une occasion spéciale » dit-Il et Il m’en donna l’explication.
PROPAGER LE MESSAGE DE SAI
Là, mes amis, avec une immense satisfaction et gratitude, et tous mes remerciements, je vous dis ceci : Il posa Ses deux mains sur ma tête et dit : « Circule dans tout l’Etat de l’Andhra Pradesh et propage le message de Saï – parle aux fidèles » Telle fut la bénédiction que je reçus. (Applaudissement)
Depuis lors, je n’ai plus passé aucun dimanche, jour de fête ou vacances à la maison. J’ai visité un millier de centres Saï à travers tout l’Andhra Pradesh. J’ai dû visiter chaque centre en moyenne au moins trois fois, sur une période de vingt ans. J‘ai parcouru tout l’Etat. Pendant ce temps, je n’ai jamais pourvu aux besoins de la famille ni pris soin des enfants. Je n’ai pas pu y assumer ma part de travail, car j’étais le « Ministre des Affaires Etrangères de Saï ».C’est tout ! (Applaudissements)
Je suis extrêmement reconnaissant envers Bhagavan ; Il m’a donné suffisamment de force et beaucoup de courage à ma femme, qui s’est occupée des enfants et a servi mes parents et grand-parents. L’honneur de la réussite de cette famille revient totalement, entierement, purement, pleinement et religieusement à mon épouse. De la tribune, j’acclamais la représentation, alors que les affaires de la maison lui revenaient.
Laissez-moi vous confesser honnêtement ce qu’a été ma vie depuis lors. Swami m’a donné plusieurs fois l’opportunité de parler dans le Poonachandra Auditorium, chaque année, voire même deux ou trois fois par an.
En 1989, Swami me fit soudain envoyer le message selon lequel je devais me rendre à Bangalore, au Collège de Whitefield, pour y exercer la charge de directeur. Je suis resté à Bangalore, en tant que directeur du Collège de Whitefield, pour une période de six ans. Ensuite, pendant la célébration de l’Anniversaire de Ses 70 ans, en 1995, Bhâgavan me transfera à Prashanti Nilayam. Depuis je n’ai plus bougé d’ici. Je suis très reconnaissant envers Bhâgavan pour toutes les experiences qu’Il m’a offertes et qui continuent encore et encore à me combler.
En bref, c’est ainsi que je vins à Bhâgavan. Avant que je ne passe à la deuxieme partie de ce satsang, je voudrais encore vous remercier pour votre patiente attention. Je remercie Bhâgavan de m’avoir amené à Ses Pieds de Lotus. Aujourd’hui, ma seule prière est que, lorsque je quitterai ce corps, je puisse le quitter en parlant comme ceci, et non pas allongé dans mon lit, non ! (Applaudissements). Je veux quitter ce corps en parlant aux gens, en partageant avec eux la joie des Messages de Saï, c’est tout. C’est mon unique prière, rien de plus !
Je prie Bhagavan pour qu’Il me bénisse. Je prie pour qu’Il nous bénisse tous, de manière à avoir encore de nombreuses occasions de transmettre Son Message divin, de parler de Sa Mission et de Ses Miracles à tout le monde, dans les années à venir. (Applaudissements)
PAS DE QUESTIONS PERSONNELLES
Je ne briserai pas ma promesse de répondre aux questions que j’ai reçues, aux questions qui m’ont été envoyées. Il a ete formellement demandé à nos amis de ne pas poser de questions personnelles. Les questions d’intérêt général, les questions d’intérêt commun, en somme les questions qui nous aident à grandir spirituellemnt, sont les bienvenues, mais pas de questions personnelles. J’ai reçu quelques questions personnelles du type : « Nous voulons nous rendre au Canada. Est-ce que Swami nous l’autorise ou pas ? Pourriez vous le demander à Bhâgavan ? »(Rires) Personne ne peut poser ces questions pour vous à Swami. Puis quelqu’un me dit : « Nous voulons nous installer en Australie, mais ma femme dit « non ». Mon fils dit « oui ». Qu’est ce que Swami veut que je fasse ? Pouvez-vous le demander à Bhâgavan (Rires) Nous n’avons pas besoin d’aller trouver Bhâgavan pour ces choses là ! Vous devez tous appréhender et régler le problême entre vous-même et Swami.
Je vous demande encore une fois de ne pas poser de questions personnelles. Je n’ai pas de solutions à offrir pour vos problèmes personnels. (Rires) Comment pourrais-je donner solutionner vos problèmes ? C’est impossible !
Ici, tout le monde a un tas de problèmes. Qui suis-je pour vous offrir la solution ? Je ne suis pas assez compétent pour cela et je ne prendrais pas le risque d’apporter ces problèmes à la connaissance de Swami. Ca, ce sera l’ultime et dernier jour ! Mais je ne le veux pas maintenant. (Rires) Cooperez gentiment avec moi et ne posez pas de telles questions. Pas de quesrtions personnelles !
EST-CE QUE BABA ET JESUS SONT IDENTIQUES ?
Voici une question : « Je suis un disciple de Jésus Christ. Est-ce que Baba et Jésus sont les mêmes ? Ou cette forme-ci représente-telle le concept chrétien de la Trinité ?
La réponse est simple. Bhagavan dit : « Tous les noms sont miens. Toutes les formes sont miennes. Je réponds à toutes vos prières offertes à n’importe quel nom divin, à n’importe quelle forme divine. Je répondrais à vos prières –énoncez vos prières à l’aspect divin de votre choix. Elles arriveront toutes à Moi. Vous pouvez prier Râma, Krishna, Jésus ou Allah – Toutes ces prières M’atteindront »
« Comment Swami ? Quand j’invoque Râma, comment cela peut-il Vous atteindre ? »
Swami donna un exemple : « Tu écris une lettre à quelqu’un en Angleterre ou aux USA ou à Delhi ou Hyderabad. Lorsque tu mets la lettre dans la boite postale, elle arrivera à l’adresse indiquée. D’une façon similaire, toutes les prières parviennent jusqu’à Moi. Ne t’inquiète pas, Je suis en toutes les formes. Toutes les formes sont Miennes, ! » dit Bhagavan. Jésus ne fait pas exception.
Je vais vous donner un exemple. Un médecin de Rome vint ici comme participant et délégué pour la Conference Internationnale de Cardiologie, qui se tenait à Prashanti Nilayam. Le catholicisme est très rigide, très strict. Cet homme récitait quotidiennement sa prière à Jésus et lisait les écritures. Il reçut un logement dans un immeuble des North Buildings. Un jour, après diner, tandis qu’il lisait les écritures et méditait sur Jésus Christ, tout à coup, il sentit une main posée sur son epaule. Il regarda derrière lui et vit Bhâgavan Sri Satya Sai Baba.
Alors, il déclara : « Baba et le Christ sont un seul et même Etre. Je le déclare au prix de ma réputation, au prix de ma foi catholique. Mes parents et amis peuvent me tourner le dos, mais je soutiens que Baba et le Christ sont un seul et même Etre. »
Baba est le Christ cosmique. Bâgavan est Sarva Devata Swarupa. Il represente toutes les Déités, tous les Dieux - C’est la réponse que je vous donne.
POURQUOI DOIS-JE SOUFFRIR MAINTENANT DE MON PRECEDENT KARMA ?
J’ai reçu une autre question : « Il est dit que, en raison de notre karma des vies precedentes, on doit souffrir en cette incarnation présente. A mon humble avis, pour accepter de souffrir on devrait au moins savoir ce que l’on a fait. Pourquoi ne souffrons-nous pas dans la vie présente à cause du karma actuel, plutôt que le repousser à la prochaine vie ? » Très bien !
« Pourquoi dois-je assumer actuellement mon karma d’une incarnation précédente ? »
Que dit Bhâgavan ? Mes amis, ces réponses sont tirées uniquement de la littérature Saï. Elles ne sont pas le fruit de mon imagination, car j’en serais incapable. Je suis soutenu par la littérature Saï. Si je suis à court de réponses, pardonnez-moi. Non, je ne bluffe pas !
Que dit Swami au sujet du Karma ? Il dit : « Certaines actions engendrent des résultats immédiats. » Supposons qu’il y ait une entaille ici (Anil Kumar montre son doigt.) Lorsque vous taillez votre crayon et que la lame coupe votre peau par erreur, que se passe-t-il ? Votre doigt saigne immédiatement. C’est la réaction, le résultat de l’action à ici et maintenant !
Vous buvez du lait et vous ne sentez plus votre faim, du moins pour une heure. Lorsque vous prenez une nourriture solide, vous n’avez plus faim pendant quatre heures. Ainsi, certaines actions provoquent des résultats immédiats, alors que d’autres demandent une heure ou même quatre heures avant d’en voir l’effet.
Si vous plantez un noyau aujourd’hui, vous pourrez avoir des mangues l’année prochaine. Pourquoi l’année prochaine ? Pour que le noyau de mangue germe, que l’arbre grandisse et porte des fruits, il faut un certain temps. De la même façon, certaines actions engendrent des résultats immédiats. Certaines autres donnent des résultats plus lentement. C’est de cette façon que l’on doit comprendre le Karma.
QU’EST-CE QUE LA MAUVAISE COMPAGNIE ?
On m’a posé cette autre question : « Quel genre de compagnie devrions-nous avoir ? Qu’est-ce que la bonne compagnie ? Qu’est-ce que la mauvaise compagnie ? Que se passe-t-il si je me trompe ? » C’est vrai, cela nous arrive souvent !
Ces fidèles veulent une clarification.
Qu’est-ce que la « bonne et la mauvaise compagnie » ? C’est une question très précise. Pour les fidèles de Saï, soyons clair dans la réponse. Qu’est-ce que la « bonne compagnie » ? La bonne compagnie est celle du genre qui nous maintient aux Pieds de Lotus de Bhâgavan. La bonne compagnie est celle qui renforce notre foi. La bonne compagnie est celle qui nous encourage à servir. C’est celle qui nous rapproche de Sa mission. La bonne compagnie est celle qui nous aide a résister aux heurts et cahots de la vie. La bonne compagnie est celle qui nous aide à ne pas avoir trop d’attachement à l’argent et à la famille. C’est cela que l’on appelle bonne compagnie.
En revanche, la compagnie de ceux qui veulent vous faire fuir d’ici, qui veulent vous faire perdre votre foi, qui vous font aller vers n’importe qui, n’importe ou, n’importe quand et pour n’importe quelle raison, la compagnie de ceux qui vous rendent dépressifs et frustrés, de ceux qui cherchent à vous convertir à l’athéisme, à la non-croyance, cette compagnie là est horrible, terrible, mauvaise compagnie.
Etant en bonne compagnie, nous trouvons le satsang qui signifie « compagnie des bonnes personnes ».
Bhâgavan a donné quelques exemples. Le sable en compagnie de l’air s’élève, mais en compagnie de l’eau, il descend. D’une façon similaire, fréquentant de nobles personnes, nous nous élevons dans la vie. Notre chemin est noble. En mauvaise compagnie, nos pensées deviennent négatives. Cela est la mauvaise compagnie. Prenez garde aux mauvaises fréquentations. Baba a dit : « Fuyez la mauvaise compagnie. »
Restez en compagnie des sages.
Fuyez les malveillants.
Sachez discerner entre ce qui est temporaire et ce qui est permanent.
Accomplissez des actes méritoires jour et nuit
Ce sont les directives de Bhâgavan. Ce sont Ses enseignements. Les personnes qui nous aident à suivre cette direction constituent la bonne compagnie.
LA VOIX INTERIEURE
Nous avons une autre question : « Comment une personne peut-elle savoir si la voix intérieure est Dieu ? » Très bonne question ! Comment reconnaît-on la « voix intérieure »?
Premier point, la voix intérieure est indépendante ; alors que la voix du psychisme, le reflet du psychisme, signifiant les préférences et les choix, les goûts et les aversions du mental, n’est jamais independante.
Voici un simple exemple : « Je veux aller au cinéma pour voir un film. » Cela, c’est la voix du mental.
« Ne vas pas voir le film. » Cela est la voix intérieure. Suis-je clair ?
Supposez que je veuille une bouteille de Whisky. C’est encore la voix de mon mental.
« Si tu bois, ne te rends pas à Puttaparthi » me dit la voix intérieure. (Rires)
« J’ai envie d’aller passer un week-end sur la plage de Miami, pourquoi pas ! Dans un hôtel de vacances, nous allons nous amuser » C’est le mental qui parle.
« Ne va pas là-bas ! Va au Centre Saï. » Ceci est la voix intérieure.
La voix intérieure (ou de la conscience) n’est pas ambiguë, elle ne laisse aucun doute. Elle est directe. Elle n’a rien à voir avec vos préférences, vos goûts ou vos choix. Elle est toujours immédiate. Elle ne laisse aucune alternative comme « Fais ceci ou cela. ». « Dois-je me rendre à cet endroit-ci ou à celui-la ? »- « Non, non ! Arrête-toi et reste-la, c’est tout. »
Ainsi, la voix intérieure est très claire. Elle n’offre aucun choix. La voix intérieure est instructive, affirmative, elle n’est pas ambiguë, elle est indépendante. La voix intérieure vient du centre de l’Amour, elle se base sur la Vérité, elle est dirigée par la Paix, elle est non-violente. La voix interieure repose sur toutes ces valeurs, elle est divine, spirituelle ; elle est la conscience, rien de moins que cela. Voilà la réponse.
Comment une personne sait-elle ce qu’est le dharma ? Qu’est-ce que le dharma ? Pour citer Bhâgavan :
Regarde le bien. Ne regarde pas ce qui est mauvais.
Ecoute le bien. N’écoute pas le mal.
Ne fais pas le mal. Fais ce qui est bien.
Ne pense pas au mal. Pense à ce qui est bien.
Le dharma est cela. C’est le chemin qui mène vers Dieu. Ainsi, l’action juste est service ; elle est desintéressée, sainte et divine. Le dharma devrait être notre but.
Voilà la réponse à la question.
POURQUOI UNE PERSONNE NAIT-ELLE
ENCORE ET ENCORE ?
Voici une autre question : « Pourquoi une personne meurt-elle et renaît-elle continuellement ? » Pourquoi ce cycle des naissances et des morts ?
La réponse est simple. Dans la littérature Saï, on en trouve une explication très claire. Individuellement, il nous est impossible de répondre. Nous naissons encore et encore. Pourquoi ? Nous sommes incapables de sortir du cycle de la vie et de la mort, pour quelle raison ? Pourquoi la naissance ? Pourquoi la mort ?
Naissance et mort sont dues aux pensées ou sankalpa.
Les pensées et indécisions sont responsables de nos naissances et renaissances. Lorsque nous sommes sans pensées, lorsque le mental se retire et que l’ego a totalement disparu, lorsqu’il n’y a pas de processus de penser et que nous sommes tournés vers l’intérieur, expérimentant l’âme, l’Esprit, la conscience, nous ne renaissons plus.
Comme nous n’entrons pas dans la conscience pure, nous sommes attachés à nos pensées. Nous sommes attachés à notre ego. Par conséquent, nous naissons encore et encore. Je pense être clair.
L’autre point est que, franchement parlant, il n’existe ni naissance ni mort. Il n’y a pas de naissance ; il n’y a pas de mort. Le corps seul naît et meurt, mais le ‘Je’ est toujours présent.
Un simple exemple : j’enlève l’ampoule électrique que voici. Cela veut-il dire qu’il n’y a plus de courant ?
Le courant est toujours présent, mais l’ampoule permettait au courant de répandre de la lumiere. Même si l’ampoule est retirée, il y a toujours du courant !
De la même façon, vous et moi existons comme le courant électrique. Notre corps est l’ampoule. Que le corps soit présent ou non, le courant persiste. Ainsi, il n’y a ni naissance ni mort. Il s’agit simplement de changer de robe, de chemise de nuit, de tenue de soirée, de maillot de bain, ou de tenue de golf, c’est tout , Sommes-nous d’accord ? Par conséquent, nous changeons notre vêtement, mais le ‘Je’ reste le même. Véritablement, il n’y a pas de naissance et pas de mort, d’aucune manière.
EXEMPLES DE REACTION, REFLET ET ECHO
Mes amis, je suis enchant2 de recevoiR ces questions. Voici la dernière pour aujourd’hui. « Pouvez-vous nous donner quelques exemples de réaction, reflet et écho ? »
Nous avons de nombreux exemples. Se placer devant un miroir : on y voit son reflet.
Si je me place devant le mirroir, je vois mon propre reflet, ma propre image.
Mais il y a une philosophie derrière ceci. Dieu est la substance ; la nature est le miroir. L’individu est le reflet dans le miroir. C’est un exemple de reflet.
En second lieu, nous avons la réaction : grâce aux bonnes pensées, à un mental positif, nous obtenons des effets positifs. Swami nous disait l’autre jour : « Si vous aimez tout le monde, Dieu vous aimera. Si vous servez tout le monde, vous serez servis. Voyez la réaction ! Si vous haïssez tout le monde, le monde vous haïra. Si vous aimez tout le monde, le monde vous aimera. » Voilà la réaction. Telle action , telle réaction.
Ensuite vient l’écho : si je suis ici et je crie, « Saï, Saï » j’obtiens le même son, « Sai, Sai. »
C’est ce que Baba dit dans un poème : Si vous dites « oui », Baba répondra « oui ». Si vous dites « non », la réponse sera « non ». Les « oui et « non » vous appartiennent ; mais pour Saï, c’est toujours « oui, oui, oui ! »
- « Swami, je veux mourir maintenant. » - « Oui, oui, oui ! » (Rires)
- « Swami, ma jambe est fracturée. » - « Bien ! oui, oui, oui ! »
- « Je veux me marier. » - « Oui, oui, oui ! »
- « Je ne veux pas me marier. » - « Oui, oui, oui ! » (Rires) Ceci est l’écho.
Voilà donc quelques exemples de réaction, reflet et écho.
Merci beaucoup d’être venus ce matin !
Puisse Bhagavan être avec vous pour toujours !
Merci !
(Applaudissement)
Jai Bolo Bhagavan Sri Sathya Sai Baba Ji Ki Jai !
Om Asato Mâ Sad Gamaya
Tamaso Mâ Jyotir Gamaya
Mrityor Mâ Amritam Gamaya
Om Loka Samasta Sukhino Bhavantu
Loka Samasta Sukhino Bhavantu
Loka Samasta Sukhino Bhavantu