18 Mars 2001

 

PRINCIPAUX POINTS DE LA CAUSERIE

 

 

Swami, le Maître de la Technologie Divine

 

OM… OM… OM…

 

Sai Ram,

 

Salutations aux Pieds de Lotus de Bhagavan,

 

Chers Frères et Sœurs !

 

Permettez-moi de partager avec vous ce qui s’est passé ce matin (rires). Oui, je crois pouvoir vous communiquer ces nouvelles toutes fraîches, toutes fraîches. Ce n’est pas impossible. Même le “Washington Post” ou la “BBC” ou même le “Life Magazine” ne peuvent livrer leurs nouvelles aussi rapidement que je le peux ! Je crois même (rires) être peut-être plus rapide que le media électronique Internet !

 

Bhagavan connaît tout.

 

Qu’a dit Bhagavan ce matin ? Le dimanche est spécial pour certaines raisons. Depuis que le nouvel hôpital, l’Hôpital Super Spécialisé, a été construit à Bangalore, les docteurs, le staff paramédical et les techniciens ont commencé à visiter Prasanthi Nilayam chaque dimanche. Il est essentiel pour eux de venir ici. En d’autres mots, le dimanche est devenu la “journée de l’hôpital”. (rires). C’est ce que dit Bhagavan par rapport à cela.

 

Qu’a-t-Il dit ce matin ?

 

“Nous savons que 3000 patients ont déjà été examinés jusqu’à ce jour et que 580 patients ont subi une opération. Beaucoup de “pontages” ont été couronnés de succès, dont un grand nombre furent pratiqués sur de jeunes enfants.”

 

Les garçons nous ont apporté cette information. L’omniscient Bhagavan, bien qu’Il sache, est heureux lorsque nous savons nous aussi. Il sait mais Il souhaite que nous sachions aussi. Lorsque les étudiants parlent de tout cela, Il est tout à fait heureux. Il est très difficile de se taire quand on sait quelque chose. Si je ne sais pas quelque chose, j’écoute avec grande attention lorsque vous me la dites parce que vous m’en informez. Mais, en ce qui concerne Bhagavan, il n’en est pas ainsi. Vous ne Lui fournissez pas une nouvelle information. Vous Lui dites seulement ce qu’Il sait déjà. La connaissance est vôtre, tandis que Lui, Il est la Source de toute connaissance.

 

Toute l’information que nous transmettons, toutes les statistiques, les dates et les détails que nous partageons avec Lui, Il les connaît déjà. Tout cela est provoqué par Lui, dirigé par Lui, traité par Lui, corrigé par Lui, réglé par Lui, produit par Lui et voulu par Lui. Nous ne sommes nulle part et il en résulte que lorsque nous nous commençons à parler, Il nous coupe au milieu de la phrase et prend la parole. C’est ce qui arrive. Il vous demandera, “Qu’est-il arrivé ?” Vous commencerez à répondre et Il dira, “Non, non, arrête.” Ensuite,  c’est Lui qui parlera.

 

“Pourquoi me le demandes-Tu ? Tu peux tout aussi bien le dire ! Pourquoi m’interromps-Tu et pourquoi en parles-Tu ?” Voilà les questions qui nous viennent à l’esprit quand nous sommes un débutant, un novice, un investigateur, un chercheur. Mais si nous analysons quelque peu, nous trouverons la réponse.

 

Celle-ci est simple : “Hé toi, ne pense pas savoir cela ! Penses-tu Me dire quelque chose que Je ne sais déjà ? Allons, dis-Moi ce que tu sais et Je te dirai bien plus que tu ne sais ! Ce que tu ne sais pas, Je te le dirai aussi !” Ainsi, c’est une question de dialogue entre l’humain et le Divin.

 

Il est tout à fait évident que la connaissance humaine n’est qu’une demi-connaissance, tandis que la connaissance divine est totale sait. Le Divin est complet et absolu tandis que l’humain est partiel et ne sait qu’à moitié.

 

Voici ce qui s’est passé. Bhagavan demanda à un jeune homme,

 

“Qu’est-ce qu’un cœur-poumon artificiel ?”

 

Alors cet homme qui a de l’expérience et qui est ici depuis l’ouverture de cet hôpital, qui est un homme très doué, ayant obtenu des médailles d’or au cours de sa carrière d’étudiant, se mit à expliquer. Il parla. “Stop !” Ah, et maintenant ?

 

C’est une sorte d’expérience pour chacun de savoir que Bhagavan connaît tout, qu’Il sait tout, qu’Il est omniscient, omniprésent et omnipotent. C’est la raison pour laquelle, Il commence à parler de façon très simple. Il corrige cet homme, “Je t’en parlerai !” Il dit aussi, “Je te dirai aussi ces choses que tu ne connais pas.”

 

Mes amis, chaque situation, chaque incident est non seulement une expérience mais aussi une expression de la Divinité. Chaque incident est loin d’être un simple incident mais plutôt une indication du Connaisseur Lui-même. Les choses ne sont pas seulement apprises, mais elles vous branchent directement sur le Connaisseur.

 

Bhagavan nous expliqua comment le cœur-poumon artificiel fonctionne et ensuite demanda à cet homme de parler à nouveau. L’homme dit quelque chose mais Bhagavan l’arrêta encore une fois et Se remit à parler.

 

Traduire pour Swami

 

Je souhaitais prendre le risque de traduire pour Swami afin que nous n’ayons pas à écouter deux discours en même temps. Mais j’ai pensé que c’était trop risqué, hautement risqué, “Hautement inflammable”, comme vous le voyez écrit sur les réservoirs à essence. Il est aussi écrit, “Verre – manœuvrer avec précaution”. Ainsi, il est indispensable que seule la personne à qui la question est posée réponde.

 

Je me suis aussi rappelé, “O mental, je t’en prie reste tranquille ! Peu importe si tu suis ou non. Peu importe ! Jusqu’à ce qu’on te le demande, ne fourre pas ton nez dans cette affaire. A moins que tu ne sois prêt à partir d’ici, ne cours pas le risque.” Je fis donc silence en moi, avec un gros effort ! Il me semble bien difficile de me taire, mais assez facile de faire taire les autres ! (rires).

 

Ce jeune homme, bien qu’il vienne du Nord de l’Inde, parle assez bien Telugu (du fait qu’il est resté longtemps ici). Bhagavan lui fit traduire Son message. Alors, j’ai pensé, “Swami, Tu peux faire faire quelque chose à quelqu’un à n’importe quel moment. Il n’est pas nécessaire que je traduise. Tu peux faire en sorte que n’importe qui traduise pour Toi.” Même si vous ne connaissez pas le Telugu, Il se charge de vous le faire connaître, comprendre et traduire ! Même si vous connaissez le Telugu vous pouvez ne pas réussir à Le suivre. Il se peut que vous ne soyez pas capables de Le comprendre. Vous voyez, je tire beaucoup de leçons de chaque situation et de chaque déception. Ainsi, ce matin, le jeune homme traduisit le message de Bhagavan

 

Swami parle des fonctions du corps

 

Swami parla de la manière dont le sang coule dans les artères. Tandis que le sang circule, en raison de l’accumulation du cholestérol sur les parois, les artères se rétrécissent et cela conduit à une crise cardiaque. Vu que le cholestérol s’accumule sur les parois, les vaisseaux sanguins se rétrécissent. C’est un peu comme la poussière et la rouille sur une tige en fer. Tout comme la tige en fer est couverte de poussière et de rouille, les vaisseaux sanguins, eux aussi deviennent poussiéreux et rouillés à cause du cholestérol. La circulation du sang en est ainsi affectée et cela mène à des problèmes cardiaques.

 

Il expliqua ceci tellement bien que même un petit du jardin d’enfants aurait pu comprendre. Ceci me révéla un message très important : Le plus grand professeur est celui qui peut transmettre les enseignements les plus élevés de façon à ce qu’ils soient compris par l’homme le plus simple. Même un profane sera capable de comprendre. Ces choses les plus compliquées ne peuvent être enseignées que par le Professeur des professeurs, le Jagadguru, le Maître du monde, ou le Sadguru, le véritable Maître, ou l’Enseignant de la Vérité, Bhagavan Sri Sathya Sai Baba.

 

Je ne pense pas que quelqu’un puisse expliquer les crises cardiaques aussi simplement que cela et dire de façon aussi simple, dans un style aussi aisé, comment un cœur-poumon artificiel et l’angioplastie fonctionnent. Certains mots me font peur, sans parler de la maladie ! L’hôpital, la situation, l’odeur, le nom des maladies et les termes techniques me rendent malade ! Aussi, je m’efforce de ne rien entendre. Mais quand Swami parle, je ne peux rien faire d’autre si ce n’est L’écouter.

 

 

Un garçon dont le cœur était du mauvais côté

 

Ainsi, Il parlait de tous les appareils. Merveilleux ! Ensuite, Bhagavan nous raconta ce qui est arrivé récemment dans notre hôpital, ici à Prasanthi Nilayam. Une opération très inhabituelle y fut pratiquée. Comme nous le savons tous, le cœur est logé du côté gauche de la poitrine. Mais chez un enfant de moins d’un an, il était logé du côté droit ! Bien sûr, je suis heureux que cet enfant ait un cœur, qu’il se trouve du côté gauche ou du côté droit. Dans le monde beaucoup de gens sont sans cœur ! (rires) Plutôt que d’être sans cœur, au moins c’est une bonne chose que cet enfant ait un cœur, qu’il soit à droite ou à gauche !

 

Ce cas fut amené à notre hôpital. Comment s’y prendre ? C’était une situation très difficile parce qu’il s’agissait de “transférer le bagage” de la porte 7 à la porte 8 , comme à l’aéroport de Détroit ou de New York. Il s’agissait simplement d’une question de transfert ! Mais le cœur n’est pas une valise et, de plus, il s’agissait d’un enfant de moins d’un an !

 

Swami Se mit alors à expliquer les divers raccordements. Il y avait la respiration artificielle, la pression sanguine et toutes sortes de machines et de fils sur le corps. Les parents ne purent pas s’occuper de l’enfant. Ils ne purent même pas regarder parce qu’ils voulaient voir cet enfant sans tous ces raccordements et ces fils. Ils ne pouvaient supporter cette souffrance.

 

Mais, comme l’a dit Bhagavan, le transfert du cœur du côté droit vers le côté gauche fut pratiqué avec le plus grand succès. Nos docteurs le firent très facilement et très bien. Quel exploit ! Ces docteurs ont un tel dévouement !

 

Après tout, bon nombre d’entre vous viennent d’Occident. Toutes ces choses peuvent ne pas vous sembler si extraordinaires. Elles peuvent ne pas vous sembler historiques. Pourtant, comme l’a dit Bhagavan ce matin, c’est l’esprit dans lequel nos docteurs travaillent dans les deux hôpitaux, l’Hôpital Général et l’Hôpital Super Spécialisé, qui est si spécial et exceptionnel. A l’instigation de Swami, le jeune garçon nous dit la même chose. Le traitement est excellent. Swami nous a expliqué comment les docteurs parlent aux patients et de quelle façon ils s’en occupent –  à quel point ils sont aimables, compatissants et compréhensifs.

 

Ainsi, plus que l’allopathie, plus que la naturopathie, plus que l’homeopathie, les Hôpitaux Sri Sathya Sai représentent la Compassion. C’est bien plus que “pathie”, ce qu’on éprouve. Les médecins dépendent plus de “Jagat-pati” du Seigneur de l’Univers que de l’allo-pathie !

 

Ces choses nous furent expliquées ce matin. Il est vraiment extraordinaire de voir comment le staff paramédical et les infirmières s’occupent de leurs patients. Plus tard, Swami nous a parlé d’un autre cas dont nos docteurs se sont occupés il y a quelques années. Je vous raconte les nouvelles les plus fraîches de ce matin. En fait, je me proposais de vous parler d’autres sujets philosophiques, mais je vois sur vos visages que vous êtes si désireux d’obtenir ces choses “ sortant directement de la cuisine”, toutes chaudes sorties du four, et je comprends votre impatience. Bien sûr, vous êtes avides de savoir.

 

Opération pratiquée sur un VIP

 

C’était au temps où un VIP, une “Very Important Person”, une personne très importante, fut opéré. Etant quelqu’un de très important, il avait de bonnes raisons de se plaindre et aussi une maladie très grave ! Etant un VIP, il ne pouvait avoir une maladie ordinaire. (rires) Il devait avoir une maladie VIP ! Bhagavan nous raconta,

 

“Il avait trois complications : une crise cardiaque, un problème pulmonaire et un cancer. Et plus tard, quand on ouvrit le corps, on découvrit aussi des pierres dans la vésicule biliaire – une quatrième maladie !”

 

Quand on ouvre les bagages, on découvre parfois des choses. C’est pour cette raison qu’il y a un comptoir d’Immigration, un détecteur de métaux et tout cela. (rires) Ainsi, quand la “valise” (du corps) fut ouverte, ils aperçurent des bagages excédentaires, des pierres dans la vésicule biliaire. Un tel homme vint ici, un très grand VIP.

 

Non seulement cela, il y avait une autre complication. Habituellement, notre sang coule à travers les vaisseaux sanguins, c’est le cas partout dans le monde depuis le début de la Création. Cependant, ce VIP était extraordinaire ! Pourquoi ! Parce que ce n’était pas du sang qui coulait dans ses veines mais de l’alcool ! (rires) En effet, il croyait en la Sadhana de type ‘liquide’. Pauvre homme ! Il avait bu suffisamment pour deux vies et tout son corps en était endommagé. 

 

A moins d’utiliser des pièces de rechange, à moins de reconstruire tout à fait cet homme, il semblait impossible de lui venir en aide. Beaucoup disaient, “il peut flancher sur la table d’opération”, c’était la première possibilité. La seconde était, “qu’une mort douce puisse le guérir pendant son séjour à l’hôpital” ; la troisième, “qu’il puisse mourir au cours de l’opération”, et la quatrième, “qu’en le traitant pour une maladie, une autre maladie le frappe, l’emmenant vers l’autre monde !”

 

Ainsi, de quoi devait-on l’opérer et que devait-on faire en premier lieu ? Devrait-on d’abord traiter le cancer, ou les poumons, le cœur et ensuite les pierres ? Quelle devrait être la priorité ? Nul n’osait approcher cet homme. Bhagavan dit,

 

“Venez, Je le ferai. Je serai là, à l’hôpital. Soignez-le. Vous ne devriez pas lui demander de s’en aller parce que Je serai là.”

 

C’est seulement ce matin que Swami nous a raconté ceci. J’aurais voulu pouvoir l’enregistrer afin de vous en fournir la preuve. Bien sûr, je suis certain qu’étant tous de bons et grands fidèles vous ne douterez jamais de mes déclarations. Un fidèle ne doute jamais. Puisque vous êtes de grands fidèles, vous ne douterez jamais d’un petit fidèle tel que moi !

 

Il en résulta que Swami demeura là et que l’opération prit environ 10 heures. 10 heures seulement et 6 pontages furent faits ! Habituellement, le record est de 4 à 5 heures. Cet homme a battu les records olympiques – 6 pontages, un record, et Swami demeura là pendant toute l’opération.

 

Ensuite, que firent-ils une fois l’opération commencée ? Bhagavan nous dit que tous les experts furent appelés dans l’amphithéâtre pour s’occuper de son propre secteur, pour réparer ce qui était en mauvais état chez ce patient. “Oh, tu es un spécialiste de la vésicule biliaire. Viens et occupe-toi des pierres” ou “Oh, tu es un spécialiste des poumons, occupe-toi des poumons.”

 

Chacun d’eux était occupé. Cela ressemblait à une plate forme où tout le monde est prêt pour attraper le vol, comme à l’aéroport de Hong Kong où les gens essaient d’obtenir un vol immédiatement pour éviter tous les moustiques qui y rodent. Ainsi, les docteurs s’occupaient de soigner les organes en mauvais état. Swami riait en nous racontant cette histoire.

 

Ensuite, que se passa-t-il ? L’opération fut un succès bien sûr et le patient n’était pas prêt de se remettre à boire ! (rires) Le troisième jour, son beau frère, l’ancien premier ministre de cet état vint. (permettez-moi de ne pas le nommer parce que le beau-frère pourrait obtenir une mauvaise renommée).

 

Il demanda à Swami, “L’opération fut-elle terminée hier ou avant-hier ?” Bhagavan dit, “Vas-y, va le voir !” Lorsqu’il s’y présenta, l’homme faisait une promenade matinale sous la véranda, (rires). Il aurait dû marcher sur la lune, mais il était là qui marchait sous la veranda de l’hôpital. C’est ce que Bhagavan nous a raconté avec ravissement.

 

 

Particularités des hôpitaux Sai

 

Vous devez l’avoir remarqué, hier après-midi, Bhagavan a rencontré le Directeur de l’Hôpital Super Spécialisé, le Docteur Safaia. Je suis plutôt un homme curieux et j’aime savoir les choses. Je dis, “Swami, bien qu’étant ici, je ne sais pas tout ce qui s’y passe. Je ne connais pas tous les aspects de la médecine parce que je suis un homme peureux. Puisque, par Ta Grâce, le docteur est disponible, puis-je lui poser quelques questions ?” Si le docteur se perd dans les détails, Swami rendra son explication plus simple pour moi. Puisque Swami est ici, je n’ai pas besoin d’avoir peur du docteur ! “LIC” (Life Insurance Corporation – Compagnie d’Assurance-Vie) – assurance garantie!

 

Hier, j’ai donc pu poser quelques questions au Docteur Safaia. Il vient de Delhi, de L’Institut des Sciences médicales, qui vaut pour l’Inde entière ; c’est l’un des plus prestigieux hôpitaux de ce pays. Je lui ai demandé, “Monsieur ! Vous venez de ce grand hôpital et vous êtes le directeur de l’hôpital de Puttaparthi. Je vous en prie , dites-moi, quelles différences trouvez-vous entre les deux  hôpitaux ?”

 

Le docteur Safaia répondit sur le champ,

 

“Je trouve un monde de différences. Pourquoi ? La différence réside dans la manière dont les docteurs soignent les patients, la manière dont le staff paramédical et les infirmières s’occupent des patients et la manière dont les patients se sentent eux-mêmes. Ici, les patients ne disent à personne : “Si je ne reviens pas, je vous prie de prendre mes biens” ou “Je suis très anxieux”, ou encore “Vous  pourriez ne pas me revoir”. On n’entend pas de telles paroles. Dans l’hôpital de Bhagavan, la réussite de l’opération, la longévité du patient  et sa santé sont garanties dès l’entrée !”

 

“Il est parfois très difficile de découvrir qui est le patient et qui est le médecin ! (rires)  Il est très difficile de le découvrir parce qu’ils sourient tous les deux. Il est très difficile de découvrir si le patient doit être opéré ou s’il l’a déjà été ! Il n’y a pas de tension, mais une aisance absolue, et les patients aussi sont heureux parce que Bhagavan est là, invisible. Le Divin, protecteur, toujours aimant, Présence toujours vivante, est là partout. Les patients ressentent Sa Présence et ils sont heureux.”

 

C’est ce qu’a dit le Docteur Safaia hier.

 

Ensuite, je dis, “Monsieur, quelles différences trouvez-vous entre les docteurs d’ici et les docteurs de là-bas, c’est-à-dire entre les docteurs de l’Hôpital Super Spécialisé et de l’Hôpital Général de Puttaparthy et ceux de l’Hôpital Super Spécialisé à Bangalore ? Quelle sorte de docteurs avez-vous dans les Hôpitaux Sai ?

 

Le Directeur répondit immédiatement, avec authenticité,

 

“Ils sont tous ici en raison de leur amour pour Swami et non pour le gain. Ils ne sont pas ici pour le confort, le plaisir ou l’influence. Leur amour pour Swami les fait venir et demeurer ici. Ils croient tous que cet esprit de service les rendra de plus en plus proches de Bhagavan. C’est ce service qui les rend plus proches de Bhagavan parce que, “Le service rendu à l’homme est le service rendu à Dieu.” Ils parlent si doucement et de manière réconfortante, ce qui rend les patients heureux. C’est spectaculaire !”

 

Il dit encore autre chose. Je ne sais pas combien d’entre vous le savent, moi-même je ne savais pas qu’une formation post-doctorale est donnée dans nos hôpitaux et que des diplômes sont décernés. Ces cours qui incluent des cours en néphrologie et en cardiologie sont dûment approuvés par le Conseil de la médecine et de la chirurgie de l’Inde. Même en vivant ici, je ne savais pas cela.

 

L’attitude que les étudiants devraient avoir

 

Hier, le docteur Safaia me dit aussi, “Nous avons aussi des étudiants ici.” “Oh Monsieur, dis-je, c’est bien. Alors quelle est la différence entre les étudiants d’ici et les étudiants de là-bas ? Je connais la différence qui existe entre les patients de là-bas et ceux d’ici, entre les docteurs de là-bas et ceux d’ici, mais en ce qui concerne les étudiants, comment sont-ils ?”

 

Je vous ai déjà parlé de ma faiblesse, de ma curiosité. Je veux toujours savoir, être informé. Pourquoi ? Je veux raconter à tout le monde. “Oui, c’est notre Swami ! Voilà ce que notre Swami a fait pour l’Univers ! Voilà ce que notre Swami a fait pour l’humanité !” Des choses incroyables se sont passées. Des choses inimaginables causées par Bhagavan se sont produites. Elles sont toutes arrivées parce qu’Il est parmi nous.

 

En ces jours de mercantilisme, d’égoïsme et d’argent, nous entrevoyons la Divinité – le contact de Dieu, la main du service et la vision de la force d’âme, si aimable et si douce. Nous rencontrons des gens désintéressés et tellement dévoués. Oui, Tout cela est inimaginable de nos jours.

 

Les gens ont une mentalité d’hommes d’affaires, une mentalité commerciale, même au sein de la famille. Mais ici, il y a un endroit où l’argent est le dernier et le moins important. Comme le jeune homme nous l’a dit ce matin, l’attention et l’intérêt immédiats pour les patients  sont de la plus haute importance, sans aucune considération de caste, de communauté, de sexe, de situation financière, de statut, de race, de couleur et de nationalité. C’est fantastique !

 

Comme nous l’a dit le jeune homme ce matin, c’est ce que nos étudiants doivent savoir pour qu’à l’avenir, ils soient encouragés à s’associer à ce Travail divin. “De quelle manière puis-je m’associer à cette Mission divine ?” Telle devrait être la première préoccupation de tous les étudiants.

 

Nous sommes tous des étudiants en regard de nos aptitudes personnelles. “Etudiant” ne signifie pas nécessairement  “Etudiants dans les Collèges Sai”. Non. Un étudiant est celui qui veut savoir, qui veut agir, qui veut comprendre. Un étudiant est celui qui entre de bon cœur dans l’action et n’étudie pas simplement des livres. Bhagavan l’a dit, “Etudiez afin de devenir fermes et constants.” Je pense que personne ne peut affirmer qu’il s’agit là d’une phrase dite à la légère !

 

Etudiez afin de devenir fermes et constants”. En ce monde, les études sont nombreuses mais elles n’ont jamais ce caractère de constance. On étudie n’importe quoi, mais cela n’est jamais ferme et constant. Les étudiants étudient tant de choses mais ne s’étudient pas eux-mêmes. Il est absolument nécessaire d’étudier son propre Soi : “Qui suis-je ? Que suis-je ? Où vais-je ? D’où vient-on ? ” Ainsi, l’étude du Soi est l’étude réelle. L’étude de soi est l’étude du Soi et, en spiritualité, en philosophie, cette étude de Soi est appelée “Investigation” ou “Vicharana” ou “Mimasa”. Ainsi donc, “Etudiez pour devenir constants”. C’est ce que Bhagavan a dit.

 

S’associer à la Mission divine

 

Mes amis, chacun d’entre nous devrait donc rechercher l’opportunité de s’associer à la Mission divine, selon son aptitude propre, n’importe où, pas nécessairement ici. La plupart d’entre nous avons nos talents, nos façons de vivre, nos domaines, nos spécialisations, nos vocations, nos professions et nos manières de servir qui nous sont propres.

 

“Pour mériter ma vie, comment puis-je aider ? Comment puis-je m’associer à la Mission divine ?” Ceci devrait être notre préoccupation immédiate et pas nécessairement d’un point de vue médical. Si je (Anil Kumar) voulais m’engager dans le service médical et bien je rendrais le plus grand des mauvais services parce que je ne remplis pas les conditions, je ne suis pas compétent et je ne suis pas qualifié. Trouvons ce que nous pouvons faire personnellement, parce que c’est une chance qui n’est pas donnée à tout le monde, chaque fois et chaque jour. Une chance perdue est perdue pour toujours et à jamais.

 

Certains disent, “J’assumerai du service après ma retraite.” Quelle garantie avez-vous de vivre jusqu’alors ? Vous pouvez être trop fatigué bien avant cela. Certains disent, “J’installerai mes enfants, ensuite je travaillerai pour Swami.” Vous pouvez être « désinstallé » vous-même bien avant cela.

 

Le secret, le voici. (Je vous dis ceci du point de vue des affaires, aussi pardonnez-moi si cela ne vous plaît pas). Même si je suis égoïste et même si j’ai le sens des affaires, le secret le plus élevé que je puisse vous révéler est que si je fais le travail de Swami, mon travail est fait par Swami bien mieux que je n’aurais pu le faire moi-même. Je vous en prie, ayons le sens des affaires, même en spiritualité. Même si nous avons le sens des affaires, ceci est l’affaire la plus grande, celle qui nous donnera le pourcentage de profit le plus élevé. Après tout, nous pouvons choisir seulement les 60% de la réussite pour nous-même. Mais laissons-la à Swami et nous obtiendrons les 100% !

 

C’est pourquoi ce lieu est plein de monde. (rires). Cet endroit est bondé mais non parce que les gens sont tous des aspirants spirituels. Non. Soyons francs. Toutefois, même sur le plan terrestre les gens en tirent un certain profit. Même dans les affaires les gens prospèrent. Ils occupent des positions élevées dans les cercles politiques. Oui, je peux vous citer beaucoup de gens et vous donner bon nombre d’exemples.

 

La réussite ds fidèles de Swami  (des joueurs de cricket)

 

Ceux d’entre vous qui ont lu les journaux savent que le dernier recordman dans le domaine du cricket est Lakshman, n’est-ce pas ? Quel est son dernier score ? 200 ? 221 ? 281 ? Bien, c’est exact, me voilà corrigé – 281 runs – un record battu. Il y a longtemps, environ 12 ou 13 ans, Gavaskar détenait le record. Maintenant Lakshman a battu ce record et a même établi un record supérieur.

 

Je suis un homme fou. Je vous prie, ne vous méprenez pas à mon sujet. Je vais vous raconter ce qui s’est passé. Gavaskar, l’homme qui écrit des articles dans les quotidiens sur les matchs de cricket du jour, a écrit un article à propos de cet homme, Lakshman. C’était le reportage du match test : Australie-Inde. Gavaskar parlait de chaque joueur, de la manière dont chacun jouait. Il disait : “Je suis heureux que le record que j’avais établi soit battu aujourd’hui. Un autre batteur, Lakshman, m’a surpassé. Je suis heureux aussi pour une autre raison. Nous sommes tous les deux  des fidèles de Bhagavan Sri Sathya Sai Baba.” (applaudissements).

 

Je vis cet article du journal, je l’ai découpé soigneusement et mis dans ma poche. Je savais ce qu’il fallait faire ! (rires). Ce matin-là et le soir, Swami passa près de moi. Que faire ? Le Lui donnerais-je ? Il pouvait ne pas me regarder ! Devrais-je dire, “Voilà, Swami,  voilà ceci Swami !” Cela me semblait délicat. Comment attirer Son attention ? Voilà ce que je fis. (Anil Kumar fait le geste de tourner et retourner discrètement des papiers qu’il tient en mains et l’assemblée rit). S’Il dit, “Qu’est-ce que cela ?” Je pourrai les Lui donner.

 

Swami remarqua ce geste et dit,

 

“Qu’agites-tu comme un drapeau ?” (rires).

 

Ahh ! La chance est immédiate ! J’ai souligné l’article à l’encre rouge. Oui, tout comme vous soulignez un texte dans un manuel scolaire.

 

“Qu’est-ce que cela ?”

 

“Swami ! Lakshman a battu le record des points au cricket – un maximum de 281. Gavaskar, son aîné dit qu’ils sont tous les deux Tes dévots. C’est pourquoi j’ai apporté l’article.”

 

“Mmm. Manchidi (Bien). Pourquoi tout ceci ?”

 

“Parce que c’est très important pour moi.”

 

Je vis Son sourire et Sa bonne disposition, je sus que je pouvais prendre 1% de liberté.

 

“Tout d’abord, c’est très important pour moi, Swami !”

 

“Pourquoi ? Pourquoi ?”

 

“Parce que par la grâce de Tes bénédictions, ces deux hommes sont devenus très importants. Et plus encore, ils sont tous les deux Tes fidèles ! Après tout, nos frères de la famille Sai doivent prendre part à ces bonnes nouvelles.”

 

“Mmm. Manchidi.”

 

Ensuite, Il nous dit,

 

“Ne l’avez-vous pas vu l’autre jour quand il est venu ?” 

 

“L’autre jour, quand il est venu, il n’était personne, Swami. Aujourd’hui il est quelqu’un. Il est venu alors qu’il ne disputait aucun match. Il n’était personne – un simple individu parmi d’autres. Aujourd’hui, il est quelqu’un grâce à son record.”

 

“D’accord, c’est bon. Mais tu ne sais pas ce que Je lui ai dit à l’intérieur ( dans la chambre des interviews).”

 

“Comment puis-je le savoir, Swami. Même à l’intérieur je ne suis pas capable d’entendre ! (rires).”

 

Swami Se mit à parler d’une voix douce. Je raconterai plus tard, par un autre exemple, la façon agréable dont Il parle. Ensuite, Il nous dit,

 

“A l’intérieur, dans la salle d’interview, J’ai dit à cet homme qu’il aurait une chance de jouer. A ce moment-là, son nom n’était pas repris sur la liste. L’homme dit, “Swami, je ne pense pas avoir quelque chance de jouer.” Je lui dis, “Tu auras une chance, Je veillerai à ce que tu joues. Tu réussiras.” Par la suite, il vit son nom sur la liste et il joua.”

 

C’est ce que Bhagavan nous a dit. Il dit aussi qu’Il s’attendait à ce qu’il vienne ici bientôt.

 

Bien. Comment allais-je conclure ce dialogue avec Swami ? Je ne pouvais pas jouer ce “match de cricket” plus longtemps. Alors je dis, “Swami, la réussite est Sai et Sai est la réussite. (applaudissements). Avec Sai nous réussissons tous. La réussite vient à nous quel que soit notre domaine.”

 

Ma folie et ma béatitude.

 

“Swami, j’implore Ton pardon pour avoir amené cette coupure de presse, mais je l’ai fait en raison de deux choses que je possède – la Béatitude, Ananda et la folie, picchi, une petite folie et une petite béatitude.”

 

“Est-ce de la folie ? Pourquoi ?”

 

“Je suis fou parce que je raconte tout à tout le monde. Oui, je ne veux rien garder pour moi. Permets que tous mes frères et sœurs de la famille Sai, partout dans le monde, sachent de quoi Tu parles ici. Ils devraient savoir tout cela. Je suis seulement un instrument, un canal qui permet à l’information de se diffuser. Oui, permets-moi d’être utile de cette manière.”

 

Je le dis toujours, mes amis, partout et dans chaque assemblée de fidèles, si la chance de renaître m’est à nouveau donnée, je ne veux pas être millionnaire, ni politicien, ni ministre. Non. Je souhaite renaître uniquement pour parler comme ceci aux fidèles Sai. C’est tout ! Je ne souhaite rien d’autre dans la vie. (applaudissements).

 

Si Bhagavan m’accorde le choix et demande, “Comment aimerais-tu finir ta vie ?” Je choisirais de le faire en parlant comme ceci, sur une estrade comme celle-ci, fini ! C’est tout ! C’est le “Bon voyage” vers l’autre planète. Finir ma vie en parlant de Lui et renaître pour parler de Lui fut l’ambition de toute ma vie depuis que je suis entré dans l’Organisation Sai, dans les années 1970.

 

Mais le Bon Seigneur est la fin des fins. Je dis,

 

“J’ai ces deux choses : la folie de parler à tout le monde et le bonheur d’être si heureux en entendant les bonnes nouvelles, les réalisations, les accomplissements de mes frères et sœurs Sai.”

 

“Manchidi, c’est bien ! (rires) Garde la béatitude et suprime la folie. (rires) Des deux tu peux en garder une. L’autre, tu dois l’abandonner .”

 

Alors je dis, “L’une est la vertu et l’autre est le vice. Nous ne pouvons abandonner le vice si facilement, mais la vertu peut se cultiver.” Il était si heureux. Je voulais vous faire part de cette situation.

 

La douce voix de Swami

 

Voici un autre exemple qui montre combien Swami parle doucement. Je veux vous le raconter. Il demandait à une personne, “Comment va ta mère ?” Ceci je pus l’entendre. Mais Swami ajouta autre chose et bien que tout ceci se passa en face de moi, je ne pus entendre le reste du dialogue. Soudain, Swami me regarda et dit,

 

“Que lui ai-je dit ?” (rires)

 

“Comment puis-je le savoir Swami ? Tout ce que j’ai entendu c’est : “comment va ta mère ?”

 

“Ah ! Qu’ai-Je dit ensuite ?”

 

“Je n’ai rien entendu d’autre, Swami.”

 

“Alors que tu entends une phrase, “comment va ta mère ?”, comment se fait-il que tu n’entendes pas les autres ? Tu aurais dû les entendre et maintenant tu dis “Je n’ai pas entendu ?” Pourquoi ? Tu aurais dû entendre le reste aussi ?”

 

“Non, non, Swami. Je ne suis pas fou. Je ne suis peut-être pas un homme sage, mais du moins je suis sûr de ne pas être fou ! Swami, Tu m’as permis d’entendre la première partie et Tu m’as rendu sourd pour que je n’entende pas le reste ! (rires) Cette partie était peut-être destinée à cet homme seulement, hautement confidentielle et totalement personnelle. Tu fis donc en sorte que seul cet homme entende les paroles que Tu as prononcées de manière si douce. J’ai pu entendre la question générale, “Comment vas-tu ? Comment va ta mère ? Ah, bien !” Le reste était confidentiel. Swami, il s’agit de Ta technique. Que puis-je dire ?” (rires).

 

“Hmm, Manchidi, Manchidi.” (Bien, bien)

 

Il était heureux que j’aie pu me rendre compte de cette technique.

 

Parfois nous n’entendons pas quand Swami parle et parfois nous L’entendons d’un endroit éloigné. Pourquoi ? Il nous aidera à entendre ce qui nous est nécessaire, Il filtrera ou censurera ce que nous ne devons pas entendre. Personne d’autre que Swami ne pourrait faire cela. Disons qu’il y a trois personnes : Il s’adresse à une personne ; celle-ci entend mais les deux autres n’entendent rien, bien qu’elles soient assises les unes à côté des autres. Ceci est la Technologie Divine. (rires). Nous recevons les nouvelles de M. Tech, Maître en Technologie. (rires) Mais ceci est la Technologie Divine. Et nous n’avons qu’un seul expert, Bhagavan Sri Sathya Sai Baba. Il est impossible à l’un d’entre nous de faire cela.

 

Trois langues entendues en même temps

 

Il y a quelque temps, un homme nommé Singh écrivit un petit livre. Tout le monde peut le lire au cours d’un voyage. Le temps d’arriver à la station suivante, vous l’aurez lu complètement. Je ne suis pas vendeur, je vous en prie ne vous méprenez pas ! C’est un petit livre et comme je suis professeur, je lis beaucoup.

 

Singh décrit l’histoire d’un garçon d’Orissa, notre état voisin. Ce garçon parle uniquement la langue de sa région, la langue Oriya. Il était assis au Darshan entre deux hommes, l’un qui parlait Hindi et l’autre qui parlait Anglais. C’est une situation internationale, inter-état et intercontinentale. Pourquoi pas ? Nous sommes ainsi composés. Vous voyez la situation : d’un côté un indien qui parlait Hindi, de l’autre un anglais, et au centre, pris entre les deux, cet indien qui parlait Oriya. Bien !

 

Swami vint et regarda l’indien au centre, celui qui parlait seulement Oriya. Il s’adressa à lui en Oriya, mais les deux autres répondirent ! L’indien Hindi répondit en Hindi, l’anglais répondit en anglais alors que la conversation se passait entre Swami et le garçon Oriya ! Ensuite, Swami s’en alla.

 

L’indien Hindi et l’anglais se tournèrent alors vers l’indien Oriya : “Pourquoi n’as-tu rien dit ?” Celui-ci dit, “Pourquoi répondiez-vous alors qu’Il me parlait ? (rires) Quand Swami me parlait, vous répondiez, Il ne vous parlait pas ! Quelle langue parlait-il ?”

 

L’indien Hindi dit : “il parlait Hindi.”

L’anglais dit : “Je ne parle qu’anglais. Il a parlé anglais.”

L’indien Oriya leur coupa la parole : “je vous en prie, taisez-vous ! Cela suffit. Il a seulement parlé Oriya !”

 

De grâce, essayez de comprendre. C’est une chose impossible. Au même moment, trois personnes différentes ont entendu trois versions différentes en trois langues différentes ! C’est cela la “D. Tech” la Technologie Divine !

 

 

Les paroles adressées à quelqu’un sont significatives pour quelqu’un d’autre

 

Une autre chose se passe souvent. Voici un exemple simple. Je dois partir demain pour l’étranger. Mes tickets, visa, passeport et réservations sont tous prêts. J’obtiens la première ou la seconde ligne au Darshan. Swami passe par là et je souhaite obtenir Son consentement pour partir, mais au lieu de S’adresser à moi, Il S’adresse à vous. Vous êtes ici et y resterez plusieurs mois, jusqu’en juin. Vous avez un visa et vous pouvez rester ici. Mais Il vous demandera, “Quand pars-Tu ?” Vous devez rester ici mais il vous demandera quand vous partez. Je dois partir demain, mais à moi Il ne demande rien !

 

La question m’est destinée mais elle vous est posée ! (Anil Kumar frappe des mains !) C’est la “D. Tech”, la Technologie Divine. La question vous est destinée mais elle est posée à un autre. “Très bien ! Tu peux aller et revenir !” Cet individu à qui Il parle sera perplexe, “Que dit-Il ? Je veux rester ici jusqu’en juin. Pourquoi dit-Il, “Va et reviens” ? Comment puis-je partir et revenir d’ici juin ? – “Assieds-toi.” Cela m’est destiné, je l’ai compris.

C’est une autre manière de parler de Bhagavan. Vous devez l’avoir expérimentée. Nous y prenons tous plaisir parce que nous sommes tous dans ce jeu de la Romance divine.

 

Prenons un autre exemple : supposons que vous commettiez une faute. Swami vient vers moi et dit, “Tu es un incapable ! Tu es un buffle ! Je te jetterai à la porte.” Je ne comprends pas. Pourquoi tout cela ? Je ne sais pas ce que j’ai fait de mal. Swami dit, “La façon dont tu as agi n’est pas correcte. Tout est mauvais.”

 

Peu après, l’homme assis à côté de moi me dit, “Mais, Monsieur, telle et telle chose se sont produites au collège. Veuillez me passer ce message (la remarque de Baba). Il m’est destiné.” Vous recevez le coup alors qu’en fait c’est lui qui devait le recevoir ! Bhagavan fait cela aussi !

 

 

Une giffle guérit une paralysie faciale

 

D’autres choses se passent parfois. Un homme vint et attendit ici dix à douze jours. Il souffrait de paralysie faciale depuis onze ans, sans qu’il puisse y trouver remède. En ce temps-là Swami avait l’habitude d’aller chaque jour au Gokulam, et cet homme courait chaque jour après la voiture.

 

Un jour, il se fâcha tout à fait. “A quoi sert-il de courir ainsi ? Il ne me regarde même pas ! Il ne s’inquiète pas de moi.” Ce jour-là, il s’approcha très près de la voiture et Swami le giffla ! l’homme le prit très mal, “Non seulement je n’obtiens ni une interview ni un padnamaskar, mais en plus que signifie cette giffle ?” Il en fut très contrarié, mais plus tard il compit ; plus jamais il ne souffrit de crises faciales et ne ressentit plus aucune douleur de ce côté-là du visage !

 

C’est cela la “D. Tech”, la Technologie Divine. Ce n’est pas un traitement antibiotique, c’est la Technologie Divine, le Traitement divin, la Thérapie divine si je peux le dire ainsi. Lui seul peut faire cela. Il est impossible d’imaginer que quelqu’un d’autre puisse le faire. Je vais vous raconter un autre cas strictement personnel. Je n’ai jamais eu l’occasion d’en parler plus tôt parce que je viens toujours ici avec une causerie programmée.

 

Swami a guéri mon petit-fils

 

Mon petit-fils vit maintenant à Dallas, au Texas, Etats-Unis. Alors qu’il avait quatre mois et que j’habitais Brindavan, tout près de la maison de Swami, un jour, je vis Swami arriver soudainement au “Guest House” pour voir une personne malade. Ensuite, ma fille arriva en courant avec son enfant âgé de quatre mois. Je vis tout cela mais décidai de ne pas aller voir ce qui se passait. C’est plus tard que j’appris toute l’histoire.

 

Mon petit-fils souffrait d’un problème d’yeux : du liquide coulait sans cesse des globes oculaires. L’enfant fut examiné par les médecins à l’Hôpital de Whitefield, “Ne vous inquiétez pas, dirent-ils, nous lui donnerons un remède et si cette thérapie  échoue nous tirerons l’eau au moyen d’une aiguille.”

 

En raison de sa maladie, mon petit fils versait de l’eau provenant du globe oculaire et ma fille se mit à verser des larmes. Ils réussissaient tous les deux à pleurer. (rires) – l’un à cause de sa maladie, l’autre en raison de son incapacité à trouver une solution !

 

Alors que tout ceci se passait, elle me dit à travers ses larmes, “Les docteurs disent qu’ils doivent placer des aiguilles dans les yeux du bébé pour en extraire le liquide. Comment puis-je supporter cela ?”

 

“Oui, dis-je, mais je ne peux rien faire pour cela.”

 

“Pourquoi ne le dis-tu pas à Swami ?”

 

“Je suis désolé, je ne peux pas. Si je commence à Lui demander des choses personnelles, ça n’aura jamais de fin ! Aussi, ne me demande pas cela. Tente ta propre chance.”

 

(Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais rien demandé de personnel à Swami, croyez-moi. De cette manière, Il est libre de me parler parce que je ne L’ennuierai pas. Je suis libre de parler parce que je n’ai rien de personnel à demander. Nous sommes tous les deux libres. C’est bien !)

 

Plus tard, j’ai demandé à ma fille ce qui s’était passé. Elle dit,

 

“Swami est venu près de l’enfant et a dit : “Comment se fait-il que des gouttes de liquide s’écoulent des yeux ?” Elle se mit à pleurer doucement. En tant que mère elle ne pouvai rien faire d’autre. Swami dit, “Ne t’inquiète pas. A partir de maintenant, le liquide ne sortira plus du globe oculaire.” Il donna de la vibhuti pour l’enfant et ajouta : “Le grand-père avait la même maladie.”

 

Elle se tourna vers moi et dit,

 

 “Papa, cette maladie est héréditaire. C’est ton héritage.”

 

“Je n’ai rien à y voir ! Ma mère vit toujours. Je n’ai jamais entendu se plaindre de ce mal  chez moi ! Non, non, non ! Tu peux le lui demander.” Je me rendis immédiatement chez ma mère qui affirma, “Tu n’as jamais eu cette maladie, non, tu es parfait.”

 

Je dis alors à ma fille, “Ton fils a deux grands-pères, paternel et maternel. Le côté maternel est hors de cause. Je ne suis pas en difficulté de santé, je n’ai aucun problème, je suis tout à fait bien.” Mon beau fils prit contact avec son père qui répondit, “Oui, j’avais ce problème.” Confirmation !

 

J’écrivis alors une lettre à ma fille qui étudiait la médecine à Guntur. Elle obtint une médaille d’or pendant sa carrière. Elle préparait un examen en l’ophtalmologie, la science de l’œil. Elle se présentait pour ce qui est appelé “l’épreuve pour le prix”. Il y a deux sortes d’examens : les examens ordinaires et les examens pour le prix. Elle se préparait pour ce dernier.

 

J’écrivis simplement une lettre qui disait, “Tu vois, Swami a dit que le liquide ne s’écoulerait plus du globe de l’œil. Il n’y aura plus de problèmes. Le petit sera complètement guéri et ira très bien. En plus Il a dit que c’était un mal héréditaire. Le grand-père paternel avait cette maladie.” Je lui écrivis tous les détails.

 

Elle me répondit immédiatement,

 

“C’est un non-sens ! (rires). Je me présente pour l’épreuve du prix en ophtalmologie. J’ai parcouru tous les livres et les journaux récents. Cette fois, j’espère obtenir une médaille. L’eau qui s’écoule du globe oculaire n’est pas une maladie héréditaire. Bhagavan a sans doute plaisanté. Ne prends pas cela sérieusement. Lorsqu’Il a dit que cela s’arrêterait, oui, Il peut l’avoir fait lorsqu’Il a matérialisé la Vibhuti. Celle-ci a peut-être été le remède, la guérison. C’est différent. Mais ce qui est absolument certain, c’est que cela n’est pas héréditaire.”

 

J’avais mis la lettre dans ma poche, non pour la montrer à Swami, mais seulement pour mon information.

 

Une semaine plus tard, elle écrivit une autre lettre et m’envoyait une coupure d’un journal qui concernait cette maladie. Une phrase était ajoutée, “La maladie peut être héréditaire”. (rires) Elle écrivait, “Swami peut très bien y avoir inséré cette phrase, car elle ne se trouvait pas du tout dans le livre original.” J’ai gardé aussi cette nouvelle lettre dans ma poche.

 

Ce soir-là, Swami dit,

 

“Viens, tu vas parler.”

 

 J’avais oublié les deux lettres et donnai mon exposé. Ensuite, Il me dit,

 

“Tire ces deux lettres de ta poche et explique. Qu’en est-il ? Viens, sors-les !.”

 

Ce n’était plus un secret à présent !

 

Je les sortis toutes les deux : ici, elle dit que “c’est impossible” et là elle écrit, “ça peut-être héréditaire” et pour finir, “cette phrase dans un journal publié à New York fut ajoutée par Baba.”

 

On ne peut interpréter Swami

 

Ainsi, mes amis, les voies de Bhagavan sont mystérieuses, incompréhensibles, inexplicables, étranges et particulières. N’essayons pas de les interpréter. L’interprétation des messages et des miracles de Bhagavan est complètement erronée. Nous ne devrions jamais interpréter parce que les explications et les interprétations sont le produit du mental.

 

C’est le mental qui explique. C’est le mental qui interprète. Mais Dieu est au-delà du mental. Si quelqu’un essaye d’interpréter, dites-lui “merci” et quittez sa compagnie. Mais si quelqu’un essaye d’expliquer, remerciez-le et offrez-lui une tasse de café. Toutefois, n’autorisez pas l’interprétation ou l’explication à pénétrer dans votre mental parce que la Spiritualité est au-delà du mental. Elle transcende la pensée, Elle est au-delà du temps et de l’espace.

 

Les livres saints disent clairement Acintya (ce que le mental ne peut imaginer). La Divinité ne peut être évaluée. Elle ne peut être pensée. Elle ne peut-être expliquée. La langue ne peut L’expliquer et le mental ne peut La saisir. La Divinité est au-delà de la compréhension et de la description.

 

Lorsque j’essaie de L’expliquer, lorsque j’essaie de L’interpréter, la seule explication est qu’Elle ne peut être expliquée. La seule interprétation est qu’Elle transcende toute interprétation. C’est l’interprétation de ce matin !

 

 

Sai Ram !

 

Anil Kumar mit fin à sa causerie avec le bhajan “Sai Narayana…”

 

Om

Asatoma Sadgamaya

Tamasoma Jyotirgamaya

Mrtyurmaya Amrtamgamaya

 

Loka Samasta Sukhino Bhavantu

 

Om Sânti, Sânti, Sânti.

 

Om

 

De l’irréel conduis-moi au Réel

De l’obscurité conduis-moi vers la Lumière

De la mort conduis-moi vers l’Immortalité

 

Que tous les mondes soient heureux !

 

Om, Paix, Paix, Paix.

 

 

 

Sai Ram ! Merci beaucoup !