18 février 2001

 

POINTS PRINCIPAUX DE LA CAUSERIE DU DIMANCHE

 

 

 

OM…OM…OM…

 

Sai Ram,

 

Salutations aux Pieds de Lotus de Bhagavan,

 

Chers frères et sœurs !

 

 

La conversation que nous avons eue là-bas, sous la véranda, il y a une heure, mérite d’être partagée avec vous – encore toute chaude, toute chaude ! Toute fraîche, sortant du four ! (rires et applaudissements). Ecouter m’intéresse beaucoup et partager m’intéresse davantage ; car c’est une très grande joie de partager avec tout le monde les bonnes nouvelles transmises aux gens par Swami, ce qu’Il veut que nous sachions. Je crois que Bhagavan utilise chaque occasion, chaque incident pour transmettre quelque chose d’important, pour transmettre quelque chose de plus profond, de supérieur, qui contient une signification spirituelle et une application pratique pour notre vie quotidienne. C’est dans cette optique que je souhaite partager avec vous ce que Bhagavan a dit il y a seulement une heure.

 

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Deux poètes sont très célèbres dans la Littérature Télugu. L’un s’appelle Pothana et l’autre Srinatha. Peut-être trouverez-vous que leurs noms sont difficiles à répéter et je ne souhaite pas que vous le fassiez ni même que vous tentiez de le faire. En ceci, c’est l’esprit qui importe. Ce que Swami veut nous transmettre c’est cela qui est important.

 

Le nom du premier est Pothana : trois syllabes, “Potha – na.” Suis-je clair, s’il vous plaît ? Trois syllabes : “Po – tha – na”. Bhagavan étant Saraswati, la Déesse de la Littérature, la Déesse de la Connaissance, la véritable Personnification, l’Incarnation de tout ce qui peut être communiqué en n’importe quelle langue, Il peut facilement scinder le mot, jouer avec le mot et communiquer ce que nous ne pouvons habituellement pas imaginer, interpréter ni saisir. Il est l’Acteur Divin, le Poète Cosmique, le Poète des poètes qui peut couper en morceaux les mots et les lettres et transmettre en profondeur quelque chose de nouveau, quelque chose de créatif et quelque chose d’inédit.

 

Voici un exemple simple : le nom du poète est Pothana, Po -Tha – Na, il y a trois syllabes en son nom. Je m’étonnais simplement, “Qu’est-ce que cela ? Swami parle au sujet de ce poète Pothana. Y a-t-il quelque chose de nouveau ?” Swami dit :

 

“Divisons-le en deux : “Po” et “Thana”. Divisons-le en deux parties, “Po” la première partie et “Thana” la seconde partie.”

 

Je vois. Que veut dire Swami ? “Po” signifie “va-t-en !”. Que toutes les mauvaises qualités en moi, que tous les instincts possessifs en moi, que tous les attachements et les mauvais traits de caractère en moi, les mauvaises qualités en moi, “s’en aillent.”, “Po”. Ah ! Ensuite, qu’en est-il des deux autres syllabes, de “Thana” ? “Thana” signifie le “Soi”, l’“Un” que vous êtes réellement, l’Esprit, le Soi, la Conscience. Ainsi, ce poète, Pothana, est un grand poète. Pourquoi ? Il a mis dehors “Po”, tout le mauvais qui se trouvait en lui ! Et il demeura dans l’état de Conscience, de la Connaissance du Soi, “Thana”, son vrai Soi et se mit à composer le grand poème épique, le Bhagavata.

 

Le Bhagavata est un des plus grands poèmes épiques du Sanatana Dharma, le Dharma éternel. Le Bhagavata traite des histoires relatives à des fidèles illustres. Si nous lisons le Bhagavata, nous nous perdons en lui. Nous oublions où nous sommes. Nous sommes transportés vers le monde éthéré, vers le plan céleste. Le Bhagavata est un texte que l’on devrait absolument parcourir.

 

Ce Poème épique, Pothana put l’écrire. Ce livre populaire, Pothana put le composer. Pourquoi ? Ce qu’il fit en premier lieu fut : “Po !” Il demanda à toutes les mauvaises qualités de “s’en aller !”, “Po !” Et en second lieu, il demeura en l’état de “Thana”, le Soi, la Conscience. De cette Conscience jaillirent, telle une fontaine, telle une cascade, toutes les nobles qualités divines de créativité, de pensées sublimes, de pensées nobles, de pensées merveilleuses qui le retinrent en extase, fixant la littérature dans un état d’excellence. Ainsi, au début, Pothana était exalté ; dans la position de “Thana” ou “Conscience”, il demeura dans l’état d’extase et s’exprima seulement plus tard. Ainsi, en premier lieu on trouve l’exaltation, ensuite l’extase et enfin l’expression. Le troisième stade est l’expression au moyen de la composition – dans ce cas, le grand poème épique du Bhagavata. C’est la raison pour laquelle il est tellement magnifique. C’est ce qu’a dit Bhagavan.

 

Mes amis ! La plupart des gens, en particulier tous les Indiens, en particulier les gens qui connaissent le Télugu, s’ils n’ont pas entendu le nom de Pothana, et bien tant pis pour eux ! Ils ne trouveront aucune place dans les quatorze mondes ! Même les portes de l’enfer leur seront fermées. (rires). Quels pauvres diables ! Je ne pense pas que ce genre d’individu existe et, s’il existe et entend ceci, je ne pense pas qu’il oserait dire, “Je suis ici !”

 

Et ensuite, le parent proche de Pothana est Srinatha, un autre poète. Srinatha est un autre poète. Ils sont de très proches parents. La différence c’est que Pothana menait une vie de mendicité. Bien qu’il fut le plus grand poète, il menait une vie de pauvre. Il ne parvenait pas à joindre les deux bouts. Ce grand fidèle composa un poème épique qui, aujourd’hui encore, est empreint d’énergie, de vie et de vitalité. Son proche parent est Srinatha, un autre poète, un grand nom dans le domaine de la Littérature Télugu. Il faisait de bonnes compositions, vivait dans l’abondance et était assez riche, possédant fortune, apparat, faste, extravagance et luxe. Ah ! Hôtels particuliers à cinq étages ou hôtels cinq étoiles ! Un homme avec un bol, tel était Pothana. Un homme menant une vie de château, tel était Srinatha. Cependant, ils étaient étroitement liés.

 

A présent, vous devez avoir compris qu’il n’est pas dans ma nature de me taire mais de m’exposer au risque divin à chaque fois ! En raison de la couverture de police d’assurance divine, (rires) j’ai survécu jusqu’à ce jour, bien que je ne sois pas certain en ce qui concerne demain ! Maintenant, voici la question :

 

“Swami, Srinatha, un poète bien sûr, était un homme très riche. C’était un homme fortuné, célèbre, un homme réputé qui possédait beaucoup de titres et jouissait du patronage de tous les rois et de tous les empereurs de ce temps-là. D’autre part, nous parlons de Pothana, le compositeur du grand poème épique, le Bhagavata, qui fut toujours pauvre ! Quelle différence ! Quel prix il a dû payer en tant que fidèle ! Est-ce le genre de vie auquel doit s’attendre un fidèle ? Doit-on toujours vivre dans l’indigence ?”

 

Bhagavan dit alors,

 

“Voici une simple illustration. Un jour, Srinatha rendit visite à Pothana dans sa demeure. Srinatha, l’homme riche, rendit visite à Pothana, son proche parent, un poète pauvre. Et Srinatha dit, “Bonjour ! Comment vas-tu ?” Il était assis sur le matelas soyeux, velouté, et bien moelleux d’un palanquin, se relaxant et se reposant. Ah ! Il appréciait le luxe. Il chercha à savoir si son propre parent souffrait, “Comment vas-tu ? Comment vas-tu ?”

 

Et il ne s’en tint pas là. “Comment vas-tu ?” L’agriculteur, après tout, est un agriculteur. “Comment vas-tu ?” Ce grand homme travaillait dur en menant une vie de fermier, d’agriculteur, tandis que Srinatha, vivant dans l’abondance, demandait, “Comment vas-tu ?” Lorsqu’il disait à cet homme pauvre, “Comment vas-tu ?” il le disait avec une arrière pensée, pour se moquer, pour lui faire savoir à quel point il était minable.

 

Il insinuait, “Je suis ici. J’ai composé tous mes livres, les ai donnés au roi et ainsi je jouis de son patronage. Mais tu es ici et tu as dédié ta composition à Dieu que tu n’as jamais rencontré, que tu n’as jamais vu et ainsi tu souffres ! Tu restes pauvre. En dédiant mon livre au roi, je vis dans l’abondance, dans l’opulence et la prospérité.” Cet homme qui interroge l’autre homme, considère ce dernier comme inférieur, “Comment vas-tu, toi le fermier ?” Ce poème est magnifique. Bien sûr, comme vous ne pouvez le comprendre, il n’est pas nécessaire de le réciter en Télugu, à moins que je n’aie la vanité d’exhiber une mémoire que je n’ai pas. Je n’ai plus l’âge de la vanité ! Il me suffit d’être compris, n’est-ce pas !

 

Et alors, cet homme, Pothana, l’homme pauvre, le fermier, répondit à cette question. “Ecoute ceci, plutôt que d’offrir ma composition, mon livre aux rois, de consommer cette mauvaise nourriture souillée, et de mener une telle vie, je trouve suffisant de me tenir debout sur mes propres jambes et d’avoir un repas par jour. Il me suffit de vivre ma vie de fermier. Je ne m’inquiète pas à ton sujet. Cette vie me satisfait !” Voilà ce qu’il répondit.

 

A présent, vient le commentaire de Swami. Tout le monde connaît cette histoire. Bhagavan en donna ce commentaire magnifique :

 

“Pothana cultivait sa terre et, comme nourriture, il mangeait le grain qu’il avait cultivé lui-même ; quant à Srinatha, étant un homme riche, il dépendait de la charité du roi. Le roi devait lui donner de l’argent. Le roi devait lui donner beaucoup de biens matériels en reconnaissance de son érudition. Il était celui qui reçoit, tandis que Pothana cultivait sa propre terre, il pouvait cultiver son  grain et le manger.”

 

 

Bhagavan ajouta une phrase :

 

“En qualité de receveur, qu’importe si l’on reçoit de l’or, des diamants, des richesses ou d’autres choses, même en abondance, en tant que receveur, après tout, on n’est qu’un mendiant.” En tant que receveurs, après tout nous ne sommes que des mendiants ; peu importe si c’est de l’or, des diamants ou autres choses que nous recevons.

Mais Pothana cultivait sa propre terre. Il avait travaillé dur. Il vivait de la sueur de son front et ensuite il se nourrissait du grain qu’il avait cultivé, qu’il avait cultivé à lui tout seul. C’était lui l’homme riche Il n’était peut-être qu’un pauvre fermier, mais il avait toujours confiance en Dieu. Il se tenait debout sur ses propres  jambes. Il ne s’abaissa jamais en face d’ un roi, attendant de lui  des richesses, attendant de l’or. Non !”

 

Swami dit ensuite :

 

“Qui donc est l’homme riche ? Ce n’est pas Srinatha, l’homme riche et fortuné. Il n’est pas riche. Il possède les richesses, mais il n’est pas riche. Les richesses et être riche sont deux choses différentes. Les richesses, toutes les richesses du monde, représentent les possessions. Nous pouvons posséder, mais nous pouvons ne pas être assez riches.

 

Voici un petit exemple : Une personne tient une confiserie et y vend des laddus et toutes ces friandises que vous connaissez : gâteaux, beignets, qu’importe leurs noms. Seulement voilà, le propriétaire du magasin est diabétique. Il ne peut rien manger de tout cela. Le propriétaire est diabétique. Il ne peut même pas manger un morceau d’une des friandises qu’il vend à des milliers de gens. De même, vous pouvez posséder toutes les richesses du monde, mais il se peut que vous ne puissiez profiter d’aucune de ces richesses. Ainsi, on peut avoir des richesses et ne pas être nécessairement assez riche.

 

Par conséquent, qui est l’homme riche ici ? Cet homme pauvre l’est. Cet homme pauvre est riche parce qu’il a cultivé sa propre terre et en vit. Ce soi-disant homme pauvre est riche. Ce soi-disant homme riche est pauvre parce qu’il se tient à la porte des rois, attendant, mendiant de l’or et des diamants.”

 

“Swami, Abba ! (expression de surprise en Télugu). Quelle interprétation ! Je n’ai jamais entendu cette interprétation, bien que j’aie parcouru certaines de leurs compositions.”

 

 Ce que Bhagavan a dit m’a beaucoup ému.

 

 

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Ensuite, j’ai posé une autre question :

 

Bhagavan, ce matin Tu parles de poètes, de poésie, d’hommes de lettres et d’érudits dont on se souvient, dont les compositions sont lues chaque jour. Maintenant, il existe cinq Beaux-Arts. Les Arts sont au nombre de soixante-quatre, mais les Beaux-Arts sont cinq. Parmi ces soixante-quatre Arts, même le vol est un Art ! (rires). Oh oui, c’est un Art ! Il n’est pas facile de voler quelqu’un ! (rires) Quand on réalise un film, on peut aussi gagner beaucoup d’argent. S’il ne s’agissait d’un Art, comment pourrait-on gagner de l’argent en volant. Ainsi, c’est aussi un Art.

 

Il existe soixante-quatre formes d’Art. Parmi elles, cinq sont les “Beau-Arts” : la Musique, la Littérature, la Danse, le Théâtre et la Culture (la Peinture). Ce sont les cinq Beaux-Arts. Alors, je dis :

 

“Swami, la Littérature est-elle le plus noble des Beaux-Arts ?  Quel est le plus noble de ces Beaux-Arts ?

 

En d’autres termes, parmi les soixante-quatre formes d’Art, cinq sont les Beaux-Arts. Parmi ces cinq Beaux-Arts quel est le plus noble, le meilleur ? Swami dit :

 

“Ce n’est pas la Littérature, “Sahitya”, mais c’est la Musique, “Sangita,” qui est le meilleur de tous. La Musique est le meilleur des cinq Beaux-Arts.”

 

Bien. Je ne pouvais l’avaler ! Je dis :

 

“Pourquoi Swami, pourquoi ?”

 

Nous appartenons à l’Âge de la science et de l’électronique. Nous ne pouvons pas rester simplement silencieux ! Je voulais obtenir une réponse (et j’obtiendrai aussi le coup qui suivra nécessairement) ! (rires). Nous devons payer le prix. Nous ne pouvons pas l’obtenir juste comme cela. Ainsi, je dis :

 

“Pourquoi dis-Tu que parmi les cinq Beaux-Arts la Musique vient en premier lieu et que la Littérature vient ensuite ? Pourquoi ?” Bhagavan dit :

 

“Pour comprendre la Littérature, vous avez besoin d’une formation particulière. Faire un effort vous est nécessaire. Pour connaître la Littérature, vous avez besoin d’un apprentissage scolaire, d’une éducation, d’un niveau. Mais, pour apprécier la musique, si vos oreilles sont bonnes, c’est parfait.” (rires).

 

Si vos oreilles sont en bonne condition, c’est très bien. Vous n’avez pas besoin de connaître les lettres. Vous n’avez pas besoin d’être instruits. Vous n’avez besoin d’aucune connaissance. Mais la Musique, ah ! Vous inclinez la tête, qu’importe si ce sont des Bhajans, ou de la Pop-Music de Michael Jackson. (rires). Ainsi, la Musique est le plus noble de tous les Beaux-Arts. C’est ce qu’a dit Bhagavan.

 

 

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Ensuite, viennent quelques questions sur la philosophie et la spiritualité. Je pense que vous les apprécierez. En réponse à une question, Bhagavan a fait une déclaration particulière. Selon Swami, le Yoga est un exercice spirituel, non physique. Je vous l’ai dit souvent. Au nom du Yoga, les gens se font de l’argent. Tout Yoga lucratif est un exercice physique, de la gymnastique. C’est tout. L’exercice spirituel est le véritable Yoga, au sens strict du terme, parce que Yoga signifie “Union”. Ainsi, l’union avec Dieu est Yoga.

 

A présent, Swami, voici la question :

 

“Ceux qui suivent la voie du Yoga où se situent-ils dans le domaine de la Littérature ? Parce qu’allant de pair avec la description, avec l’expression verbale, avec la forme, cet exercice spirituel, Yoga, peut dominer. Et la créativité, la composition peut être réfrénée puisque le Yoga, la concentration du Yoga prend la priorité sur la composition ?”

 

Suis-je clair ? Le Yoga prend la priorité sur la composition. Ainsi, un grand poète ne peut être un Yogi. C’est ainsi. Si vous voulez être un Yogi, vous ne pouvez être poète. Si vous souhaitez être poète et que vous êtes un Yogi, le Yoga prend la priorité sur votre composition. Voilà ce que j’ai dit. Swami donna une réponse magnifique,

 

“Quelle que soit la composition, quelle que soit la forme, quoi que vous écriviez, il devrait y avoir un courant sous-jacent de Divinité. Il devrait y avoir un courant sous-jacent de Yoga. Il devrait y avoir un courant sous-jacent de réveil spirituel. Il devrait y avoir un courant sous-jacent, un flot sous-jacent d’expérience spirituelle.”

 

“Oh, Swami ! Un Yogi peut-il aussi être un Kavi, un poète?”  Bhagavan dit :

 

“Il n’est vrai poète que s’il est un “Yogi”. Un “Yogi”, un homme de méditation, un homme d’excellence spirituelle, un homme de conscience est un vrai poète.”

 

“Oh, Swami ! Alors, sans cela, qu’arrivera-t-il ? Supposons que je n’ai pas de conscience spirituelle, que je n’ai pas d’éveil spirituel, puis-je être un poète ? Est-il nécessaire que j’aie, devrais-je avoir cet éveil spirituel ?”

 

Je demande parce qu’ensuite nous approfondirons le sujet et cela sera fait une fois pour toutes. C’est pourquoi je suis toujours très zélé pour poser des questions – jusqu’à ce que Swami dise, “cela suffit !” (rires). Je dois obtenir la réponse finale ! Je dois approfondir le sujet, je ne dois pas y aller superficiellement, parce que demain nous pourrions ne pas trouver Swami pour répondre à nos questions. Ce qui veut dire que je peux ne pas avoir une autre chance pour Lui poser la question. Il pourrait gentiment m’éviter! (rires).

 

Rien n’est garanti avec Swami. Si une fois nous sommes sûrs qu’Il viendra de ce côté, le Darshan peut être annulé en l’honneur de ma dévotion ! (rires). Lorsque j’ai la certitude qu’Il passera près de moi et prendra une lettre, que j’aurai une chance de formuler une demande, un appel, une requête, une prière, le Darshan se fera à l’envers (rires), si bien que je n’existerai plus ! Par conséquent, mes amis, bien que le risque soit énorme, je prends ce risque parce que je ne suis pas sûr du lendemain. Je prends le meilleur avantage du jour pour connaître tous les détails !

 

Maintenant, voici la question : “Un Yogi, un homme d’exercice spirituel, peut être un meilleur poète, n’est-ce pas ? Ma question est, s’il n’est pas un Yogi, s’il n’est pas un homme d’éveil spirituel, peut-il toujours être un écrivain ? Peut-il toujours être un poète ?” Swami dit :

 

“S’il n’est pas un “Yogi”, ce poète est un “Rogi”, un malade.”  (rires). “C’est un malade, “Rogi”. Seul un vrai “Yogi” est un poète, “Kavi”. Sinon,  c’est un “Rogi”, un malade ou une  personne affligée.”

 

“D’accord, Swami. Alors qui suis-je ? Je ne suis pas Yogi, je ne suis pas poète. Alors qui suis-je ?”

(Je suis dans une situation commode parce qu’il s’agit de la grandeur d’un Yogi, d’un Kavi ou poète. A présent, je suis loin de ces domaines, hors de la zone dangereuse !)

 

“Alors, qui suis-je ?” Et Swami dit :

 

“Si vous appréciez cette composition, si vous expérimentez la composition d’un “Yogi” (celui qui possède l’éveil spirituel, celui qui possède la Conscience spirituelle, qui a des dispositions philosophiques ou l’état spirituel de l’expérience), si vous jouissez de sa composition, vous êtes un “Bhogi”, celui qui éprouve du plaisir.” (rires).

 

Ainsi, le lecteur est un Bhogi parce qu’il éprouve du plaisir à parcourir la composition. Ainsi, nous sommes tous des Bhogis. Nous lisons des livres, très bien ! Mais si l’auteur possède l’éveil spirituel, c’est un vrai poète. S’il ne possède pas l’éveil spirituel c’est un Rogi. Ceci est un problème qui le regarde. Nous sommes à l’aise. Ainsi, ce sont les trois mots avec lesquels Il a joué – Yogi, Bhogi et Rogi. Je pense être clair. Le suis-je ? Oui.

 

Plus tard, Swami dit :

 

“L’éveil spirituel sortira des profondeurs, des profondeurs insondables, des profondeurs incommensurables de l’excellence du poète. Chaque poète fait émerger les profondeurs latentes, insondables, de l’excellence cachée en lui. Par cet exercice spirituel, celle-ci trouvera une expression qui naîtra naturellement, ce qui est absolument requis.”

 

C’est ce qu’a dit Bhagavan.

 

 

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Voici une autre question. Swami dit d’un ton léger :

 

“Je suis venu tout à l’heure. Tu n’étais pas là. Qu’est-il arrivé ?”

 

(J’étais là pour le Darshan, mais j’ai fait une petite pause. Bien sûr, vous en connaissez tous la raison – pour prendre mon petit déjeuner !) A ce moment-là, Dieu vient surveiller. (rires). Moment très mal choisi ! (rires). Et il remarque mon absence ! (rires) Quand je suis présent, Il m’ignore. (rires) L’absence est enregistrée. La présence est ignorée. C’est le style de fonctionnement divin avec lequel il est si difficile de s’accorder étant donné que, jusqu’à ce jour, nous ne sommes pas capables de connaître les dynamiques et les mécanismes de cet Avatar, de l’Incarnation. Pourtant, nous devons endurer cela !)

 

Soudain, Il S’approcha, “Que t’est-il arrivé ?”

 

Que vais-je dire ? Les garçons m’entourent. Bien, ils peuvent sourire mais je ne peux rien cacher ! A présent, la mèche est vendue !

 

“Je suis allé déjeuner, Swami !” (rires)

 

Alors, Il me demanda, “Qu’as-tu mangé ?” (rires).

 

Vous savez c’est tellement personnel. Il m’est très difficile de dire ce que j’ai mangé parce que les garçons demeurent au collège, ils peuvent ne pas avoir reçu la nourriture que j’ai mangée ce matin. Les pauvres n’ont peut-être eu que du pain, moi j’ai de la nourriture de luxe à la maison. Comment oserais-je leur faire de la peine ? C’est une situation très gênante. Alors, je dis : “Seulement deux choses, Swami.” (rires).

 

“Seulement deux ? Lesquelles ? (rires)

Il ne voulait pas me laisser à cet instant !

 

“Ah, Swami, deux choses qui sont d’ici.”

“Non, non ! Quelles sont-elles ? Dis-le Moi !”

 

“Une est dosa et l’autre upma. C’est une combinaison, Swami.”

 

“Oh ! La combinaison “Dosa-Upma” ?

 

(Vous connaissez Dosa et Upma. Si vous désirez savoir ce que c’est, vous pouvez aller à la Cantine Indienne Sud. Vous n’en connaissez peut-être pas la saveur.)

 

“Ainsi, “Dosa” et “Upma” – une bonne combinaison.”

 

Je dis, “Oh, je vois.”

 

Se basant là-dessus, Il développa Son sujet et dit :

 

“ Cette combinaison existe dans notre vie”

 

“Ah ! Quelle est-elle ?”

 

“La combinaison du séculier et de la spiritualité ; ils vont ensemble – le monde et le Divin. Le séculier et le spirituel peuvent s’associer. C’est une magnifique combinaison.”

 

“C’est quoi ? »

 

“L’un est le grossier, Shtula. L’autre est le subtil, Sukshma. Sukshma signifie ‘subtil’. L’un est le grossier, Sthula. L’autre est Sukshma, le subtil. C’est une magnifique combinaison. Le grossier contient le subtil.”

 

“Oh, je vois Swami ! Donc, je ne sais pas ce qu’est la subtilité parce que je suis lourd – je connais ma taille, je connais mon poids, ma cage thoracique, il s’agit là du grossier. Et le subtil dont Tu parles, je ne l’expérimente pas parce que connaître la subtilité est très subtil ! (rires). Ainsi, je ne sais pas ce que c’est.” Bhagavan dit alors :

 

“Oh ! La lampe que tu vois, c’est le grossier et l’électricité, c’est le subtil. L’électricité, c’est le subtil, tu ne la vois pas. La lampe, c’est le grossier, ce que tu vois. Ainsi, le subtil est responsable du fonctionnement du grossier. Pour que le grossier soit utile, pour que le grossier trouve une expression, le subtil est absolument essentiel. Le subtil est fondamental, tandis que le grossier en est l’expression, la manifestation, l’utilité. Le subtil s’exprime ainsi lui-même au moyen du grossier.”

 

“Oh !” Une autre question : “Swami, le grossier vient du subtil. Est-ce exact ? Ainsi, il y a le subtil, Sukshuma et le grossier, Sthula. Ce grossier, Sthula, est issu, est né, a pris naissance de ce subtil, “Sukshma”. Le subtil est la cause de laquelle est né le grossier. Est-ce exact ?” Voilà ce que j’ai dit à Swami.

 

Swami nie tout ce que nous disons. (rires). Mais c’est toujours pour le mieux et pas simplement pour vous dire “non” ! Il répond pour améliorer notre réponse et apporter une meilleure compréhension. Alors, Il dit :

 

“Non, non, non, non ! Le grossier se trouve dans le subtil et le subtil se trouve dans le grossier.”

 

Oh ! A présent, je ne suis ni le grossier ni le subtil ! Au moins j’étais à l’aise en tant que grossier. Maintenant que Swami dit que le subtil est dans le grossier et que le grossier est dans le subtil, où suis-je à présent ? Entre les deux ou quoi ?

 

Swami m’a complètement déconcerté ! “Swami, je pensais que le subtil donnait naissance, engendrait le grossier. Et qu’il y avait le subtil dans le grossier. Bien ! Mais maintenant, Tu m’as déconcerté en disant que le subtil se trouve dans le grossier et le grossier dans le subtil ! Je ne comprends pas !” Alors Bhagavan dit :

 

“Voici un exemple très simple. Prenez une graine de mangue. La graine de mangue se développe et devient un manguier. Où est l’arbre ? L’arbre est là, caché dans la graine. La graine, est le subtil. L’arbre est le grossier. Ainsi, le grossier est caché dans la graine subtile.”

 

Abba ! (fantastique !) Qui peut dire cela ? Subhash ! (quel bonheur !) Quelle merveilleuse explication que celle-là ! Mes amis, je suis sûr que vous serez tous d’accord et que vous vous unirez à moi pour dire que nous aimons Bhagavan comme “Enseignant mondial”, comme le “Professeur des professeurs”, parce que cette Incarnation est descendue sur Terre pour semer et répandre la Connaissance spirituelle. Toutes les autres activités, les fonctions, les célébrations, Darshan, Namaskars, interviews, Prasadam, Akandha Bhajan, Yajna, toutes les fêtes peuvent se résumer et viser à une seule chose : faire que chacun de nous réalise la Divinité intérieure. Faire que chacun de nous réalise et expérimente la Divinité intérieure. C’est la raison pour laquelle nous courons après Lui !

 

“Ainsi, le grossier est dans le subtil. Bien. Mais comment le subtil est-il dans le grossier. Tu as dit que la graine est devenue un arbre. Bien ! La graine est le subtil. L’arbre est le grossier. Très bien ! Alors, comment trouves-Tu le grossier dans le subtil et le subtil dans le grossier ? Pourquoi ? En ce qui concerne le second exemple ? Je ne comprends pas.”

 

“Cet arbre produit des fruits, des mangues. Et les mangues contiennent une graine. Ainsi, cet arbre grossier contient des graines subtiles. Les graines subtiles contiennent un arbre grossier.”

 

“Oh, je vois ! J’aurai le fruit, merci beaucoup ! (rires) Je mangerai le fruit à présent, merci !

 

Ainsi, Bhagavan dit qu’il y a un arbre dans la graine. Ceci signifie que Sthula se trouve dans Sukshma, que le grossier se trouve dans le subtil. Et la graine se trouve là, dans l’arbre. Ceci signifie que le subtil se trouve là, dans le grossier ! C’est ce qu’a dit Swami. Ensuite, Il dit encore :

 

“Ceci est la véritable combinaison, “Ayaa !” (expression de respect comme ‘Monsieur’). Le séculier et le spirituel, pas simplement ‘dosa’ et ‘upma’. (rires).Pas simplement deux sortes de nourriture pour le petit déjeuner. Ceci est la combinaison véritable, celle du séculier et du spirituel, du grossier et du subtil.”

 

Voilà ce qu’a dit Bhagavan.

 

“Swami ! De toute façon, que cela soit en ceci ou que ceci soit en cela, c’est très bien. Je vois le grossier. Bien ! Je vois le grossier, je vois le tout. Je vois la forme. Je peux visualiser. Je peux partager, je peux apprécier la compagnie. Je peux améliorer la forme au moyen de produits de beauté. Bien, je peux l’améliorer – je peux prendre du poids. Mais le subtil, je ne le vois pas. Comment puis-je l’expérimenter ?

 

Tu as dit où il se situait. Tu as mentionné son adresse. Tu as spécifié la façon dont ils sont reliés. Mais comment puis-je l’expérimenter ? Je peux Te voir et dire ‘Bien. Heureux de Te rencontrer’ parce que je peux voir Ta forme grossière. Le charmant Sourire , je peux Le voir. Le magnifique Visage, je peux Le voir. Mais comment puis-je parler de ce subtil que je ne vois pas ? Comment puis-je expérimenter ce subtil et dire, “Cette expérience, existe-t-elle en raison de cela” ? Comment puis-je dire cela étant donné qu’il n’y a pas de preuve directe, qu’il n’y a pas d’évidence directe, qu’il n’y a pas de forme ?”

 

Bhagavan déclara immédiatement :

 

“Je vois. Quelle est la forme d’Ananda, la Béatitude ? Ananda, la Béatitude, n’a pas de forme. Mais n’es-tu pas heureux ? Tu es heureux ! Toutefois le Bonheur Suprême, la Béatitude, n’a pas de forme.”

 

Ah, c’est cela. Ainsi, le Bonheur Suprême, qui n’a pas de forme, nous façonne, façonne la forme, nous fait ressentir la Félicité. Ainsi le Bonheur Suprême sans forme pénètre la forme, rend la forme heureuse. Abba ! Finalement, je vois ! Peut-être est-ce une dose trop forte ?

 

“Swami, voudrais-Tu expliquer davantage ?” Il dit :

 

“Quand vous goûtez une friandise, celle-ci a une forme. Mais sa douceur n’a pas de forme.”

 

Oh ! La douceur n’a pas de forme ! Mais un bonbon a une forme ! Les piments ont une forme. Prenez-en un ou deux et vous expérimenterez le ‘sans forme’ ! (rires). Il nous reste une heure et demie avant le déjeuner. Si vous le désirez, je vous procurerai des piments ! (rires), ou  des pickels du Sud de l’Inde, d’Andhra, brûlants ! Cette forme vous conduira à l’état de ‘sans forme’. (rires). Suis-je clair, Monsieur ?

 

Bhagavan a dit aussi :

 

 “Le Bonheur Suprême  n’a pas de forme. Cet état sans forme de la Béatitude fera expérimenter la Félicité à cette forme. Comment être pleinement heureux ? Ce qu’est la Félicité, cette forme l’expérimente. Mais ce Bonheur Suprême n’a pas de forme en tant que telle. Et tu ne peux le nier. Simplement parce qu’Il n’a pas de forme, tu ne peux pas dire que le Bonheur Suprême n’existe pas ! Mais tu es pleinement heureux.”

 

Le bonheur n’a pas de forme, mais tu es heureux. Le goût sucré n’a pas de forme mais tu savoures les confiseries. Abaa ! La nourriture est très épicée, piquante ! Le piquant n’a pas de forme, mais la matière de l’épice a une forme. La matière issue de l’épice a une forme.

 

C’est ainsi que Bhagavan expliqua ceci. Ensuite, je dis :

 

“Swami ! Maintenant, je commence à comprendre ; je commence à comprendre que tout ce que j’absorbe à travers ces cinq sens de perception me donne l’expression, me donne l’expérience, ce qui revient au même. Est-ce exact ? Le sens de la vision, le sens de l’audition, le sens de l’odorat, le sens du toucher, par ces cinq sens de perception, j’obtiens l’expérience. Est-ce exact ? L’expérience obtenue par les cinq sens de perception est informe. Elle est sans forme. Est-ce juste, Swami ?” Alors, Il dit :

 

“Non, non. Tu es dans l’erreur ! (rires).

 

(Je suis habitué à ceci ! Et je me félicite de me tromper. Si je n’étais pas dans l’erreur, comment pourrais-je être corrigé ? Et si je ne suis pas corrigé, comment puis-je savoir si ce que je dis est exact ? Swami Lui-même améliore notre réponse correcte pour qu’elle devienne meilleure, plus juste, plus précise et plus exacte. Je peux être correct mais je peux ne pas être exact. Je peux ne pas être précis. Ainsi, même si nos réponses sont correctes, Swami les rendra précises.)

 

Voici la question :

 

“Bhagavan ! Tout ce que je rassemble, tout ce que je tire de ces cinq sens de perception me donne une expérience qui est sans forme. Est-ce vrai ?”

 

Tout d’abord, Il répond : “Tu es dans l’erreur.”

Bien ! Ensuite, Il déclare :

 

“Cette expérience est la combinaison de tout ce qui est tiré de l’intérieur, de tout ce qui est entendu, de  tout ce qui est vu, de tout ce qui est touché. Toute l’information tirée des cinq sens rassemblée, combinée, synthétisée, mélangée, se dissout en un seul état d’expérience. Toute l’information tirée de ces cinq sens se dissout et donne le seul état d’expérience, comme le pudding sucré.”

 

Vous connaissez le riz au lait ? Il s’appelle Payasam.  Vous connaissez le Payasam. ? A la fin de l’Akandha Bhajan nous en aurons – de deux sortes : piquant et sucré. Celui qui est sucré avec le riz et tout le reste, est ce que vous appelez Pudding. Exact ? Vous le connaissez ? Oh oui, je pense que vous l’appréciez ; en particulier quand il est donné par les Mains divines. N’est-ce pas ?

 

Ainsi, ce second dessert, le pudding sucré, n’est rien d’autre qu’une combinaison de jaggery, de riz, de beurre clarifié et de lait. Tous ces ingrédients constituent ce riz au lait, exact ? De même, toute l’information tirée – la perception, l’audition, le toucher – est semblable au riz au lait ; comme le pudding sucré, cela vous donne la douceur de l’état et de l’expérience de la Béatitude. La douceur de la Béatitude est comparée au riz au lait. C’est ce qu’a dit Bhagavan.

 

“Swami ! Très bien ! Maintenant, de cette façon, j’apprécie la douceur par mes yeux, par ma langue, par mes oreilles, j’en bénéficie et en fait l’expérience par mon mental. Est-ce exact ? Voici la question : l’état de Bonheur Suprême, l’état de Béatitude, est-il expérimenté par mes sens ou non ? L’état de Béatitude est-il expérimenté par mon mental ou non ? Voilà la question.”

 

Les questions sont un peu sérieuses mais cependant elles sont très instructives. Mes amis ! Pendant combien de temps nous rallierons-nous à des histoires et toujours plus d’histoires ? Pour savoir que Baba est Dieu, une expérience suffit. Tout au long de notre vie nous écoutons histoires après histoires. Alors notre vie devient une histoire qui ne prend fin nulle part !

 

Pour connaître que la mer est salée, que toute la mer est salée, nous ne devons pas en boire toute l’eau ! Une seule goutte suffit ! Pour connaître que Swami est Dieu, une expérience suffit. Cela ne veut pas dire que je suis contre les expériences ou que je n’aime pas partager les expériences. J’aime cela aussi. Mais ces expériences devraient nous conduire vers un  objectif supérieur, un objectif plus élevé. Le but d’une expérience est différent. Cela dépend de la façon dont nous la regardons. Le but d’une expérience est de nous rapprocher de plus en plus de la Divinité. L’expérience n’est pas le But suprême. L’expérience est un moyen d’arriver à la Fin. La Fin, c’est la Réalisation. L’expérience est seulement un moyen, elle n’est pas le But suprême. Malheureusement, nous nous en tenons seulement à l’expérience.

 

A présent, Je souhaite partager avec vous ce que Bhagavan a dit à ce sujet. Qu’a t-Il dit ?

 

“Bhagavan ! Maintenant que Tu as mentionné tous ces points, je voudrais comprendre ce que Tu souhaites nous transmettre et cela jusqu’à ce que je n’aie plus de doute.”

 

“De quoi s’agit-il ?”

 

“Puis-je expérimenter la Béatitude au moyen des sens ? Puis-je retenir, puis-je maintenir, puis-je détenir cet état de Béatitude un certain temps dans le mental ?”

 

Bhagavan donna une réponse simple.

 

“Tu ne peux expérimenter la Béatitude par tes sens. La Béatitude ne peut être retenue, Elle ne peut être maintenue, Elle ne peut demeurer dans ton mental. Non !”

 

Je vois. “Si le mental ne peut La conserver, si les sens ne peuvent La tenir, alors pourquoi cette Béatitude ? Pourquoi ?” Et Bhagavan dit …

 

Abba ! Vraiment, mes amis, qui d’autre que Bhagavan peut révéler ces vérités védantiques en profondeur, dans un style si simple ? Qui d’autre peut en parler ? Il donna un exemple simple :

 

“Pendant la journée vous agissons tranquillement. Nous faisons toutes sortes d’expériences. Très bien. Mais, pendant la nuit, quand vous dormez, qu’advient-il de ces expériences de la journée ? Elles s’en vont ! En état de sommeil profond, vous ne faites pas ces expériences de la journée. Dans le sommeil, vous faites des expériences qui ne sont pas ici maintenant. Par conséquent, qu’elle soit du jour ou de la nuit, aucune expérience ne sera permanente. Toutes les expériences sont comme des nuages qui passent. L’expérience de la journée s’en va pendant la nuit. Les expériences de la nuit s’en vont avec le jour. Ainsi, aucune expérience ne demeure en permanence. Mais l’expérimentateur est permanent. Cet expérimentateur n’est autre que la Béatitude, “Ananda”.

 

Abba ! Ainsi, l’expérimentateur est Ananda, la Béatitude non duelle, permanente, éternelle, non polluée, immortelle, pure comme le cristal. Ainsi, tel est l’expérimentateur. Les expériences vont et viennent. Les expériences, nous pouvons y penser mentalement. Nous expérimentons par nos sens, mais l’expérimentateur est au-delà des sens. L’expérimentateur est au-delà du mental. Cet expérimentateur, c’est l’état de Béatitude.

 

Ainsi donc, ma question est erronée parce que je veux limiter l’expérimentateur aux sens. Quand je limite l’expérimentateur aux sens, il s’agit de l’état de veille. Quand je limite l’expérimentateur à l’état du mental durant la nuit, c’est l’état de rêve. Ainsi, il ne s’agit ni du mental ni des sens. L’expérimentateur est continu – toujours existant. Ainsi, l’expérimentateur est Existence. L’expérimentateur est existentiel. L’expérimentateur est la vie. L’expérimentateur est la Béatitude. Il est existence, existentiel, pour être plus substantiel, tandis que l’expérience est simplement fugitive. L’expérience est momentanée.

 

Quelle magnifique explication nous a donnée Bhagavan ce matin ! J’étais extrêmement heureux.

 

A la fin, Dieu est trop fatigué pour expliquer à des ânes comme moi ! Que je puisse dire au moins quelque chose, que je puisse Lui être reconnaissant. Oh ! Je ne peux pas dire, “Merci Swami”. Merci est un mot tellement simple. Parfois il ne signifie vraiment rien.

 

“Qu’y a-t-il ?”

 

Je dis : “Swami ! Qui expliquera des choses comme celles-là ? Cette matinée est vraiment bénie ! Tu es allé en profondeur. Pour commencer Tu as donné des explications au sujet des poètes Srinatha et Pothana. Tu as clairement expliqué le Sthula, le grossier, et Sukshma, le subtil. Tu as aussi expliqué l’état de Béatitude. Nous sommes très heureux, Swami ! Nous Te sommes très reconnaissants. Qui nous expliquerait ces choses-là ?”

 

Et Swami ne dit pas, “Je suis heureux que tu dises cela !” Ce n’est pas Son genre ! (rires). Il n’attend pas nos hommages. Il est au-delà de tout cela. Qu’a-t-Il dit ?

 

“Je suis prêt à tout révéler. Je n’ai personne pour écouter. Je n’ai personne pour écouter ces choses-là ! Je suis prêt à les révéler.”

 

“Swami, que veux-Tu dire ?”

 

“Qui comprendra ces choses-là ? Qui posera de telles questions ? Qui posera ces questions conduisant à l’avancement spirituel ? Qui posera des questions visant à la compréhension philosophique, parfaite, totale ? Je suis prêt à parler. Qui réagira ? Qui sera intéressé ? C’est la raison pour laquelle Je ne révèle pas ces choses. Je ne les révèle pas parce que Je ne vois personne qui soit intéressé à ces sujets.”

 

Prions et prouvons que nous sommes dignes de recevoir ces nobles vérités, que nous méritons de recevoir ces doctrines philosophiques, ces vérités védantiques, au moins à partir de maintenant !

 

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J’ai maintenant une expérience à partager avec vous. Je l’ai partagée avec un autre groupe d’auditeurs la semaine dernière, mais je n’ai pas eu le temps de le faire avec vous. Je souhaite vous en faire part ce matin avant de terminer cette causerie.

 

Un de mes amis très proches, le Sous-Directeur de la ‘State Bank of India’ locale, me téléphona à 10 heures du soir et me dit : “Anil Kumar, j’ai quelque chose à partager avec toi.”

 

“Monsieur, je vous en prie, parlez !”

 

Les gens savent que tout ce qui me sera rapporté sera partagé avec beaucoup de personnes ! Je répète que ceci est : ABC, Anil Kumar Broadcasting Corporation ! (rires). Oui. Si vous ne voulez pas que je partage avec les autres, ne m’approchez pas ! Si vous êtes près de moi, je suis un satellite, (rires) comme Internet, c’est tout ! J’en fais une transmission immédiate parce que j’en retire de la joie. Partager le message de Baba est comme une danse, comme une musique pour moi. Oui, j’aime faire cela.

 

Le Sous-Directeur dit : “Je veux te raconter ce qui est arrivé. Ce matin, une personne vint retirer de l’argent à la Banque. Elle reçut trop d’argent, par accident. Le préposé à la caisse, on ne sait comment, par malchance, lui a donné de l’argent en trop. Et la personne qui le reçut le prit sans le compter. Il ne s’agit pas d’un individu enclin à recevoir de l’argent en trop et à s’en aller. Non. Il ne l’a pas compté. Il est simplement parti. Et le soir, au moment de clôturer les comptes nous avons soudain découvert l’erreur. Une personne avait reçu trop d’argent. Nous étions très inquiets parce que nous ne pouvions équilibrer les comptes. A ce moment-là, une personne accourut  à notre bureau et dit, “Monsieur ! J’ai reçu trop d’argent. Je vous prie, reprenez-le.”

 

Le Sous-Directeur me dit : “En cet âge moderne, qui rapporterait de l’argent perçu en trop ? Pourtant j’ai rencontré une telle personne ! Je suis si content de vous rencontrer, je sais maintenant qu’une telle chose peut se produire !”

 

Cette personne expliqua : “Monsieur ! Après avoir reçu l’argent, j’ai mangé ici, à la cantine et je me reposais. Bhagavan m’apparut en rêve et dit : “Ecoute ! Tu as reçu trop d’argent à la Banque et les employés sont très confus ! Retournes-y et rends l’argent !” (applaudissements).

 

Bien, comment dois-je considérer cela ? Ces choses arrivent pour établir la crédibilité, la responsabilité et l’authenticité de la Divinité, de telle sorte que, quoi qu’il arrive aux alentours, instant après instant, Elle Se manifeste au plus profond de notre cœur afin que nous écoutions tous les enseignements sacrés.

 

 

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Hier, j’ai reçu une lettre de Manille, aux Philippines. C’est une lettre que je souhaite aussi vous passer si vous en êtes enthousiastes. (l’auditoire répond, “oui !”) Oui ? Je suis un homme qui viendrait au Parlement avec toutes les affaires ! (rires). Avec toutes les statistiques et les données les plus récentes ! Je suis un étudiant en science dont tous les sens sont fonctionnels !

 

Cet homme de Manille, du nom de Sitaram, est technicien en informatique. Il écrivit une lettre que j’ai montrée à Bhagavan hier soir. Certains d’entre vous l’ont peut-être remarqué, je passais simplement cette lettre et Bhagavan dit : “Garde-la dans ta poche.”

 

Je dis : “Swami ! Je ne l’ai pas apportée pour la garder dans ma poche ! Non.”

 

“Quoi ?”

 

“Je souhaite que Tu lises quelques lignes.”

 

Swami me répondit en émettant un son exprimant Sa non-volonté de Se soumettre à ma requête.

 

“Non, Swami, je T’en prie ! Cela aidera tout le monde! Je T’en prie, permets-moi de lire à haute voix ces quelques phrases.”

 

Peut-être par ennui ou parce qu’Il était vraiment fâché et mécontent de moi voyant que je ne Le laisserais pas, Il dit :

 

“Bien, lis-la !”

 

Qu’écrivait cet homme ? Là-bas, de Manille, aux Philippines, que m’écrivait-il ?

 

“Monsieur, je n’étais pas à la maison. Ma femme était partie au travail. Et mon père, un professeur retraité, un professeur sincère était tout seul. Il était sérieusement malade et pouvait à tout momentavoir une crise cardiaque. Il écoutait la cassette du Bhajan Sai ‘Deena Bandhava Sri Sai Deva’. Il écoutait la cassette quand, soudain, il vit Baba assis à son chevet qui le consolait et lui parlait. Il ne s’agit pas d’un rêve ! Ce n’est pas de l’imagination ! C’est une manifestation physique de Bhagavan Sri Sathya Sai Baba (applaudissements), assis à son chevet, conversant avec le vieil homme ! Monsieur, je vous en prie, transmettez ma gratitude à Bhagavan. S’il vous plaît, lisez cette lettre à haute voix aux frères et sœurs de la famille Sai.”

 

Ceci est aussi écrit dans la lettre. Et j’ai lu cette lettre tout haut, hier soir, devant Bhagavan.

 

Le Bon Seigneur, le Créateur a fait des millions et des millions de choses semblables. Ainsi, pour Lui, ce n’est pas une surprise. Ce sont de bonnes nouvelles pour nous tous. Je suis aux anges lorsque j’entends de telles choses et que je les partage avec mes amis de temps en temps. Je conclus par là ma causerie de ce matin, espérant que nous pourrons nous rencontrer la semaine prochaine, même jour, même heure. Je vous remercie pour m’avoir écouté. Merci beaucoup !

 

Applaudissements

 

Anil Kumar mit fin à sa causerie du dimanche en menant le bhajan “Sai Narayana…”