POINTS PRINCIPAUX DE LA CAUSERIE

 

donnée le 7 janvier 2001 par

 

ANIL KUMAR

 

OM…OM…OM…

 

Sai Ram,

 

Salutations aux Pieds de Lotus de Bhagavan,

 

Chers frères et sœurs !

 

Je suis heureux de vous rencontrer ce matin pour la première fois en cette nouvelle année… pour la première séance de l’année nouvelle.

 

J’ai réfléchi à ce que je pourrais vous dire ce matin. Avant de me lancer dans un sujet quelconque, je sais que la plupart d’entre vous sont intéressés à savoir ce qui se passe ici, le soir, quand Swami parle aux étudiants. Je le sais et suis également intéressé à le partager avec tout un chacun. J’y suis aussi intéressé.

 

Je crois que chaque conversation de Sai représente un bénéfice pour tout le monde. Rien de ce qu’Il dit n’est personnel, rien n’est privé. Les choses sont impersonnelles. Les choses sont universelles. Tout ce que Bhagavan dit un jour à quelqu’un, dans un contexte donné, dans une situation donnée est un bénéfice pour tout le monde. Il profite de chaque situation pour transmettre un message. Les gens devraient être suffisamment malins, suffisamment intelligents, leur attention devrait être suffisamment éveillée pour saisir tout ce qu’Il souhaite faire entrer dans leur tête !

 

Actuellement, l’attention de Bhagavan se tourne vers la "Rencontre Culturelle et Sportive" annuelle des Instituts d’Education Sathya Sai. L’inauguration de cette rencontre aura lieu le onze janvier. Elle se déroulera en deux parties, une le matin pour les Campus de Brindavan, Puttaparthi et Anantapur et une autre l’après-midi pour les enfants des Ecoles primaires. Voici le programme de la journée ; je vous le dévoile à l’avance parce que je n’ai pas de secret.

 

Je suis incapable de garder un secret. Qu’y puis-je ? Je ne le peux pas et c’est la raison pour laquelle je dis à tous mes amis, "Je vous en prie, dites-moi les choses qui peuvent être rapportées en public (rires), mais ne me dites pas celles qui ne doivent pas être dévoilées celles qui doivent être maintenues "Top secret", car je suis incapable de garder un secret. Bhagavan le sait aussi très bien. C’est pourquoi Il ne parle que des choses qui peuvent être rapportées !

Bhagavan a parlé aux étudiants des sports et des jeux. Il S’est informé de la manière dont les garçons s’y préparent, s’ils sont prêts. En fait, à Brindavan, lors de Son discours de Noël, Swami y a fait allusion très clairement. Certains d’entre vous L’ont entendu, Il a dit, "Je vais à Prasanthi Nilayam pour encourager les garçons en vue de la Rencontre Sportive." Ceci est très clair, Il l’a fait. Et comme le disait Napoléon, "Soyez clairs et le reste suivra". C’est ce qu’a fait Swami.

Il est venu ici. Depuis lors Il est ici. Il S’est informé,

"Les enfants ! Que faites-vous ?"

Quand Il pose cette question, Il fait naître des réponses et alors, Il transmet un message simple que nous devons conserver précieusement parce qu’il est applicable à nous. L’événement sportif est l’occasion du jour ou de l’année, mais le message est universel. Le message est acceptable pour tous, en tout temps. Que dit ce message ?

"Ecoutez, les garçons ! Je vous ai vu faire certaines acrobaties sur des motos. Mais vous ne M’avez pas consulté sur la façon de réussir, d’avoir la victoire lors de ces acrobaties! Si vous Me l’aviez demandé Je vous en aurais dévoilé le secret."

"Oh, je T’en prie Swami! Dis-nous, quel est le secret?"

"Non, non, Je ne veux pas vous le dire. Vous auriez dû Me le demander avant."

"Non, Swami, nous voulons le connaître."

"Ecoutez ! Lorsque vous faites ces acrobaties sur une moto, vous devez d’abord démarrer lentement et ensuite augmenter peu à peu la vitesse. Vous devriez accélérer graduellement. C’est le secret de la victoire, de la réussite. Je connais cette technique."

"Swami, quelle technique ne connais-Tu pas ! Etant donné que Tu manies la plupart d’entre nous, paillassons inutiles,  comment ne pourrais-Tu conduire des motos ?" 

"Voyez-vous, quand J’étais à l’école à Kamalapuram, J’utilisais la même technique. "

"Comment ? La même technique ? Laquelle Swami ?"

 

"Chaque année nous avions une compétition de course à pieds. Et vous savez que dans l’école ils étaient tous grands, c’étaient de grands garçons, des garçons plus âgés que Moi, des garçons devenus adultes et bien bâtis, des gens costauds. Maintenant encore Je suis petit. Vous pouvez imaginer comment J’étais alors ! (rires) Je n’étais pas seulement petit, mais aussi très maigre, très mince et Je portais des culottes courtes et une chemise. Mais Je Me classais toujours premier de la course. Le saviez-vous ?"

"Que Tu étais premier de la course, Swami ? Tu es toujours le premier, sous tous les rapports !"

"Ah ! Ceci est une autre chose. Connaissez-vous le secret de Ma réussite ?"

"Quel est-il Swami ?"

"Tous les garçons se plaçaient devant. J’étais toujours à l’arrière. Ils se disaient, "Après tout, ce petit garçon est un incapable." Je les laissai penser cela. (rires) Ils étaient donc tous devant. Le professeur qui organisait la course siffla le départ… Partez ! Tous les grands garçons qui se trouvaient devant se mirent à courir, courir, courir, courir courir. Je Me suis mis aussi à courir, lentement au début. Comme les grands couraient très vite dès le départ, ils s’épuisèrent et furent essoufflés. Ils furent forcés de ralentir. Alors Je pris de la vitesse et ainsi Je les dépassai (rires). Voilà comment Je gagnais les courses."

"Ahhh ! Swami, c’est magnifique, magnifique !"

"Vous savez, vous devriez exercer un certain contrôle sur votre corps. Vous devriez manger sans gourmandise. Vous ne devriez pas remplir votre estomac comme on remplit une poubelle. Vous ne devriez pas manger tout au long de la journée. Vous devriez exercer un certain discernement. Vous devriez suivre certaines règles en ce qui concerne vos habitudes alimentaires."

Je dis alors, "Swami, est-ce possible ?"

"Je sais pourquoi tu poses cette question, parce que pour toi c’est impossible (rires)."

"J’aime la nourriture, spécialement celle qui est très épicée."

"Non, non, non. C’est possible." 

"Swami, dis-je, à mon âge, pourquoi la contrôler ? Pourquoi devrais-je avoir une belle silhouette et tout le reste ? Ce n’est pas nécessaire. Je souhaite avoir de la nourriture, autant de nourriture que je veux. Je ne pense pas pouvoir la contrôler." 

"Comment non ? Tu le peux ! L’âge n’a rien à voir avec les habitudes alimentaires. Tu peux les contrôler. Tu peux certainement manger ce que tu es censé devoir manger et tu peux certainement supprimer tout ce que tu ne devrais pas manger, tout ce qui serait de trop pour ton corps. Tu devrais y être très attentif. L’âge n’est pas un obstacle. Ecoute ! Tu Me crois ou tu ne Me crois pas, mais jusqu’à ce jour Je ne sais pas ce qu’est l’appétit, Je ne connais pas la soif, Je ne sais pas ce qu’est le goût."

"Oh, çà alors ! "Swami, Tu ne sais pas ce qu’est le goût ?"

"C’est ainsi ! »

"Alors comment peux-Tu manger ?" 

"Je ne mange pas en fonction du goût de la nourriture. Je ne mange pas en fonction de la saveur de la préparation."

"Alors, Swami, que fais-Tu ?"

"Si tu es capable de vaincre, de franchir cette barrière du goût, cette barrière qui consiste à ajouter de plus en plus de poivre, de plus en plus de piment, de plus en plus d’oignons, si tu franchis cette barrière du goût…"

"Qu’arrivera-t-il, Bhagavan ?"

"…tu seras plus beau, plus présentable. Une sorte de rayonnement, de brillance apparaîtra sur ton visage."

"Bien, je souhaite être rayonnant et brillant, mais sans ces règles et sans devoir contrôler la nourriture. Le but est beau, mais le chemin est si pénible !" 

"Je n’en sais rien. Je ne mange qu’une bouchée, c’est tout. Je ne mange pas beaucoup. Mon poids reste toujours le même."

"Oh, Swami, Tu es toujours comme çà ! Swami est Swami. Comment pouvons-nous être Swami ?" (rires)

"Non, non, non. Vous pouvez tous être comme Swami si vous parvenez à vous contrôler. Je ne sais pas davantage ce qu’est la soif. Je bois seulement de l’eau, à petites gorgées. Je ne bois pas, J’avale à petites gorgées. On peut ainsi être en très bonne santé et on peut aussi vivre longtemps si l’on s’exerce à contrôler les habitudes alimentaires."

C’est le message qu’Il nous a transmis.

Je voulus argumenter davantage pour provoquer Dieu Lui-même parce que si vous êtes d’accord et dites, "Tout est bien, tout est juste", Bhagavan passera son chemin. Si vous dites, "Comment cela me sera-t-il possible ?" Alors Il dira, " Grand nigaud !" Ensuite Il transmettra un message.

Me faire traiter d’idiot n’est ni une invention ni une nouveauté (rires). Laissez-moi provoquer Dieu et obtenir un message de Lui. Cela n’a pas d’importance, je ne suis pas inquiet de ce que les autres peuvent penser à mon sujet. Après tout, ce "moi", s’en est allé il y a longtemps. Une fois que nous décidons de demeurer ici et si nous voulons y rester un certain temps, il ne peut y avoir de "je" ni de "moi". Ainsi, nous l’oublions, notre "je". Au début nous connaissons quelques problèmes ! Au début, c’est douloureux, vous le savez ! Je dis donc :

"Swami, supposons que nous mangions davantage, qu’arrivera-t-il ?"

"Si vous mangez plus il vous arrivera ceci. Des piliers soutiennent chaque édifice et sur ces piliers on pose un toit, une dalle, est-ce juste ? Maintenant, si les piliers sont très faibles, très minces alors que le toit est tellement lourd, qu’arrivera-t-il ? Les piliers se mettront à fléchir. La dalle du toit pourra vous tomber sur la tête !"

"Et alors, Swami ?"

"Les piliers, vos jambes, sont minces. Le toit, votre corps, est lourd (rires). Maintenant, que se passe-t-il ? Vous ne marchez pas droit mais comme ceci, courbé. Beaucoup de gens se courbent, beaucoup de personnes ont des problèmes aux genoux, des problèmes d’articulations, souffrent des jointures, des reins et de migraine. Quelle souffrance ! Quelle souffrance ! Pourquoi ? La dalle est lourde et les piliers sont minces ! (rires) Par conséquent, vous fléchissez."

"Oh, Swami, est-ce ainsi ?" 

"Et en amassant davantage de choses, l’estomac devient proéminent. Alors vous n’avez plus besoin d’une table pour écrire, vous pouvez facilement écrire dessus ! (grands rires). Et nous pouvons ainsi interpréter la situation : la personne entière (sa forme) ressemble à un point d’interrogation ! (rires).

Telles sont les plaisanteries de Bhagavan Baba. Vous observez la conversation de loin, c’est pourquoi je vous la raconte.

Swami raconta alors un épisode du Ramayana. J’essaierai de vous l’expliquer aussi brièvement que possible parce que je suis sûr que certains d’entre vous ne connaissent peut-être pas toute l’histoire du Poème épique du Ramayana

Le sage Vishvamitra emmena avec lui Rama et Lakshmana dans la forêt pour sauver le yagna et le yaga - rituels sacrés conduits par les sages en ce temps-là. Ces rituels sacrés étaient perturbés par des démons. Vishvamitra, voulant protéger ce yaga se présenta devant Dasaratha, le père de Ramachandra et lui dit, "Majesté, je vous en prie, envoyez deux de vos fils pour protéger le yagna et le yaga. Le père n’était pas prêt à les envoyer car il n’avait eu ces enfants qu’après avoir fait pénitence pendant un temps très long. Il dit, "Oh sage, ne me demande pas mes enfants. Tu veux ces enfants pour protéger le yagna et le yaga contre l’assaut des démons. Ce sont de tout petits enfants, ils ne peuvent pas se battre avec les démons. Après tout, j’ai eu ces enfants après une longue période de pénitence, de sacrifice et d’attente. Comment pourrais-je vivre sans eux ? O Sage, sois miséricordieux !"

Alors le sage Vishvamitra dit "Ecoutez, O Roi ! Ne soyez pas insensé. Ne savez-vous pas que ces deux enfants ne sont pas des enfants ordinaires ? Ne les connaissez-vous pas ? Votre premier fils, Ramachandra, est le Seigneur Vishnu Lui-même, Dieu, le Divin ! Et votre second fils, Lakshmana, est Son disciple, Son proche associé, comme Shesha, le serpent aux six têtes sur lequel le Seigneur Vishnu repose sur l’océan de lait."

(Sur cet océan de lait se trouve un gros serpent à six têtes, Adi Shesha,. Sur Adi Shesha, le Seigneur Vishnu repose. Certains d’entre vous en ont vu l’image.)

"Ainsi, ce Lakshmana est Adi Shesha. Rama est Dieu Lui-même. Ne le savez-vous pas ? " Il lui fit un sermon. Finalement Dasaratha accepta, "Très bien, emmène-les, qu’ils te suivent."

Vishvamitra pénétra dans la forêt suivi de ces jeunes garçons, Rama et Lakshmana. Ils atteignirent un ermitage, un ashram appelé Siddhashram. Le sage Vishvamitra appela les garçons, "Ecoutez mes chers enfants ! Voici l’heure où le soleil se couche. Il va faire noir. C’est l’heure du crépuscule, l’heure où les démons commencent leurs activités. Vous venez du Palais Royal. Vous êtes si jeunes. Je vous apprendrai certains mantras afin que vous puissiez vous protéger vous-mêmes et combattre avec les démons."

A ce moment du récit, Swami dit ceci :

"A leur père, le sage Vishvamitra dit que les garçons étaient divins. Mais quand les garçons furent près de lui, il les considéra comme des garçons ordinaires et voulut leur enseigner certains mantras. C’est insensé ! Au palais, il savait que Rama était le Divin. A ce moment-là, il était sage. Mais dans la forêt, le sage Le considérait comme un enfant humain normal. C’est ce que l’on appelle illusion. C’est l’illusion."

Nous tombons tous dans cette illusion. Parfois nous disons, "Oh Baba ! Il est Dieu !!! Ahhhhh !"

Plus tard, quand Il vient vers vous et vous parle, vous dites

"Je sais, Swami viendra et parlera."

"Oh, vous le savez ?"

Vous ne le savez pas. Subitement, nous Le considérons comme un être humain et nous aussi nous réalisons plus tard qu’Il est Divin. Cette sorte de confusion, de pensée, de dichotomie, cette sorte d’idée double – à un moment Divin à un autre humain – voilà ce qui arriva dans le passé au sage Vishvamitra. En quoi cela nous concerne-t-il ? Nous ne sommes pas une exception. Cela arrive. Ce n’est pas nécessairement toujours la règle, mais nous sommes souvent victimes de l’illusion.

Ensuite, Swami dit 

"Après avoir atteint Mithila, où furent célébrés leurs mariages respectifs, Rama et Lakshmana prirent part au banquet ; ils eurent un repas complet pour la première fois."

Et Swami ajouta :

"C’était la maison du beau-père (de Râma), ainsi purent-ils bien manger !"

Ainsi, Rama ne fit pas exception en bénéficiant de l’hospitalité de sa belle famille !

Swami dit encore :

"Plus tard, dans l’histoire du Ramayana, alors qu’ils étaient en exil dans la forêt  avec Sita, Lakshmana cueillait des fruits. Ils ne consommaient  que des fruits, aucune nourriture solide. Ils cueillaient seulement les fruits dont ils avaient besoin – pas tous les fruits qui étaient disponibles – Pourquoi ? Ils souhaitaient en laisser aux oiseaux. Ils étaient si amicaux envers la Nature, si compréhensifs envers les oiseaux. Ils possédaient ce sens de l’existence, de la coexistence avec les animaux et les bêtes autour d’eux. Telle était la mentalité de Rama et Lakshmana. Cette sorte de discipline vous est nécessaire, Mes enfants."

C’est ce qu’a dit Swami un de ces soirs !

Un autre jour Bhagavan dit  (je ne sais pas si je peux le dire ou non, parce que je crains que (indiquant le côté des femmes) cette moitié ne se sente un peu plus fière en raison de ce que je vais dire. Bhagavan teste la patience de ce côté (indiquant celui des hommes) de l’auditoire) (rires.) Donc, Bhagavan dit aux garçons : 

"Et bien, les jeunes filles d’Anantapur proposent un très bon programme."

Après cela, que devrais-je dire ?

"Bien, dis-je simplement. Est-ce tout Swami ?"

"Pourquoi dis-tu ‘est-ce tout’ ? Elles viennent ici. 

"Oh, oh, oh, bon programme ?"

"Un programme parfait !"

"De toute façon meilleur que notre programme," dis-je.

"Oui ! Pourquoi en doutes-tu ? Ce sont les meilleurs programmes."

"Oh, je vois" – et pour poursuivre le dialogue j’ai ajouté – "Comment se fait-il qu’elles viennent chaque fois avec les meilleurs programmes ? Pourquoi ?"

"Les femmes sont déterminées. Les femmes prennent des décisions ? Une fois qu’elles ont pris une décision elles ne reviennent pas dessus." 

Bien sûr, c’est parfois un problème ! (rires) (regardant du côté des hommes), cela Il ne l’a pas dit. C’est personnel, issu de mon expérience personnelle ! (rires soutenus).

"Ainsi une fois que la décision est prise, il n’est pas question pour elles de faire marche arrière. Elles ont de la détermination. Non seulement cela, elles ont deux critères."

"Lesquels ?"

"Elles ont obtenu ‘sraddha’ qui signifie la sincérité vis-à-vis du but, la concentration, la motivation suffisante. Sraddha signifie la ténacité. Elles ont cela."

"Nous n’avons pas tout cela, Swami ?"

"Tout d’abord, tais-toi !… Elles, ont tout cela."

" Et le second critère, Swami ?"

"Elles ont une concentration totale.

"Oh, je vois. Nous n’avons pas de concentration ?" – se tournant vers nous Il dit :

"Tchi (expression de dégoût) ! Les garçons n’ont pas de concentration."

"Oh, je vois." – je savais alors qu’Il allait venir vers moi (rires) – "Swami, nous avons de la concentration, je le crois, Swami.

"Non, non, non. Vous les garçons quand vous faites des acrobaties sur les motos au cours de la Rencontre Sportive, que faites-vous ? Vous regardez de ce côté-ci et de ce côté-là… "les gens ont-ils conscience de mon talent ? Suis-je bien noté partout… de ce côté-ci et de ce côté-là ?" Vous avez tellement conscience d’accomplir une performance… "Ah ! Est-ce génial ce que j’ai fait, n’est-ce pas ? Très bien !" Les filles ne sont pas comme cela. Leur concentration est totale." (Par gestes, Anil Kumar imite les filles en pleine concentration), (rires).

J’attends qu’elles viennent ici, ainsi je pourrai leur dire de regarder de ce côté-ci et de ce côté-là ! (rires) Ainsi, elles ont une concentration totale alors que les garçons ne sont pas comme cela. Ils regardent de ce côté-ci et de ce côté-là.

Ensuite, Bhagavan suggéra deux idées pour réussir dans les sports et dans la vie. L’une est utsaha qui signifie l’enthousiasme, le dynamisme, le zèle et l’enthousiasme pétillant. La seconde est sraddha, la sincérité, l’attention et la discipline.

"Swami, les deux vont-ils de pair ?"

"Oui, ils le doivent si vous voulez réussir."

"Qu’arrivera-t-il si l’un des deux est absent ?"

"Si vous avez seulement ‘utsaha’, le dynamisme, l’enthousiasme, sans ‘sraddha’ la sincérité, qu’arrivera-t-il ? Sans ‘sraddha’ l’attention, qu’arrivera-t-il ? Vous rencontrerez un accident. L’échec est certain. L’enthousiasme doit s’accompagner de la discipline et de la sincérité. 

"O.K."

"S’il y a de la sincérité sans l’enthousiasme, l’échec est certain également. Vous êtes très sincères pour le faire, mais vous êtes passifs. Vous êtes mous. Vous êtes inertes." Pour citer Bhagavan, « vous avez  l’expression que l’on a lorsqu’on absorbe de l’huile de ricin (anglais : « castor oil face ») (rires) Horrible ! Donc l’échec est certain.

Ainsi, avoir enthousiasme et attention est absolument nécessaire. C’est un message magnifique. Celui-ci vaut-il seulement pour les Rencontres Sportives ? Non. Le monde entier est un terrain de jeu et nous sommes tous les joueurs. Jouons bien. Ne nous laissons jamais abattre. Nous devrions gagner chaque match, ne le pensez-vous pas ? Chaque match, chaque situation est un jeu. Chaque situation, chaque jour est un jeu. Et dans ce jeu, ne devrions-nous pas remporter la victoire ? Je considère le message de Swami sous cette perspective et non pas simplement comme des paroles amusantes, espiègles, des déclarations humoristiques. Elles constituent un message pour la postérité et ont un sens défini. C’est ce que Bhagavan a dit.

Un autre jour, Il racontait… regardant un garçon Il dit :

"Hier, tu portais une chemise rouge, est-ce exact ?"

"Oui, Swami." dit le garçon surpris.

"Avant-hier, tu portais un T-shirt, est-ce exact ?"

Au lieu de dire "Oui Swami", il se mit à trembler !

Ensuite, Bhagavan regarda de tous côtés et dit :

"Je connais la couleur des vêtements que chacun d’entre vous a portés. Je peux vous la dire."

"Swami, dis-je, Tu ne connais pas seulement la couleur de nos vêtements, Tu connais aussi nos "vraies couleurs". Tu connais chacun de nous sous ses "vraies couleurs", pas simplement la couleur des vêtements que nous portons."

"Je sais, Je sais !" est ce qu’Il a répondu

C’était une occasion pour que les garçons sachent qu’Il est un Maître, qu’Il est l’Incitateur, qu’Il est Celui qui les guide à chaque pas, en toute circonstance. Les garçons étaient tout émus !

Ainsi, mes amis, lorsque Bhagavan parle de ces choses-là, Il raconte ce qu’est la vie. Un jour Il a dit :

"Vous devriez manger dans la mesure où vous pouvez vous lever à l’aise, facilement. Lorsque vous êtes assis, vous devriez aussi vous lever avec facilité. Si vous vous sentez lourds, alors la fin de vos jours approche, vos jours sont comptés (rires). Il ne devrait pas en être ainsi. 

C’est la façon dont Bhagavan a parlé des habitudes alimentaires, de la discipline et de l’entraînement. Il n’a pas seulement parlé de cela, mais Il a dit :

"Quel type d’homme était Napoléon ? Winston Churchill, quel type d’homme était-il ? On devrait avoir du courage."

Quelqu’un a dit :

"Swami, cette fois (pour les jeux sportifs) nous aurons un garçon qui vient de Brindavan. Il volera très haut, à 5000 pieds au-dessus du sol. Il peut monter jusqu’à 50.000 pieds, mais cette fois-ci il montera seulement à 5000 pieds. Ainsi, nous pourrons le voir tout au plus comme un oiseau dans le ciel ! Il s’élèvera à 5000 pieds ! Il aura un moteur attaché à sa taille, à son dos et un grand parachute coloré. Il se mettra à courir… deux, trois pas et hop…"

"Il le fera ! Il le fera !"

"Il le fera ?"

"Oui, il le fera."

"Swami, si je m’imagine à cette hauteur, je ne pense pas que je pourrais survivre. Je devrais être plus spirituel. (rires) Je devrais penser beaucoup plus à Toi."

Non, non, non, non, tu devrais avoir du courage. Le courage est absolument nécessaire pour réussir dans la vie. Il faut ‘utsaha’, l’enthousiasme, ‘sraddha’, la sincérité, et dhairya, le courage, la bravoure. Si tu as du courage tu pourras faire face à n’importe quoi."

"Swami, comment peut-on être courageux ?"

"Celui qui se relie à Dieu, celui qui a foi en Dieu sera courageux. Celui qui pense seulement au monde en ayant des pensées telles que, ‘il peut me dominer’, ‘il peut me dépasser’, réussirai-je ou non ?’ Celui-là sera certainement un timide ou un couard."

C’est pourquoi il est dit dans la Sainte Bible, "Cherche avant tout le Royaume des cieux et le reste te sera donné par surcroît". Quand on se relie à Dieu, on ne peut échouer. On sera courageux parce Notre Seigneur a dit, "Pourquoi avoir peur, puisque Je suis là ?" Du fait que nous doutions de la seconde partie de la déclaration, "puisque Je suis là…", nous n’avons que la première partie de la déclaration, "Pourquoi avoir peur…". C’est la peur, c’est la cause de notre peur. Si nous comprenons le sens de "…puisque Je suis là," nous ne devons plus avoir peur. Ainsi, les deux parties de la déclaration sont interdépendantes, interreliées. Les deux sont une et même chose.

Il dit encore :

"Une personne qui tremble dans le monde, qui se laisse ébranler par toutes les choses, tremblera dans le jeu de la vie. En haut, dans le ciel, elle se mettra à regarder de tous côtés, toute tremblante, comme si elle allait mourir parce qu’elle est perplexe, troublée, perturbée par les problèmes que pose le monde ici-bas. Celui qui est stable ici sera stable là-haut dans le ciel. Ce garçon qui va monter à 5000 pieds demain est resté avec Moi ces trois dernières années. Il n’a jamais quitté Ma compagnie. Bien qu’il ait beaucoup d’amis, beaucoup de relations, il n’a pas quitté Ma compagnie. Il est resté ici durant ces années.. C’est un garçon très mince. Voyez, cette fois il va accomplir cet exploit. 

C’est ce qu’a dit Bhagavan.

Ainsi, pour réussir dans la vie, en plus de bonnes habitudes alimentaires, le courage, la sincérité et l’enthousiasme sont absolument requis. C’est ce qu’a dit Bhagavan.

Bhagavan mentionna un autre point à propos duquel nous pouvons poursuivre ce matin. Qu’a-t-Il dit ? Vous les gens de ce côté (indiquant celui des hommes), il vaut mieux que vous n’entendiez pas ce que je vais dire (rires). Il a dit :

"Les hommes sont pleins d’ego. C’est pourquoi ils échouent souvent."

Mais que faire ? Nous devons accepter la déclaration divine. Si je ne l’accepte pas, je prouve mon ego. Si je dis, "Swami, je ne suis pas égotique !", c’est que je le suis certainement, sans quoi je ne le dirais pas. Une fois que vous dites, "je ne suis pas égotique" cela signifie que vous êtes pleins d’ego, autrement vous ne le diriez pas. C’est seulement l’ego qui vous fait dire cela.

Prenons un exemple simple : "Soyez en paix." (Anil Kumar dit ceci très doucement et très gentiment. Ensuite il répète la même phrase mais fort, sur un ton de colère) "Soyez en paix ! Vous me comprenez ?" (rires) La paix est partie. Ces éclats de voix ne sont pas la paix. De même, c’est l’ego qui refuse, qui nie la vérité, qui contredit, qui argumente, qui n’est pas d’accord. Aussi devrions-nous dire, "O ego, va-t-en ! Je t’en supplie, quitte-moi !"

Maintenant, qu’est-ce que l’ego ? Pourquoi l’ego ? Cela vaut parfois la peine que l’on réfléchisse à son sujet. Réfléchissons-y donc. Quel est le centre, l’origine de l’ego ? Pourquoi sommes-nous égotiques ? Comment nous libérer de l’ego ?

Selon Bhagavan, la peine et le plaisir, la réussite et l’échec, la victoire et la défaite, le gain et la perte, toutes ces dualités sont entièrement dues à l’ego. C’est l’ego qui nous remplit d’allégresse, c’est l’ego qui fait que nous nous sentions frustrés ou déprimés. Tous ces états d’esprit sont les trouvailles, la "rencontre sportive" de l’ego. Elles surgissent à chaque moment de notre vie.

Lorsque soudain Swami dit, "Hello, Hello, Comment vas-tu ?" Je suis très heureux. Je bloquerais tout le trafic au carrefour pour en informer tout le monde : "Swami m’a parlé. Vous connaissez ma supériorité, ma dévotion. Vous savez, je suis ici depuis trente ans ! N’avez-vous pas remarqué que Swami S’est dirigé droit vers moi et m’a parlé ?" Ceci est la vraie métaphore, le vrai symbole, le vrai reflet de l’ego. Horreur ! Il doit être condamné. Il est ridicule. C’est donc l’ego qui nous rend si présomptueux.

Qu’arrive-t-il ensuite ? Bhagavan ne vous parle plus. Il ne vous regarde plus. Il vous évite !

Quand je dis "vous", je m’inclus moi-même ! Je vous en prie, comprenez-moi. Ne m’excluez pas, je suis peut-être le premier sur la liste du ‘vous’ général. Nous sommes tous pareils. J’ai eu une période de probation très très longue, 7 années au cours desquelles j’étais non-existant à la vue de Baba. Je n’avais même pas la taille d’un moustique de Puttaparthi ! OK ? Maintenant les moustiques de Puttaparthi sont en très bonne santé car ils se nourrissent du sang des étrangers (grands rires). Ces moustiques aiment le sang des étrangers "Ah, il est plus nourrissant, plus sain, il contient plus de protéines ! Le sang indien est seulement constitué d’amidon après tout (rires) d’amidon et de graisse. Le sang étranger est plein de protéines ! Hamburger, fromage, n’est-ce pas ! Poulets frits du Kentucky ! Hein ? (rires). Les moustiques de Puttaparthi sont donc naturellement en meilleure santé et de plus grande taille… Ils sont très résistants, ils fournissent de la musique tout au long de la nuit ! Une berceuse ! (rires). Ainsi, pendant sept longues années, j’étais juste un moustique. Il m’ignora tout simplement. Je sais ce que c’est. Aussi, quand je dis "vous", ce "vous" m’inclut ! Je suis le premier sur la liste !

Quelle est l’origine de l’ego ? Comment agit-il ? Baba vous évite, Il évite toute la ligne, parfois Il va de l’autre côté. Nous nous sentons très offensés ; d’autant plus offensés face aux autres à qui nous avons dit la veille : "je suis indispensable pour cette Incarnation (rires), je suis un VIP pour cet Avatar Divin. Et à cause de ma fausse déclaration je ne peux leur faire face le matin suivant ; j’essaie de les éviter en leur disant, "Sai Ram, je vais au réfectoire. OK ? A demain." L’ego danse. C’est une danse . C’est un jeu de l’ego.

L’ego est là, en chacun, il est en tous. Personne ne peut dire, "Il n’y a pas d’ego en moi." Si quelqu’un dit cela, c’est le plus gros des egos ! C’est un hypocrite. Méfions-nous de tels individus. L’ego est toujours présent, la différence réside seulement dans la quantité, et dans la manière dont il s’exprime. Milligrammes, grammes, tonnes et tonnes (rires)… C’est tout. C’est seulement une différence de quantité.

Ainsi, l’ego s’exprime souvent lui-même et il est né de l’image fausse que nous avons construite au courant des années. Pendant des années nous nous sommes construit une fausse image de nous-mêmes, "je suis le Président du centre Sai", "je suis un Docteur en Philo.", "je suis venu ici", "je suis un dévot", "je suis… (remplissez vous-mêmes le blanc). Il s’agit toujours d’une expression de l’ego.

Lorsque je dis, "je suis comme ceci et comme cela", c’est l’ego qui s’exprime. Quand je dis, mon éducation, ma qualification, ma profession, ma vocation, mes habitudes, ma tradition, ma culture, tout ce dont je parle qui ‘me’ concerne, n’est rien d’autre que l’expression de l’ego. C’est ce que nous appelons "l’image fausse" ou la "personnalité". Cette personnalité, nous l’avons développée au cours des années. Quand cette personnalité est blessée, nous ressentons de la peine. Quand elle se gonfle, elle se dilate d’orgueil, elle prend alors un parachute et vole haut, haut, haut, haut ! Lorsque Swami dit : Tu es un bon garçon", ah-ah ! Nous serons un bon garçon toute l’année. Lorsqu’Il dit, "Mauvais garçon, allons, lève-toi !", nous ne voulons plus du tout voir le monde ! Telle est la personnalité et quand on lui porte atteinte, quand elle est blessée, l’ego est meurtri.

Ainsi, l’ego est basé et construit sur la personnalité que nous développons. C’est la raison pour laquelle Baba n’accorde pas de priorité à la personnalité. Si quelqu’un vient avec un corps bien bâti, Il dira, "Hé, Pakoda (gâteau farci)! Comment vas-tu ?" Ainsi, la personnalité physique disparaît !

Hier, quelqu’un disait, "Swami, ce militaire est considéré comme étant le meilleur homme, le meilleur entraîneur de toute l’Armée. Par Ta Grâce, nous pourrions l’avoir ici." Savez-vous ce qu’a dit Swami ?

"Bien que considéré comme le meilleur des hommes, à Mon point de vue, il est le pire des hommes."

Le jugement de Swami diffère de celui du monde. Si je dis, "Swami, ce garçon est le meilleur" Il dira, "Qu’en sais-tu ? Comment le sais-tu ?" Ainsi, le jugement que nous portons est toujours faussé parce qu’il est basé sur notre ego. Cet ego ne voit que l’autre ego, les fantaisies psychopatiques réciproques et les déclarations flatteuses qu’ils partagent. Ce n’est que flatterie et louange, c’est tout !

Ainsi, mes amis, c’est la personnalité qui perturbe. C’est pourquoi Swami ne Se base jamais sur elle. C’est une leçon pour chacun d’entre nous de ne pas trop nous rattacher, de ne pas trop dépendre de la personnalité qui est extérieure, Pravritti. Pravritti est extérieure. Mais, au-delà de cette personnalité nous avons quelque chose de plus grand. La personnalité est temporaire, éphémère, momentanée, fugace, toujours changeante. Mais l’autre aspect de notre vie qui est permanent, immortel, éternel, doux comme le nectar, qui n’est rien d’autre que la Vérité, est le Moi individuel.

Ainsi, la personnalité est l’ego. L’être spirituel est l’esprit. L’ego se rapporte au monde tandis que l’être spirituel se rapporte au céleste et au spirituel. Nous devrions donc expérimenter notre être spirituel, pas notre personnalité. L’être spirituel ne se centre jamais sur l’ego, il ne se base jamais sur l’ego. Par conséquent, nous devrions réfléchir en ce sens : de quelle façon l’ego s’exprime-t-il par le biais de la personnalité à un certain moment ? Nous devrions croître de plus en plus en notre être spirituel. Suivons notre Soi individuel (Jîva), ne suivons jamais à la personnalité.

Comment l’ego travaille-t-il ? L’ego recherche toujours la réussite. Il tente toujours de faire quelque chose. Il veut toujours expérimenter. Il veut toujours courir sa chance. Il veut endurer le stress et les tensions pour obtenir le succès final. Ainsi, l’ego court toujours après quelque chose de nouveau, quelque chose à obtenir, quelque chose de spécial. Si j’ai le sentiment d’être "exceptionnel," c’est un signe d’ego. Si je veux parvenir à quelque chose, si je veux accomplir quelque chose, il s’agit de l’ego. Il ne s’agit pas du spirituel.

L’être spirituel, quant à lui, n’aspire pas à la réussite, il ne court pas après l’accomplissement parce qu’il n’y a rien à atteindre en ce monde. La spiritualité ou l’être spirituel ne parle pas de réussite, il parle de Réalisation. L’ego court après l’analyse, l’être spirituel représente la Réalisation. L’un est l’analyse et l’autre est l’expérience. L’être spirituel expérimente. La personnalité analyse. La personnalité veut accomplir. L’être spirituel veut se réaliser. La personnalité veut endurer un certain effort, une certaine tension. L’être spirituel ne désire jamais le stress pas plus que l’effort, il veut toujours se détendre et être calme. La spiritualité veut la décontraction, elle tend à ce que nous soyons détendus, confortables, que nous soyons en nous-même. Ne nous forçons pas. Pourquoi devrions-nous le faire ? Pourquoi devrions-nous nous faire du mal ? Pourquoi devrions-nous être tendus alors que Dieu est en nous ? Vous êtes Dieu. "Le Royaume des cieux est en vous" dit la Sainte Bible. Devriez-vous vous forcer pour trouver ce qui est déjà en vous ? Devriez-vous subir la tension, vous faire du mal pour savoir qui vous êtes ? Non ! Soyez détendus.

L’être spirituel se base donc sur la décontraction alors que la personnalité se tourne vers le stress, l’effort et l’accomplissement. La personnalité pense au monde. L’être spirituel recherche l’Esprit, il se base sur l’expérience tandis que la personnalité se base sur l’expression. La personnalité représente l’expression. L’être spirituel représente l’expérience. Nous souhaitons exprimer ce que nous sommes. L’expression est le signe de la personnalité. L’expérience, quant à elle, est le signe de l’être spirituel.

La personnalité divise toujours parce qu’elle veut montrer quelque chose de particulier, d’unique. Supposons que lors d’une discussion je dise : "Les bhajans de ce soir étaient beaux." Il s’agit-là d’une déclaration générale. La personnalité d’un individu, née de l’ego, dira : "Vous ne le savez pas, mais l’an dernier les bhajans étaient meilleurs." Quand je dis "les bhajans sont beaux ce soir", qu’est-ce qui vous fait parler de l’année dernière ? Cette personnalité/ego s’exprime afin de vous dire, "Je suis plus ancien que vous", afin de vous informer que, "J’ai entendu de meilleurs bhajans que vous", afin de vous faire comprendre que, "Votre critère de jugement des bhajans n’est pas élevé alors que mon estimation des bhajans est élevée". Cette expression naît de la personnalité.

Un homme axé sur l’être spirituel, qui représente l’expérience, fermera tout le temps les yeux. Il renonce à lui-même, dans cette expérience de l’extase, dans le frisson de félicité, dans la Joie, dans l’exaltation. Ainsi donc, mes amis, l’être spirituel ne s’exprime jamais. Celui qui s’exprime le fait en vertu de sa personnalité ; celui qui expérimente est l’être spirituel. L’expression et l’expérimentation sont différentes

Cette personnalité veut aussi avoir une certaine autorité. La personnalité recherche toujours l’autorité. Si je dis, "Monsieur, il paraît que les Seva Dal de votre Etat travaillent ! Les Seva Dal de votre région travaillent en ce moment précis, c’est le temps de votre activité de service." Il ne dira pas "Sai Râm". Non. Il dira plutôt, "Je suis le responsable de cette activité de service." Oh. ! Vous êtes responsable. Que vous vous en acquittiez ou non, le temps en décidera ! » Il veut vous dire immédiatement, "Je suis le Président. Je suis responsable de cette activité." Ainsi, ceci n’est pas sa faute. C’est un problème de personnalité, d’ego. L’ego et la personnalité veulent donc une certaine autorité. "Combien êtes-vous dans votre bureau ?" "Dix personnes travaillent sous mes ordres." "Oh ! Sous vos ordres ? Pourquoi pas avec vous ? La réalité, Dieu, est au-dessus de vous."

Ainsi, la personnalité veut avoir une certaine autorité. L’être spirituel sait que vous n’avez pas l’autorité ni aucune autorité, parce qu’en spiritualité tous les hommes sont semblables, ils sont tous fondamentalement semblables. Après tout nous pouvons occuper une certaine position aujourd’hui que nous perdrons demain. Nous pouvons n’occuper aucune position aujourd’hui et en obtenir une demain !

Ceci est arrivé très souvent en Inde ! Un ministre aujourd’hui peut perdre sa place demain ! Nous n’avons qu’à lire le journal pour nous en rendre compte ! Dans nos jeunes années, nous apprenions par cœur les noms de tous les ministres et du portefeuille qui leur était attribué. De nos jours cela n’en vaut pas la peine. Le temps que vous vous souveniez de son nom,  il aura déjà perdu son poste ! (rires) Dehors ! Fini !

Cette soi-disant personnalité court après l’autorité qui n’est ni permanente, ni noble. L’être spirituel comprend qu’il n’y a rien de grand dans l’autorité, rien de spécial dans la position. Pourquoi ? Bhagavan a donné un exemple simple. "Deux hommes avançaient sur le chemin, l’un était à cheval, l’autre portait un coussin sous son bras. Ils avançaient tous les deux. Un troisième homme les regardait. Il pensa, "Cet homme à cheval doit être supérieur, sa situation doit être supérieure dans la vie. L’homme qui porte le coussin est peut-être un employé de quatrième classe, un serviteur ou un jardinier, un individu ordinaire portant le bagage, comme un porteur." Telle était son estimation.

Après quelque temps, la pluie se mit à tomber. L’homme qui montait le cheval alla lentement l’attacher à un arbre à proximité et resta tout près du cheval afin que personne ne l’emporte. Quant à celui qui portait un coussin, il entra dans le temple, mit le coussin sous sa tête et s’endormit, complètement détendu. Le troisième homme vint et se dit : "Oh. ! Il s’agit de l’officier. Celui qui a le coussin et est détendu est un officier ! L’homme qui était à cheval n’est qu’un cavalier, un écuyer, sans plus !"

Ainsi, à un moment donné, quelqu’un peut être grand et l’instant d’après il peut être inférieur. Vous pouvez penser qu’il occupe une position subalterne aujourd’hui. La prochaine fois il pourra occuper une position élevée. Ceci est compris par le Moi individuel , pas par la personnalité. Donc, la personnalité court après l’autorité, la position. L’être spirituel sait parfaitement qu’aucune position n’est permanente.

Maintenant, quelle est la position permanente ? Les Vedas disent : "Comprenez que vous êtes le fils de l’Immortalité. Vous êtes l’ « Un » de la Béatitude éternelle. Vous êtes immortels." Voilà ce que disent les Vedas. La Sainte Bible dit "Vous n’êtes pas poussière, vous êtes éternels. Et vous devriez comprendre que vous êtes le fils de votre Père, du Père qui est dans les Cieux. Vous appartenez au Divin. Oui, vous êtes Divins". Voilà ce que dit la Sainte Bible, telle est la vérité qu’elle veut nous faire comprendre. Les Vedas veulent aussi nous faire voir la Lumière au-delà de l’obscurité.

Quelle est cette Lumière au-delà de l’obscurité ? L’obscurité signifie l’obscurité de l’ignorance, du monde, du désir et de l’attachement. Au-delà de cette obscurité du désir, de l’attachement, de l’illusion, de la servitude, résident la Lumière de la Connaissance, la Lumière de la Conscience, la Brillance et la Splendeur. C’est ce que disent les Vedas. Parvenir à cette Lumière est le travail de l’être spirituel.

Ainsi donc, l’être spirituel veut expérimenter cette Splendeur. Il veut savourer cette Brillance, il veut goûter cette Divinité toujours brillante, toujours rayonnante, pure, qui est la "Lumière". Tandis que ce qui rivalise avec vous, se compare à vous, essaye de vous dominer, de vous piétiner, de vous contredire, n’est que la personnalité, le concours hippique, la danse et l’expression de l’ego.

Mes amis, comprenons ce qui nous sépare de Dieu. Etant le fils de Dieu, étant né et ayant été dans le Divin, pourquoi cette illusion ? Pourquoi cette obscurité ? Pourquoi ne puis-je expérimenter Dieu ? Pourquoi ne puis-je voir Dieu ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui m’a séparé de Dieu ? Ce n’est que la personnalité née de l’ego. Pourquoi je souffre ? Parce que ma personnalité, mon ego est blessé. Pourquoi je me sens insulté ? Parce que mon ego est blessé. Pourquoi suis-je tellement égoïste ? La raison en est la personnalité imaginaire que j’ai développée au cours des années.

Mais l’ego est différent de la fierté. Ego et fierté sont deux choses séparées, elles ne sont pas synonymes. La fierté est positive, l’ego est négatif. "je suis fier d’être en Compagnie de Dieu." "je suis plein d’ego du fait de mon séjour ici." Horrible ! Si vous êtes égotiques à cause de votre séjour ici, c’est négatif. "je suis heureux d’être près de Swami !" La fierté naît de la satisfaction, de la confiance, du contentement ; la fierté proclame quelque chose, il ne s’agit pas de domination. La fierté est une déclaration, elle n’est pas un accomplissement. Ainsi, l’ego doit être condamné. "je suis fier de mon pays", "je suis fier de mon drapeau national", "je suis fier de ma culture", cette fierté se rapporte à de nobles choses, à des choses supérieures tandis que l’ego se rapporte à des choses inférieures, physiques, du monde.

Ainsi, mes amis, nous sommes fiers de Bhagavan. Nous éprouvons de la fierté de Le voir chaque jour. Nous sommes fiers de Swami. Nous sommes fiers de nous-même, d’avoir ouvert les portes de notre cœur de manière à ce que Bhagavan puisse entrer dans la maison de notre vie. Les portes de mon cœur sont toujours ouvertes pour que Dieu puisse y entrer.

Il ne s’agit pas simplement de, "Frappe et elles s’ouvriront" Comme le dit la Sainte Bible, "Oh Dieu, mes portes ne sont jamais fermées pour Toi, elles sont ouvertes pour que Tu puisses entrer directement jusqu’aux plus hauts degrés." Elle dit aussi, "Frappez et l’on vous ouvrira". Mais les fidèles de Sai devraient dire, "O Dieu, Tu ne dois pas frapper. Quand les portes sont fermées, Tu as besoin de frapper. Mes portes sont ouvertes, Tu peux simplement entrer. Frapper est inutile ! Maintenant Tu peux tout simplement entrer !"

La Sainte Bible dit, "Demandez et vous recevrez." "O Bhagavan, Tu me donnes sans que j’aie à demander. Tu me donnes sans que j’aie à requérir. Tu me donnes sans que j’aie à négocier. Tu me donnes sans que j’aie à Te prier." La plupart des fidèles Sai ont vu leurs prières exaucées, leurs désirs réalisés sans jamais avoir demandé. N’est-ce pas exact ? Je vous en prie, posez-vous la question. Il n’est donc pas question de, "Demande et tu recevras" mais bien de, "Il te sera donné sans que tu demandes."

"Frappez et l’on vous ouvrira". Non ! Les portes sont toujours ouvertes. Cela est possible lorsque nous enlevons les barrières de l’ego, de notre personnalité imaginaire, de nos différences d’opinion, de nos différences ridicules dans les domaines de la langue, du pays, de la caste, de la communauté, des idéologies. La vie devient alors une célébration. La vie est un rêve doré, elle est pleine de beauté, pleine de beauté ! C’est ce que j’en ai conclu.

Je voudrais attirer votre attention sur deux choses. Nous sommes membres d’une même famille. Croyez-moi ou non, je vous aime. Je vous considère tous comme mes frères et sœurs. Le fait que je vous parle ici n’est pas une formalité. Je me sens un avec chacun. Je ne me sens pas étranger, que vous veniez de Turquie, d’Amérique ou d’Italie, cela n’a pas d’importance. Je me sens "un" avec vous tous parce que Bhagavan est notre Père. Nous sommes tous Ses enfants. Je serai un avec vous, sans contrainte. La plupart d’entre vous l’ont remarqué.

Quand nous acceptons le fait que Bhagavan est notre Père, nous sommes frères et sœurs. Quand nous prenons conscience que Dieu est notre Père, la Fraternité de l’homme et la Paternité de Dieu sont rendues possibles si nous crucifions cette barrière de l’ego. Quand nous jouissons de cette fraternité, de cette amitié, de ce lien à Sai, les différences d’opinions n’existent plus, les personnalités ne se heurtent plus. Il n’y a pas de contrainte, mais seulement la cohésion, jamais de décision. C’est toujours l’unité, jamais la division.

Pour que tout ceci arrive, nous devons regarder en face ce monstre vulgaire et horrible de l’ego que nous avons façonné nous même. Débarrassons-nous de ce vilain ego afin de pouvoir marcher main dans la main et jouir de la beauté de la vie, prendre conscience de la valeur de la vie. Si je trouve mon Identité véritable, si j’expérimente la Réalité, la vie sera une célébration, elle sera une fête. Je trouverai la beauté. La vie ne sera jamais écrasante. La vie ne sera jamais lourde si je la détermine moi-même. Ceci est comparable à la programmation d’un ordinateur. Si je programme ma vie de façon à me limiter à ma langue, à ma région, à ma caste, à ma communauté et à ma personnalité, ma vie devient lourde et pénible. Lorsque nous comprendrons notre véritable Identité, la Réalité, l’Unité avec la Divinité, nous aurons cette fraternité. La vie deviendra alors tellement agréable, merveilleuse et magnifique, pleine de réjouissances et de gaieté. Le temps ne s’éternisera pas. La vie ne sera jamais pénible si nous expérimentons notre véritable Identité, la Réalité.

 

 

 

Anil Kumar termine sa causerie en chantant, "Sai Narayana…"

 

 

Un grand merci !.

 

 

 

 

 

 

ASATO MAA SAD GAMAYA

De l’irréel, conduis-moi au Réel,

TAMASO MAA JYOTIR GAMAYA

De l’obscurité conduis-moi à la Lumière,

MRITYORMAA AMRITAM GAMAYA

De la mort, conduis-moi à l’Immortalité

OM SANTHI, SANTHI, SANTHI.

Om, Paix, Paix, Paix

 

 

 

 

LOKA SAMASTHA SUKINO BHAVANTU

LOKA SAMASTHA SUKINO BHAVANTU

LOKA SAMASTHA SUKINO BHAVANTU

 

OM SANTHI, SANTHI, SANTHI

 

Que tous les mondes soient heureux,

Om, Paix, Paix, Paix