POINTS PRINCIPAUX DE LA CAUSERIE

 

donnée le 4 mars 2001

OM…OM…OM…

 

 

DIEU EST BEATITUDE, LA BEATITUDE EST DIEU

 

VIVEZ DANS LA BEATITUDE !

 

Sai Ram

 

Salutations aux Pieds de Lotus de Bhagavan,

 

Chers frères et sœurs !

 

 

Avant hier, sans qu’on s’y attende, Bhagavan a demandé à trois jeunes gens, originaires du Mexique, de venir près de Lui. Vous l’avez certainement remarqué. Je pense que l’un d’eux est ingénieur, qu’un autre travaille à l’Université et que le dernier est dans les affaires. Ils sont assez jeunes, leur âge se situe entre 20, 22 et 23 ans Ils vinrent aux pieds de Bhagavan et firent Padanamaskar.

 

Je dis immédiatement, “Swami, Indira Devi est originaire du Mexique n’est-ce pas ?”

 

“Oui, mais elle n’y réside plus.”

 

J’ajoutai, “La femme de John Hislop aussi est originaire du Mexique ?”

 

“Oui, les Etats-Unis et le Mexique sont des pays  proches. Elle provient du Mexique.”

 

Il se mit à parler à ces garçons.

 

“Pourquoi êtes-vous ici ?”

 

“Swami, nous sommes venus pour Toi”

 

Où resterez-vous ?”

 

“Là où Tu es Swami.”

 

“Que voulez-vous ?”

 

“C’est Toi que nous voulons Swami.”

 

Ayez l’obligeance de noter ceci : “Nous Te voulons.” Cet âge est celui où nous savons ce que les jeunes gens désirent. Nous pouvons le supposer. Mais ils dirent, “Nous Te voulons, nous ne désirons rien d’autre. C’est Toi que nous voulons.”

 

Bhagavan dit,

 

“Pourquoi êtes-vous ici ? Combien de temps resterez-vous ici ?”

 

“Nous serons ici jusqu’au 25 avril environ. Nous sommes ici pour passer les vacances avec Toi.”

 

Bhagavan, Se tourna vers nous tous et dit, “C’est cela la dévotion.”

 

Plus tard, il appela encore trois garçons dont un est professeur et un autre docteur. Il leur demanda,

 

“D’où venez-vous ?”

 

“Du Venezuela”

 

“Ah ! Je vois. Je vous appellerai demain. Je vous parlerai. Combien êtes-vous dans votre groupe ?”

 

“Nous sommes sept.”

 

“Ah ! Je vous appellerai demain.”

 

Ils étaient si heureux.

 

Après leur départ, Swami fit une déclaration importante et je veux en faire le thème de la causerie de  ce matin. Qu’a-t-Il dit ? “Ils sont toujours heureux. Je vois leurs visages souriants. Ils sont extrêmement heureux.” C’est le point n°1.

 

Point n°2. Il dit, “Ces gens sont venus de loin. Ils ne gaspillent pas leur temps. Ils se rassemblent en petits groupes et ils chantent des Bhajans. Ils échangent leurs expériences avec Sai. Ils font le meilleur usage de chaque seconde de leur séjour ici.”

 

Telles sont les déclarations et les remarques que Bhagavan a faites après avoir parlé à ces jeunes venus du Mexique et du Venezuela.

 

J’ai compris que Swami souhaite que nous soyons heureux lorsqu’à la fin de Son discours public, Il dit, “Heureux, heureux, heureux !” Le mot heureux fut répété trois fois. Ceux qui possèdent les précieuses cassettes (des discours) seront sûrement d’accord avec moi. Il souhaite à chacun d’être heureux.

 

Un jour, il y a de cela quelques années, Il me réprouva en particulier pour une erreur dans la direction du collège à Bangalore. Quelque chose n’allait pas. Il me montra l’autre visage de Bhagavan, si terrible et si sévère, pire que l’été le plus chaud. (rires) Ah ! torride, brûlant !

Le même soir, Il m’invita à me lever et à traduire. J’étais très peu disposé à le faire car mon humeur était sans dessus-dessous. Je n’étais pas prêt à faire quoi que ce soit. Même pendant le Darshan, j’avais une mine grave parce que je ne pouvais accepter. Cependant, Il me dit de me lever et commença ainsi Son discours divin.

 

“Dieu est Béatitude. La Béatitude est Dieu. Vivez dans la Béatitude.”  Oh-ho ! (rires).

“Dieu ne regarde pas ces gens à la mine grave,” (rires) Hmm ! “Dieu ne regarde pas le visage allongé, shakespearien, de ceux qui pleurent .” (rires) “Dieu veut que tout le monde soit allègre !” 

 

J’ai fait mon travail comme une machine, mais en moi-même je ressentais, “Bhagavan ! As-Tu besoin de faire un tel discours ? Tu peux me le dire en privé ! (rires). Tu peux me dire en privé que je ne dois pas prendre ces choses-là si gravement, que je peux les accepter simplement, avec un meilleur esprit et me corriger, découvrir où est l’erreur et continuer quand même à être heureux. Mais Tu as choisi de faire un discours !” Cette circonstance me fit comprendre qu’Il veut que nous soyons heureux.

 

Dieu est Béatitude. La Béatitude est Dieu. Qu’est-ce que la Béatitude ? Dans quelle mesure sommes-nous éloignés de la Béatitude ? Pourquoi ne sommes-nous pas heureux ? Ce matin, examinons quelques-unes de ces choses-là. Jouissons-nous vraiment de cet état de Béatitude ? A moins de savoir ce qu’est la Béatitude, nous ne pouvons pas dire si nous sommes heureux ou non, si nous sommes heureux ou dans la détresse ! Qu’est-ce que l’état de Béatitude absolue ? Comment être heureux ? Qu’est-ce que le Bonheur ? C’est ce que nous devons comprendre et sur quoi nous allons investiguer ensemble ce matin.

 

Nous sommes heureux, sans aucun doute. De temps à autre nous sommes malheureux. Mais nous nous souvenons des moments malheureux et nous oublions les moments de bonheur. “Comment vas-tu ? Nous répondons immédiatement, ”Oh, comme-ci comme-ça !” “Comment vas-tu ?” “Je me tire.” Ce sont vraiment des déclarations horribles que nous ne devrions jamais faire, à aucun moment, quel que soit notre âge.

 

“Comment vas-tu ?” “Très bien ! Merveilleusement bien !” Etant des fidèles de Sai, c’est cela que nous devrions dire. “Comment vas-tu ?” “Merveilleusement !” Oui, pourquoi pas ? En fait, dans la vie, comme le dit Bhagavan, les moments de joie, les moments de bonheur sont nombreux, nombreux, nombreux. Les moments d’inquiétude ne sont que quelques secondes de soucis, quelques jours de maladie. Mais la plupart du temps, nous sommes heureux.

 

Bhagavan a donné un exemple. Un jour, une femme servait de la nourriture à son mari – du riz et d’autres choses. Le mari était en train de manger quand soudain, il cria, “Qu’est-ce que cela ! Tu ne sais pas cuisiner ?” “Qu’est-il arrivé ?” dit sa femme. “J’ai trouvé une petite pierre, ici, dans le riz.” Elle dit, “Tu as mangé cette nourriture durant toutes ces années ; chaque fois tu l’as trouvée bonne et voilà que maintenant, parce que tu y as trouvé une petite pierre, un caillou, tu en fais toute une histoire !” C’est l’exemple que donna Bhagavan.

 

Nous sommes très contrariés par une chose qui arrive dans notre vie et oublions les 99 autres vraiment merveilleuses, les Bénédictions de Dieu. Beaucoup de choses arrivent en raison de la Providence. Dieu nous bénit avec 99% de bonheur et 1% de “cailloux”. Cependant, nous persistons à nous sentir frustrés et nous nous cramponnons à ce qui nous rend malheureux, oubliant les 99%. Ceci est appelé “Evaluer la Providence.” Nous ne devrions jamais évaluer la Providence. La plupart des jours sont des jours où nous sommes heureux. Après tout, faites le calcul, au cours de cette longue vie vous n’êtes peut-être restés au lit que 15 jours en raison d’une petite maladie ; ou peut-être seulement deux ou trois jours dans une vie longue de 60 ou 70 ans.

 

Ainsi, le moyen d’être heureux est de toujours compter les Bénédictions de Dieu, de toujours penser aux bénédictions de Dieu, “Swami, Tu m’as aidé comme cela ! Tu as béni ma famille comme ceci. Nous T’en sommes reconnaissants.” L’esprit de reconnaissance, l’esprit de gratitude nous maintiendra toujours heureux. Nous sommes tristes parce que nous ne sommes pas remplis de gratitude. Nous ne sommes pas heureux parce que nous ne sommes pas reconnaissants. Ainsi, mes amis ! Apprenons à être reconnaissants envers Dieu. Apprenons à être constamment remplis de gratitude envers Dieu. Oui.

 

Il y a de cela plusieurs jours, un garçon se mit à pleurer. Swami vint vers lui et dit,

 

“Pourquoi pleures-tu ?”

 

“Swami, Tu ne me parles pas, ainsi, je pleure.”

 

“Et ces milliers de gens ? Ils ne pleurent pas. Ainsi, tu mérites de pleurer. Continue à pleurer, (rires) parce que tu es heureux quand tu pleures !”

 

Mais s’il n’en est pas ainsi, si nous sommes tristes parce que Swami ne nous parle pas et que nous nous mettons à pleurer, si nous sommes tristes parce qu’Il ne nous regarde pas et que nous pleurons, Il dira que cela signifie que nous n’avons pas une juste compréhension de Dieu.

 

Je vais vous donner un exemple. Il y a longtemps, Swami voulait que ma mère assiste aux Cours d’été ; c’était en 1990, du moins je le crois. J’ai une très pauvre mémoire en ce qui concerne les dates et les années. Je me souviens seulement des événements, des discours de Swami, des exemples et des illustrations. Dieu retire délibérément certaines capacités et certains talents aux gens. Oui, peut-être m’a-t-Il retiré cette mémoire pour votre bien. En donnant plus de statistiques, je serais peut-être responsable de votre migraine ! Ainsi, Il ne m’a pas donné cet art de me rappeler des dates et des années, au bénéfice de bon nombre de mes amis.

 

Swami souhaitait donc que ma mère assiste aux Cours d’été, là, à Brindavan. Je ne l’ai jamais voulu, bien que Swami le souhaita. Je ne voulais pas que ma mère vienne. Pourquoi ? Parce qu’elle avait plus de 50 ans et qu’elle souffrait du cœur. Chaque jour elle avait besoin de l’assistance d’un médecin, un médecin particulier, canadien. Elle n’avait confiance qu’en lui. En raison de sa maladie du cœur, elle était devenue plus méfiante. Soudain, elle disait, “Je ressens une palpitation !” Que ferais-je dans ce cas ? De toute façon, je ne pouvais amener le médecin canadien ! C’était impossible ! Ainsi, en mon for intérieur, je ne souhaitais pas qu’elle assiste aux Cours d’été.

 

Mais Baba dit, “Laisse-la venir.” Que faire ? Deux jours avant le début des Cours d’été, Il dit, “Quand vient-elle ?” (rires). Heureusement pour moi, je parcours le journal chaque jour. J’y lus un incident qui vint à mon secours et me fournit une excuse, ce qui me permit de répondre immédiatement, “Swami ! Il y a des troubles. Les trains et les bus ne roulent pas régulièrement. Il y a des grèves ou quelque chose là-bas, je ne pense pas qu’elle puisse venir !” (rires).

 

Je croyais avoir réussi à m’en tirer en bluffant, mais savez-vous ce qu’Il a dit, “Pourquoi dis-tu cela ?” Il cita alors le nom d’un gentleman, Sita Ramayya, qui travaille au Département des Transports routiers, la compagnie RTC, et dit,

 

“J’ai vu Sita Ramayya. Il est ici dans l’auditorium, à la 55ème rangée ! Je l’ai vu là. Puisqu’il est venu, pourquoi ta mère ne pourrait-elle pas venir ? Ils viennent tous les deux  du même endroit. Tu ne peux espérer que le bus ne roule pas pour le bien-être de ta mère alors que cet homme peut venir ici. Ne bluffe pas comme cela !”

 

La mèche était vendue ! (rires). Pris la main dans le sac ! Tant bien que mal je me suis arrangé pour l’amener et elle participa aux Cours d’été cette année-là.

 

Je vous raconte ceci car lorsque certaines choses arrivent qui vont à l’encontre de notre choix, à l’encontre de nos préférences, nous sommes malheureux. Le bonheur se retire de nous. Le bonheur est nié, en particulier quand certaines choses arrivent contre notre souhait ou contre notre préférence. A ce moment-là, nous sommes malheureux. Ainsi, être heureux c’est être dépourvu de préférence. Si vous désirez vraiment être heureux, faites  en sorte de ne pas avoir de préférence.

 

Il se fit que le mariage d’un industriel important fut célébré lorsque j’étais à Bangalore. Je connais cet industriel. C’est un homme très important qui fut responsable de la construction du Sai Srinivas Guest House. C’est un homme très important, non en vertu de sa taille, mais je veux dire par là qu’il est très riche, très très riche.

 

Il organisa le mariage de sa fille et je reçus aussi l’invitation. Baba y alla et bénit le couple. J’étais certain qu’Il me prendrait, 100% certain ! Le mariage avait lieu à 9h30 du matin. Je me tins prêt, vêtu d’un nouveau costume et tout le reste. (rires). Beaucoup de dignitaires devaient être présents, des Ministres et tout cela. Je ne pouvais être habillé comme à l’ordinaire. Je voulais être extraordinaire, au moins cela. Oui !

 

J’étais prêt, bien habillé. La voiture de Swami traversa la foule, tout juste de mon côté, cependant Il ne dit pas au chauffeur d’arrêter la voiture. Il ne m’a pas demandé, “Pourquoi ne viens-tu pas là-bas ?” Il ne me dit pas, “Monte !” ou Monte dans la voiture suivante”. Il ne dit rien. La voiture accéléra, zuug, zuug, zuug, comme cela !

 

Alors, je compris, “Oh ! Je ne suis pas censé y aller.” Je me tins tranquille, je changeai de vêtements, mis mes vêtements habituels et allai au collège ; je revins le soir pour le Darshan. Swami dit, “Pourquoi n’es-tu pas allé au mariage ce matin ?” (rires). Hmm !

 

Que dire ? Je ne répondis pas tout de suite.

 

“Je ne le pouvais pas, j’avais des cours au collège, Swami.” (rires).

 

“Ah ! Quel maître bluffeur tu es ! Tu étais prêt et tu portais un costume neuf, hein ? (rires) Et tu espérais que Je te prenne en voiture. Et maintenant tu dis que tu avais des cours au collège, et que par conséquent tu ne pouvais y aller !” (rires).

 

“J’avais des cours au collège, Swami ! J’étais prêt parce qu’ainsi je ne serais pas en retard, je pouvais monter en voiture et assister au mariage immédiatement. Je n’avais pas besoin d’aller changer de vêtements, revêtir des vêtements de cérémonie.”

 

“Ca va, ça va!”

 

Cette sorte de dialogue, cette conversation me rendit heureux et me permit d’oublier la tristesse de n’avoir pu assister au mariage. J’étais triste parce que je n’avais pu y assister avec Swami. Mais lorsque Swami m’a parlé gentiment, j’ai tout oublié.

 

Ceci est seulement un exemple destiné à vous montrer combien nous sommes malheureux lorsque nous avons une préférence et qu’elle ne se réalise pas. Par conséquent, pour être heureux, pour être joyeux, n’ayons pas de préférence, ainsi, quoi qu’il puisse arriver nous pourrons être heureux.

 

Un jour, ici, à Puttaparthi, Swami appela quelqu’un comme ceci (d’un signe). Un étudiant me dit, “Monsieur ! Swami vous appelle ! Allez-y !” Bon, les étudiants sont suffisamment malins, assez intelligents. Je ne leur ai pas posé de question et me dis, “Et bien, oui, ces jeunes gens doivent avoir raison!” J’y suis donc allé tout droit et ai fermé la porte. Swami dit,

 

“Pourquoi es-tu ici ?” (rires).

 

“ Swami, Tu m’as appelé !”

 

“Non, non ! Je ne t’ai pas appelé. Pourquoi es-tu ici ?”

 

“Swami, qui que ce soit que Tu appelles, je ressens que Tu m’appelles. (rires). Je souhaite et prie toujours pour cela.”

 

“Oh !”

 

Je dis alors, “Puisque je suis ici, permets-moi de faire Padanamaskar et de m’en aller.” (rires).

“Je m’en irai ! De toute façon je suis venu jusqu’ici, alors permets-moi de faire Padanamaskar et de m’en aller ensuite.”

 

“Oh ! Pakka  (parfait) homme d’affaires !” (rires, A.K. rit aussi)

 

Je devrais pouvoir accueillir les choses sans qu’elles me bouleversent. Toute chose intervenant dans notre vie et nous secouant aura un effet négatif et emportera notre bonheur. Accueillons plutôt ce qui se présente comme une surprise, non comme un choc. Le choc est négatif tandis que la surprise est positive. Ainsi, si nous accueillons les choses avec suffisamment de surprise nous serons totalement heureux.

 

Je vous présente mes expériences personnelles pour qu’il y ait entre nous une sorte d’échange. C’est une façon d’apprendre ensemble. Un jour, Swami commença à parler à tout le monde – de ce côté-ci – de ce côté-là ; Il m’ignora, comme si j’étais non-existant, comme s’il n’y avait qu’un espace vide, car le corps n’a pas d’importance. Il leur parlait donc ainsi. “Oh, bien ! Pour le moment apprécions cette Romance divine.”

 

Le soir même, Il me dit,

 

“Que t’est-il arrivé ? Je t’ai cherché. Où étais-tu ?” (rires).

 

Swami ! Magnifique ! Devais-je lui dire, “Swami, ce matin j’étais là !” Non, non ! Je dis alors,

 

 “Swami, je suis heureux que Tu m’aies cherché. Je suis heureux que Tu aies souhaité me voir ! A présent je suis disponible.”

 

Ainsi, mes amis, telle est l’attitude que nous devrions avoir. Soyons prêts à accepter tout ce qui nous arrive. Ce n’est pas nécessairement ce que nous souhaitons. Sai prend particulièrement plaisir à nous surprendre, si pas à nous secouer !. Il vous appellera notamment au moment où vous prenez votre petit déjeuner, quand vous n’êtes pas disponible. Et Il demandera, “Où est-il ? Où est-il ?” (rires) Quand vous êtes disponible, en face de Lui, Il ne fera pas attention à vous.

 

Lorsque les étudiants se sentent si mal comme en ce jour-là, je leur dis, “Ne vous inquiétez pas. Je vais vous donner une formule pour être toujours heureux.” – « Quelle est-elle, monsieur ?” - “Quand Swami ne passe pas de ce côté-ci, nous pensons qu’Il nous évite, n’est-ce pas ? Nous nous disons, “habituellement, Swami vient par cette allée mais aujourd’hui, Il ne l’a pas fait. Ainsi, Il m’évite” et nous en sommes affectés.

 

Mais, nous ne devons pas en être affectés. Pourquoi ? Parce que même pour nous éviter, Il doit tout d’abord nous voir ! (rires). Sans nous voir, comment peut-Il nous éviter ? “Oh Seigneur ! Tu m’as vu d’abord et ainsi Tu m’as évité. Je suis béni. Tu m’as évité parce que Tu m’as d’abord vu ! Sans quoi, Tu serais venu.” C’est ce que je dis toujours aux garçons.

 

Supposons maintenant qu’Il vous regarde et vous appelle en interview. Vous êtes bénis parce qu’Il vous a regardé et a souhaité vous prendre en interview. Dans les deux cas, Il doit nécessairement vous voir. Dans les deux cas, c’est à votre avantage.

 

Ainsi, cette sorte d’attitude positive nous rendra heureux et joyeux. Swami veut que nous soyons toujours heureux. Cette attitude relève de la spiritualité. L’attitude correcte envers la vie relève de la spiritualité sans quoi il s’agit d’une attente, d’attendre quelque chose en retour. C’est comme une transaction d’affaires. Mais la vie n’est pas comme cela. La vie est religion. La vie est spirituelle.

 

Si nous prenions cela de manière complètement positive, alors qu’est-ce que la Béatitude ? Tous les moments de bonheur qui vont et viennent, tous les moments de joie qui apparaissent et s’évanouissent, sont tous dérisoires, terrestres, physiques, duels, transitoires. Ils sont tous  comme cela.

 

Le matin, je suis heureux. La nuit, je suis triste. Matin et soir je suis heureux mais la nuit je suis triste.  Ainsi, le bonheur est un intervalle entre deux états de tristesse. La tristesse est un intervalle entre deux états de bonheur. Comme le dit Swami, “Le plaisir est un intervalle entre deux peines.”

 

Ceci n’est pas la Béatitude. Ce qui vient et s’en va n’est pas la Béatitude. C’est seulement du bonheur. Le bonheur vient et s’en va. Le bonheur est terrestre tandis que la Béatitude est spirituelle. Le bonheur est temporaire tandis que la Béatitude est permanente. Le bonheur est humain, la Béatitude est Divine. Le bonheur vient à vous quand vous faites un certain effort : vous travaillez dur, vous lisez beaucoup, vous passez l’examen et obtenez des diplômes élevés - vous êtes heureux.

 

Par l’effort vous pouvez être heureux. Mais la Béatitude ne s’obtient par aucun effort. La Béatitude est notre état naturel. La Béatitude est notre état. La Béatitude est notre droit, Elle est innée. Elle ne s’obtient par aucun effort, non ! La Béatitude est notre Nature même, contrairement au bonheur qui vient et s’en va.

 

Le bonheur se rapporte à la stature, à la dignité, à la qualification, aux biens, à la richesse et ainsi de suite. La Béatitude n’a rien à voir avec ces choses. La Béatitude est, dès l’origine. Nous sommes nés avec la Béatitude, nous sommes dans la Béatitude et nous nous immergeons dans la Béatitude. Vous êtes nés dans la Béatitude, vous grandissez dans la Béatitude et vous vous immergerez dans la Béatitude. Telle est la doctrine, l’affirmation de la philosophie, du Sanatana Dharma, alors que le bonheur, lui, n’est que terrestre.

 

Lorsque j’ai une tasse de café chaud, fumant, je suis heureux. Si je n’en ai pas dès les premières heures du matin, quand je me lève, je suis malheureux. Mais la Béatitude ne se situe pas là, que vous preniez du café ou non. La Béatitude est toujours en vous, avec vous et autour de vous parce que vous êtes la Béatitude. La Béatitude est votre Soi. La Béatitude est spontanée. La Béatitude est innée.

 

Il y a quelques jours, Bhagavan a donné certains exemples qui vont dans ce sens à deux d’entre nous. Je souhaite les partager avec vous.

 

La Béatitude n’est pas ce que vous obtenez à travers vos sens. Les sens ne vous procureront jamais l’état de Béatitude. Le mental ne vous emmènera jamais vers l’état de Béatitude. Cet état se situe au-delà de notre compréhension, au-delà du niveau de la pensée, au delà du niveau du goût, au-delà du niveau du toucher, au-delà du niveau de la vue et au-delà du niveau de l’ouïe.

 

Les cinq sens ne confèrent pas la Béatitude. Si les cinq sens me rendent heureux, je peux me procurer du bonheur. Si je suis heureux en écoutant la radio, je peux ressentir du bonheur. Il y a 40 canaux de transmission et 25 en certains endroits. N’importe quel canal me permettra d’écouter de la musique, de la musique pop de préférence ! Ou du rock ! Oui !

 

Mais l’entendre sans arrêt ne me rendra jamais heureux. L’entendre encore, encore, encore, encore, finit par me lasser. “Je ne veux plus l’entendre, je vous en prie, arrêtez-la !” Ainsi, le bonheur que vous procurent les sens au début, s’évanouit après quelque temps quand il s’agit toujours de la même chose.

 

Je vais régulièrement au cinéma voir des films. Je suis heureux. Mais si je les regarde chaque jour et chaque nuit, j’en suis dégoûté. “Non, je n’en veux plus.” Ainsi, ce bonheur qui existe pendant un temps est source de mécontentement après quelque temps.

 

J’aime les sucreries, les gâteaux, les beignets et les cakes, particulièrement à la cantine des occidentaux, oui ! Les cakes faits par les italiens sont très bons, je le sais ! (rires). Ah ! Que c’est bon ! Deux cakes, glup, glup ! Je devrais en manger le plus possible. Manger prend du temps, mais avaler c’est facile. Je suis si heureux ! C’est tellement savoureux ! Ensuite, un troisième cake…  “Ah ! Ca suffit, je n’en veux plus !” Pourquoi ?

 

Ainsi, toutes ces choses que nous recevons et acceptons à travers les sens procurent du bonheur mais sont aussi de véritables sources de mécontentement !

 

Tous ces exemples, je vous les ai donnés en raison d’une déclaration faite par Bhagavan,

 

“Les sens ne vous donneront jamais la Béatitude. Les sens ne vous mèneront jamais à l’état de Béatitude.”

 

Pour corroborer la déclaration de Swami, nous devons penser à ces exemples. J’espère avoir été clair.

 

Le mental ne peut vous mener à la Béatitude. Pourquoi ? Swami a donné un exemple. Une fille obtint sa Licence en lettres. Malheureusement, elle dut épouser un jeune homme qui avait échoué au niveau intermédiaire. Il n’était pas détenteur d’un diplôme. Il avait échoué douze fois ! Ainsi, cette femme licenciée épousa un garçon inscrit dans la classe de 11ème ou 12ème.

 

Ce garçon était très heureux. “Ma femme est licenciée.” Très heureux au moment du mariage, il regardait sans cesse son épouse (tellement que l’assemblée en sentait de l’embarras). Ensuite, après la cérémonie du mariage, cette fille le rejoignit. Et le jeune homme s’assit sur un sofa et appella sa femme.

 

“Hé ! Je veux une tasse de café très chaud. Apporte-la moi.” Elle dit, “Excuse-moi, viens et prépare le café, deux tasses, une pour toi et une pour moi, d’accord ?” Le garçon se sentit immédiatement très mécontent. Le jour du mariage, la jeune fille était la source du bonheur, la personnification même du paradis. Maintenant qu’elle vit avec lui, elle dit, “Désolée ! Tu fais du café pour moi, d’accord ?” A présent, cet individu ressent, “Chi ! Elle doit être un démon ! Je ne la veux plus.” Ainsi, à un moment, la même femme est source de bonheur et à un autre moment elle est source de mécontentement

 

La Béatitude, ce n’est pas cela. Quelque chose ne peut être source de Béatitude à un moment et non à un autre. Non ! La Béatitude est constante. Nous connaissons tous le terme favori de Bhagavan : C-I-A, signifiant Constant Integrated Awareness, “Conscience Intégrée Constante.” Il ne s’agit pas de la CIA, l’Intelligence Centrale Américaine ! (rires). La Béatitude n’est rien d’autre que la Conscience Intégrée Constante. Elle est un facteur constant, non quelque chose qui vient et s’évanouit, non quelque chose qui vient et disparaît. Elle est avec nous, partout.

 

La plupart d’entre nous espèrent le bonheur. “Hé ! Comment te portes-tu ? Comment va la vie ?” – “J’espère que les choses deviendront positives un jour. J’espère être heureux. A présent, j’ai des problèmes.” Le bonheur est un espoir. Le bonheur est une promesse. Mais la Béatitude est une garantie. Nous souhaitons être heureux. Nous espérons être heureux. Mais nous ne savons pas si cela arrivera et quand.

 

En grandissant, l’enfant veut être heureux. Lorsque l’enfant grandit et va au collège, devenu un grand garçon, il veut toujours être heureux. Il espère être heureux après son entrée à l’Université et après avoir obtenu une licence. Etudiant à l’Université, il espère être heureux quand il obtiendra un travail. Après avoir obtenu un travail, il espère toujours être heureux après s’être marié. Après s’être marié, mieux vaut ne rien dire ! (rires).

 

Tout ceci, Swami l’a dit dans un poème. Je ne veux pas le répéter en Télugu, parce que la plupart d’entre vous ne me suivraient pas. A moins d’avoir cette vanité, pour montrer l’étendue de ma connaissance, ceci n’est pas un exercice hardi qui en vaille la peine à cet âge et à cette heure. Je ne suis pas en faveur de la publicité.

 

Donc, tout ceci, Swami l’a dit dans un poème : Un enfant veut être heureux comme un adulte. Un adulte veut être heureux après avoir obtenu un diplôme. Ensuite, il veut être heureux en obtenant un travail et en s’établissant dans la vie. Ainsi, c’est quelque chose comme un ballon de football que l’on envoie loin, d’un endroit à un autre. Ce bonheur est resté seulement un espoir, seulement une promesse mais n’est jamais devenu une réalité !

 

La Béatitude n’est pas comme cela. Elle est constante. Non seulement ceci, mes amis, mais le bonheur conduit parfois à l’ennui. Les gens modernes, nous tous, éprouvons l’ennui, en particulier les plus jeunes. Nous disons, “Assieds-toi là quelque temps.” – “Monsieur, c’est ennuyeux ! Je ne peux m’asseoir longtemps comme ça. Non, c’est ennuyeux !” Ou, “Attends ici jusqu’à ce que je vienne.” – “Oh, c’est ennuyeux ! Je ne peux attendre !”

 

L’ennui est une habitude, une plainte habituelle de nos jours, un mal de la société moderne. Nous éprouvons de l’ennui. Pourquoi ? Pourquoi nous ennuyons-nous ? Parce que nous voulons toujours vivre dans le futur. Nous voyons toujours les choses du point de vue du passé, sur la toile de fond du passé. Et nous nous tournons vers les choses du futur. Nous ne vivons pas dans le présent. Comme nous ne vivons pas dans le présent, la vie est ennuyeuse.

 

Prenons un exemple simple. Nous vivons dans le futur, ce qui veut dire que nous attendons. Si nous allons d’attente en attente, la vie est un gros ennui. Vous ne pouvez pas attendre. C’est ennuyeux ! Ainsi, l’ennui n’est rien d’autre qu’un ressenti psychologique, une réaction psychologique de notre état mental qui scrute le futur ou revient dans le passé. Ainsi, passé et futur sont responsables du présent ennuyeux. Par ailleurs, si vous vivez dans le présent, l’ennui n’existe pas. Le secret du bonheur est de vivre dans le présent. Vivons dans le présent. Vivons dans l’instant.

 

La vie est existence. Dès que nous prenons conscience que la vie est existence ou existentielle, que la vie est dans cet instant, nous somme heureux. Mais nous scrutons toujours le futur, nous en faisons un espoir, nous en faisons une promesse et récoltons l’ennui.

 

Supposons que je rencontre un ami. Si je le rencontre maintenant, à partir de la toile de fond du passé, je ne me réjouis pas de sa compagnie. Non. Dans le passé, nous vivions ensemble, nos opinions divergeaient très fort. Nous nous disputions beaucoup. Ensuite, longtemps après voilà que nous nous rencontrons. Mais, au lieu de dire, “Je suis très heureux de te rencontrer après tout ce temps”, je me remémore toutes nos divergences et tous nos affrontements et de ce fait je ne suis pas heureux. (A.K. dit d’une voix tiède, “Oh, comment vas-tu ? Tu vas bien ?”) Ainsi, je ne jouis pas du présent parce que le passé me revient à l’esprit.

 

Supposons que je vous rencontre et espère quelque chose de vous. Je vous demande une faveur, ou bien j’ai peur que vous me voliez, que vous emportiez quelque chose qui m’appartient ou que vous m’exploitiez. En d’autres mots, je suis méfiant. Si je rencontre une personne et me méfie en pensant au futur, “Oh, cet homme peut me questionner, peut essayer de m’influencer”, je ne dirai pas d’une voix heureuse, “Comment vas-tu ?” Non, je parlerai de manière artificielle, peu engageante, “Comment vas-tu ?” et c’est tout.

 

Ainsi, gardant le futur ou le passé en vue, nous perdons le présent. Nous ne profitons pas du présent. Ainsi, mes amis, la Béatitude est la vie en cet instant. La Béatitude est l’état d’existence. Et si nous voulons vraiment être heureux, vivons dans l’instant, dans le présent.

 

Bhagavan a donné un exemple : Le ciel est  l’espace ouvert, l’éther. Mais il y a des nuages. Les nuages apparaissent et disparaissent, mais le ciel demeure. La Béatitude est comme le ciel. La Béatitude est comme l’espace, éternelle, pleine et permanente tandis que les nuages sont des moments de bonheur, des secondes de plaisir. Pourquoi ?

 

Un exemple : Un jour, à Kodaikanal, Swami se mit à plaisanter avec les garçons en Maîtrise de Gestion (MBA). Il voulait taquiner les jeunes gens, des étudiants du troisième cycle universitaire. Il demanda à l’un d’eux,

 

“Que fais-tu ?”

 

“Swami, je suis en dernière année de Maîtrise de Gestion,, l’Administration des affaires.”

 

“Oh ! Que souhaites-tu faire ensuite ?”

 

“Swami, ce que Tu diras.”

 

“Oh ! Je vois  ! A présent tu feras MRS.”

 

“MRS, Swami ?”

 

Mrs ! Monsieur ! Marie-toi !” (rires)

 

Oh ! Ce garçon Lui adressa un sourire, son visage pétillait de joie !

 

“Ainsi, tu es prêt, ah !”

 

Le soir suivant, Il dit à un autre garçon,

 

“Que fais-tu ?”

 

“MSc, la dernière année en mathématiques.”

 

“Bien ! Que veux-tu faire après ? Dans un mois les résultats seront proclamés. Après avoir terminé tes études, que veux-tu faire ?”

 

“Ce que Tu désires, Swami !”

 

“Oh ! Cette fille t’attend. Ta petite amie t’attend, allons ! Va !”

 

“Non, Swami !”

 

“Va ! Marie-toi !”

 

“Non, Swami !”

 

“Oh, d’accord !”

 

Cela se poursuivit chaque jour. A un moment donné Il dit aussi,

 

“Mon garçon ! Tu es si heureux de te marier. Sais-tu quelle est l’orthographe de ‘Wife’, épouse ?”

 

Un garçon dit, “W-I-F-E”

 

“Oh ! W-I-F-E, wife? Ah, tu en connais l’orthographe ! Es-tu prêt pour une épouse? Ah !”

 

Il ajouta,

 

« Eh vous, les garçons ! A présent vous dites “Swami, Swami”, mais quand vous aurez votre ‘épouse’ demain, l’épouse sera la vie et la vie sera l’épouse.”

 

Ils ont tous ri. Il ajouta,

 

“Savez-vous ce que W-I-F-E, épouse, signifie ? ‘Worry-invited-forever !’ – ‘Les soucis invités à jamais’ ! (rires)

 

Ils rirent tous de bon cœur. Swami le répéta pardeux fois ;  moi, je me sentais coupable. Je ne pouvais défaire ce qui était déjà fait !

 

Doucement, je murmurai,

 

“Swami, en toute humilité, si je peux me permettre?”

 

“Quoi ? Dis !”

 

“Swami, je peux Te donner des milliers d’exemples d’hommes qui sont devenus des fidèles grâce à leurs femmes. Peux-tu encore les appeler ‘soucis-invités-à jamais’ ? Grâce à la femme le mari est devenu un fidèle. Alors, est-elle le souci ?

 

Swami me regarda. J’étais prêt à tout ! Que faire ? (rires) Etant tombé dans le piège, je n’avais pas le choix. Alors, je me suis mis à soutenir mes déclarations. Je dis,

 

“Dans mon cas, c’est la même chose. Je ne fais pas exception. Et de plus, ma femme assumait plus de responsabilités alors que j’étais très très occupé, allant partout, parlant aux gens dans l’Organisation, et cela pendant 25 ans. Je n’étais jamais à la maison. Je n’étais jamais disponible. Toute la responsabilité était assumée de la meilleure manière par la meilleure moitié. Aujourd’hui, devrais-je dire ‘soucis-invités-à jamais’ ? Je ne serais pas venu vers Toi sans elle !”

 

Bhagavan dit, “Ah, très bien, assieds-toi.”

 

C’était l’heure du déjeuner et la réunion fut reportée. Le soir nous nous sommes réunis à nouveau. Swami dit, “Viens, lève-toi !” Il se mit à louer les femmes, oui ! C’est la femme qui maintient le prestige, la dignité, la culture et l’héritage de la famille, pas l’homme

 

Oh, Swami ! A présent Tu joues la face ‘B’ de la cassette ! (rires). Oh, je vois ! (rires) la manière dont Il  dit,

 

“Elle prend soin de la famille. Elle porte le fardeau et la responsabilité de la famille. Une femme est le symbole du sacrifice, de l’amour, de la pitié, de la piété, n’est-ce pas !”,

 

c’est une épée à double tranchant, je vous le dis.

 

 

Ainsi, l’homme est un symbole de cruauté ou quoi ? (rires). Le matin, Tu dis ‘soucis-invités-à jamais’ ! Mais maintenant ? Je ne sais plus ! Tout a changé. Il continua de les louer de cette façon.

 

Finalement, Il mit fin à la plaisanterie et dit,

 

“Beaucoup de femmes viennent à Moi. Elles viennent en pleurant, ‘Bhagavan, je ne veux pas vivre plus longtemps. Mon mari est mort. Je T’en prie, fais en sorte que je meure aussi. Je ne veux pas vivre loin de mon mari ! La vie n’a plus de sens.’ C’est ce qu’une femme dit quand elle perd son mari.”

 

“Il y a aussi des hommes dont les femmes ne sont plus là. Bien que l’homme souffre de la mort de sa femme, il vient à Moi pour obtenir la permission de se remarier ! (rires) Aucune femme, jusqu’à ce jour, n’est venue Me demander la permission de se marier une seconde fois. Mais beaucoup d’hommes le font. C’est la différence qui existe entre les hommes et les femmes.”

 

Tout en traduisant, je dis,

 

“Swami ! Ce matin, Tu as dit que c’était comme ceci et maintenant Tu dis que c’est comme cela. Comment puis-je comprendre ?”

 

Je dis cela doucement ; je ne voulais pas que tout le monde entende parce que si j’étais banni, ils se divertiraient tous à mes dépends. Je ne voulais pas que ça se passe ainsi !

Alors, Il dit,

 

“Dans le cas de celles qui sont conscientes, alertes, actives, qui encouragent leurs maris à s’engager sur le chemin spirituel, il ne s’agit pas de ‘soucis-invités-à jamais’ mais bien de ‘Sagesse-invitée-à jamais’ ! (rire). “Wisdom – Invited – forever”

 

“Swami, qu’est-ce que cela veut dire ? ‘Soucis-invités-à jamais’ le matin, ‘Sagesse-invitée-à jamais’ le soir ?”

 

“Ma voiture a un embrayage pour avancer mais  aussi pour reculer !” (rires)

 

Ce sont là des moments de bonheur, des moments de Béatitude.

 

L’autre jour, Bhagavan donna un autre exemple. Avec de la glaise, vous pouvez fabriquer un pot et son couvercle. Un pot a un nom et une forme. Mais quand le pot se brise, il retourne à la glaise. Les pots sont faits à partir de la glaise. Ils ont des noms et des formes. Mais la glaise, elle, n’a pas de forme spécifique.

 

“Tout ce qui possède un nom et une forme vous donne du bonheur. Mais la Béatitude est au-delà du nom et de la forme. La Béatitude est au-delà du nom et de la forme alors que le bonheur s’atteint à travers un nom et une forme spécifiques.”

 

Plus tard, Il dit encore,

 

“La Béatitude est non-duelle.” Il prit l’exemple simple d’un écran, Sur l’écran vous projetez un grand nombre de films – où les gens dansent. Nous aimons cela. Ensuite, une scène montre une bataille terrifiante où, dans les films anglais on tue avec des pistolets, des fusils ou des revolvers. Dans la scène suivante, l’héroïne et le héros pleurent en raison de la séparation. Nous regardons aussi cette scène.”

 

“A présent, le film est fini. Nous nous levons tous et quittons le cinéma. Mais l’écran ne danse pas, il ne pleure pas, il reste comme il était avant. Tous les films sont projetés sur l’écran, mais l’écran n’est ni troublé, ni ridé, ni agité. L’écran ne réagit pas,  qu’il s’agisse d’une romance, d’une guerre, d’une union ou d’une séparation, d’une danse, d’une tragédie ou d’une comédie. L’écran reste un écran. C’est tout. Il n’est pas affecté. Cet écran représente ce qu’est la Béatitude.”  

 

C’est ce que dit Baba. L’écran représente l’état de Béatitude que le bonheur ou la tristesse du monde n’affectent pas. L’écran représente l’état permanent, constant, non-affecté par la douleur et le plaisir du monde. Il est au-delà du profit et de la perte, au-delà du succès et de l’échec. Cela signifie que la Béatitude est non-duelle. Ainsi, Dieu est Béatitude. La Béatitude est Dieu.

 

L’autre jour, je dis,

 

“Swami, cette année, Sivaratri était fantastique !”

 

“Elle n’avait rien de spécial. Pourquoi dis-tu ‘fantastique’ ? N’as-tu pas assisté à la Sivaratri  l’an dernier ?”

“Oui, Swami, j’y ai assisté. Mais cette année, ah !”

 

“Pourquoi ? Peut-être n’as-tu pas dormi cette fois ? (rires) Tu étais éveillé et tu en as profité. L’année dernière tu dois avoir dormi !”

 

“Non, non, tout était comme d’habitude.”

 

Mais Dieu est toujours curieux. (la curiosité divine est très intéressante. La curiosité humaine est écoeurante et frustrante, tandis que la curiosité divine est amusante, gaie, intéressante.) Il dit,

 

“Pourquoi était-elle spéciale cette année ?”

 

J’avais une chance de pouvoir parler !

 

“Swami, certaines personnes m’ont demandé de Te prier de surélever un peu Ton fauteuil. Il est si bas que tout le monde ne peut pas Te voir. Ils souhaitent que Ton fauteuil soit un peu plus haut pour qu’ils puissent tous Te voir .”

 

“Ensuite ?”

 

“Certaines personnes ont aussi souhaité que je Te prie…” (j’ai dit cela de cette façon pour ma propre sécurité) (rires) (Ils voulaient que ‘je transmette à Swami’, mais j’ai ajouté ‘ont souhaité que je Te prie’. Nous devons assurer la sécurité de tout le monde).

“Certaines personnes ont aussi souhaité que je Te prie d’installer quelques TV de tous côtés afin que chacun puisse regarder, car quand le Lingodbhava émerge, certaines personnes se lèvent et les autres ne voient pas. Mais quand on place des TV, ils peuvent tous voir et en bénéficier.”

 

“Hmm. Qu’as-tu dit ? Que leur as-tu dit ?”

 

“Je sais, Swami, je ne devrais pas Te dire ces choses-là. Ils souhaitaient que je les dise, mais je ne l’ai pas dit parce que je connais mes limites. Je leur ai dit aussi que je suis ici parce que je ne dis pas ces choses-là et qu’au moment où je les dirai, ma place sera ailleurs, pas ici .” (rires).

 

“Tu leur diras aussi que tu seras respectueux aussi longtemps que tu n’ouvriras pas la bouche ! Va et dis-leur ! Si tu t’abstiens de dire ces choses, tu seras plus respectueux.”

 

“Oh Swami !”  Il dit ensuite,

 

“Pourquoi étais-tu heureux cette année ?”

 

La curiosité divine insiste, persiste à savoir. Alors je dis,

 

“Swami, cette année était palpitante parce que Tu T’es levé ! Il n’était pas question de surélever le fauteuil. Il n’était pas question d’installer des TV. Sans que je Te le dise, sans que personne ne Te le dise, Tu T’es mis debout et le Siva Linga est sorti.”

 

“Oh ! Bien, bien ! Je sais, Je sais. Tu n’as pas besoin de Me le dire.”

 

Plus tard, Il dit,

 

“Sais-tu ce qui est arrivé ? Le Siva Linga sortit avec force – comme cela ! Pas lentement.”

 

Vous devez l’avoir vu. Vous devez tous l’avoir vu. Il sortit avec vigueur, d’un jet, juste comme cela !

 

Et Swami expliqua pourquoi cela arrivait : dans notre corps, tous les métaux sont présents y compris l’or. C’est la raison pour laquelle en Ayurveda, l’école indienne de la médecine, l’or est donné comme médecine curative. Ainsi, tous les métaux sont là, dans notre corps. Toutes ces choses sont là sous une forme liquide.

 

Bhagavan dit,

 

“Lorsque le liquide se transforme en solide, une chaleur est générée. Le liquide devient solide à ce moment-là. La chaleur est générée et donc le Linga émerge avec force.”

 

“Non seulement cela, J’étais en transpiration. Vous devez l’avoir vu. C’est ce qu’a dit Swami. J’ai demandé à deux ou trois assistants de Me ventiler. Ils l’ont fait. Vous devez l’avoir vu. Je transpirais en raison de la chaleur générée lorsque le liquide s’est transformé en solide. Ainsi, le Linga sortit en force. A cause de la chaleur, Je transpirais. Plusieur étudiants durent donc Me ventiler à ce moment-là.”

 

“Oh, Swami !”  Il dit encore autre chose,

 

“Dans votre cas, le solide est transformé en liquide. Mais en ce qui Me concerne, le liquide se transforme en solide. C’est la différence. L’or est présent en vous. Le solide est transformé en liquide et reste dans cet état. Mais dans le cas de Swami, le liquide se transforme en solide. Par conséquent, il émerge sous la forme du Siva Linga.”

 

“Ah ! Swami !”

 

“Ceci est une démonstration pour que vous sachiez tous que le Siva Linga est là, en chacun de vous.”

 

Swami Le mit en évidence en tant que symbole, en tant que conséquence symbolique dont la signification spirituelle sous-jacente est que nous jouirons de l’état de Béatitude. Ainsi, la Béatitude n’est pas un idéal. La Béatitude n’est pas une notion. La Béatitude n’est pas une hypothèse. La Béatitude n’est pas théorique. La Béatitude est l’état actuel de l’existence. Ainsi, Dieu est Béatitude. La Béatitude est Dieu.

 

La Béatitude est un témoin, non un participant. Je regarde un film sur l’écran. Beaucoup de choses arrivent – le héros se bat et roue de coups tout le monde. Mais je ne me suis pas battu. Je regarde cela tout simplement. Je n’y prends pas part. Je suis seulement un témoin. Je regarde tout ce qui arrive sur l’écran et c’est tout.

 

La Béatitude est un témoin mais pas un participant, alors que le bonheur s’obtient en étant un participant. En tant que participant vous pouvez être heureux ou malheureux. Mais la Béatitude n’a rien à voir avec votre participation. Elle ne tient pas compte de la participation, parce qu’elle est le témoin. La Béatitude est l’état du témoin. La Béatitude est Conscience.

 

La Conscience existe dans les trois états. La Conscience existe dans tous les niveaux. Rien ne peut exister sans la Conscience. Le premier état est la Conscience physique ou Conscience à l’état de veille. Avec cette Conscience, je peux voir chacun. Nous sommes tous dans l’état de Conscience de veille pour le moment. Cet esprit éveillé, cet état de veille implique le corps, le mental et la Conscience. Tous trois travaillent ensemble dans cet état.

 

Vient ensuite le second état, la Conscience dans l’état de rêve. Bhagavan donna un exemple :

 

Maintenant, Je suis ici. Nous sommes tous ici. Nous retournons ce soir et nous rêvons. Nous rêvons que nous sommes ici dans ce Hall. Ce Hall est-il là dans le rêve ? Non ! Vous tous qui êtes ici êtes-vous dans le rêve ? Non ! C’est seulement le mental qui crée ce Hall. C’est seulement le mental qui crée chacun de vous. C’est le mental qui Me crée aussi. Ainsi, cette Conscience dans l’état de rêve est à la fois l’expression du mental et de la Conscience.”

 

Ainsi, Swami dit que le mental et les sens sont également dans la Concience à l’état de veille.

 

“Swami, les sens ? Pourquoi ?”

 

Parce que quand vous êtes sous anesthésie vous ne ressentez pas la douleur puisque le mental est inconscient. Ainsi, lorsque le mental est inconscient, vous ne ressentez pas la douleur. Lorsque le mental perçoit la douleur, cela veut dire que le mental et le corps existent ensemble.

 

La dissociation du mental est la Conscience dans l’état de rêve. L’association du mental avec les sens est la Conscience dans l’état de veille. Ainsi, le premier état est la Conscience à l’état de veille où le mental et le corps existent ensemble. Le second état est la Conscience à l’état de rêve où le mental existe, où toutes les choses sont créées par lui.”

 

Il y a un troisième état, celui de la Conscience à l’état de sommeil. Ceci veut dire un sommeil profond. Le sommeil profond est une terme curieux au sens propre et au sens figuré ! Dans les lignes du darshan, certaines personnes dorment profondément, elles ronflent ! (rires) Mais à vrai dire ‘sommeil profond’ signifie tout autre chose.

 

Le sommeil profond est l’état dans lequel vous ne rêvez pas. Il n’y aura pas de rêves du tout. Ah ! Vous dormirez bien ! C’est pourquoi certaines personnes vous demandent, “As-tu bien dormi la nuit dernière ?” Ils veulent dire, “As-tu dormi sans rêves ?” – “Comment as-tu dormi la nuit dernière ? As-tu bien dormi la nuit dernière ?” – “Oui !” “Tu n’as pas rêvé ? Personne ne t’a attaqué ? Il n’y avait rien concernant le visa ou le passeport ? Pas de réservations ? Rien avec British Airlines ou Indian Airlines, ni détournement, ni crash d’avion ?”

 

Vous avez bénéficié d’un bon sommeil, un sommeil sans rêve où la Conscience est seulement là en tant que témoin. C’est tout. Mais même cela est temporaire.

 

Je m’efforce de conclure, mes amis, coopérez gentiment avec moi. Il s’agit d’un sujet sérieux sur lequel Bhagavan s’est étendu longuement il y a deux jours. Swami S’est assis là pendant une heure et dix minutes, parlant de ces choses-là. C’est pourquoi je souhaite vraiment les partager avec vous tous. Si quelque chose n’est pas juste, c’est ma faute. Swami a expliqué tout cela parfaitement, mais comme cela arrive en seconde main, 50% des cordes vocales d’Anil Kumar, des choses peuvent ne pas vous avoir saisfaits. Mais Swami les a expliquées très clairement.

 

La Conscience à l’état de veille est le premier état où trois choses fonctionnent : le corps, le mental et la Conscience, l’Atma. Atma signifie Conscience. Body, Mind, Atma,  B.M.A. “B” pour le corps, “M” pour le Mental, “A” pour Atma ou la Conscience. Tous trois sont actifs dans le premier niveau connu en tant que Conscience à l’état de veille.

 

Le second est la Conscience à l’état de rêve où deux choses fonctionnent seulement. Dans cet état, le mental crée tout. Le corps n’est pas là. Il y a seulement “M” et “A”, le Mental et l’Atma ou Conscience, c’est tout car le mental crée les rêves.

 

Le troisième état, la Conscience à l’état de sommeil profond, est sans rêves. Seul “A”, l’Atma, demeure. La Conscience est là comme un témoin. Ainsi, la Conscience à l’état de veille, la Conscience à l’état de rêve et la Conscience à l’état de sommeil profond sont les trois niveaux de Conscience.

 

Mais même cette Conscience à l’état de sommeil profond n’est pas permanente. Je me réveille et je dis, “J’ai bien dormi la nuit dernière !” Si vous me demandez, “Quel type de sommeil ? Pouvez-vous me l’expliquer s’il vous plaît ?” Je dirai, “Nous nous rencontrerons demain. Ne me dérangez pas !”, car je ne peux décrire la Conscience à l’état de sommeil profond. Ce n’est ni doux ni chaud. Ce n’est ni grand ni court. Ce n’est ni juste ni injuste, ni sombre. Non, non, non !

 

Le sommeil profond est seulement l’expérience. L’expérience du sommeil profond n’est pas permanente. Elle aussi s’évanouit. Car au moment où je me réveille et me lève je dirai, “J’ai bien dormi la nuit dernière. A présent, je suis dans la vie réelle.”

 

Baba a dit qu’il y a encore un quatrième état, celui de la Pure Conscience. L’or pur est de 24 carats, non mélangés, non pollué, pur comme du cristal. Ainsi, qu’est-ce que la Pure Conscience ? La Pure Conscience se situe au-delà des trois niveaux de Conscience.

 

“Swami ! Si elle est au-delà de ces trois niveaux, comment puis-je la connaître ? L’état de veille, je connais. Les rêves, j’en ai eu. Je bénéficie d’un bon sommeil profond. Mais qu’en est-il de ce quatrième état ? Je ne le sais pas !”

 

Swami dit,

 

“Le quatrième, la Pure Conscience, se trouve dans ces trois états mais au-dessus de ces trois états.”

 

Oh ! Dans les trois, mais au-dessus des trois. Alors qui suis-je ? Comment le savoir ?

 

Swami donna l’exemple suivant,

”Ce micro aide a amplifier le son de Ma voix. Vous pouvez M’entendre grâce au micro, mais le micro n’est qu’un instrument, un intermédiaire. Le ventilateur vous donne du vent mais le ventilateur n’est pas dans l’électricité. L’électricité, l’alimentation en électricité, est dans le micro mais le micro n’est pas dans l’électricité. Ainsi, l’électricité est dans la lumière, dans le micro, dans un ventilateur, dans la TV, dans l’appareil de chauffage ou n’importe quoi d’autre. Mais tous ces gadgets électriques ne sont pas dans l’électricité.”

 

Ainsi, Swami dit,

 

“L’électricité est semblable à la Pure Conscience, laquelle est présente dans les trois états comme l’électricité l’est dans le ventilateur, le chauffe-eau, le frigo, la TV. L’électricité est dans toutes ces choses mais elles ne sont pas dans l’électricité. De même, la Pure Conscience est présente dans l’état de veille et dans l’état de rêve. Elle est présente dans l’état de sommeil profond, mais Elle est au-delà de ceux-ci tout comme l’électricité est au-delà des gadgets spécifiques. Cette Pure Conscience est Béatitude.”

 

“Alors, Swami ! Si cela est la Béatitude pourquoi ne suis-je pas heureux ? Si Elle est présente dans les trois états, pourquoi ne suis-je pas heureux ? Pourquoi ?”

 

“Vous n’êtes pas heureux en raison de l’attachement. La Béatitude est là. C’est seulement cet attachement qui dérobe, nie cet état de Béatitude.”

 

Finalement Bhagavan dit,

 

“Plus vous cultivez le détachement, le détachement envers tout, plus vous jouirez de l’état de Béatitude ou de Pure Conscience.”  

 

Avant de vous quitter ce matin, je voudrais partager avec vous une ou deux questions que j’ai posées en rapport à ceci.

 

“Swami, Tu dis que je devrais pratiquer le détachement. En ce qui concerne ma famille, devrais-je m’en détacher ? Je suis professeur, si je me détache de ma profession d’enseignant, comment puis-je enseigner ? Si un docteur est détaché, qu’adviendra-t-il du patient ? Est-il vraiment possible de pratiquer le détachement ? Est-il souhaitable de le pratiquer ? Est-il nécessaire de le pratiquer ? Le détachement ne mènera-t-il pas à l’inefficacité ? Ne mènera-t-il pas à la paresse, à la lourdeur, à l’inertie ?”

 

Swami me regarda malicieusement et dit,

 

“Crois-tu que Je ne peux te répondre ?”

 

“Swami ! Tu es le seul qui puisse répondre ! Voilà pourquoi je pose la question.”

 

Bhagavan dit,

 

“Le détachement ne signifie pas ce que tu viens de dire. Tu peux être détaché mais continuer à accomplir chaque activité comme une responsabilité, non avec attachement. C’est ton devoir. C’est ta responsabilité. C’est tout.”

 

“Swami, comment puis-je y parvenir ? Comment ? Dis-le moi, je T’en prie ?”

 

“Considère-Moi comme le meilleur exemple. Je fais tout cela. Je te parle. Je donne tout mais Je suis complètement détaché. Ainsi, tu peux Me considérer comme le meilleur exemple. J’agis, mais Je ne suis pas attaché. C’est Mon devoir de t’aider. C’est Mon devoir de te sauver. C’est Mon devoir de t’aimer. C’est Mon devoir de venir à ton secours. Mais Je ne suis pas attaché.”

 

Ainsi, mes amis, le détachement signifie faire toute chose, accomplir tout en tant que devoir et en tant que responsabilité ; cela nous aidera à expérimenter l’état de Pure Conscience qui est notre droit, qui est garanti, qui est notre véritable Nature, qui est véritablement la Béatitude. Celle-ci est Dieu. Dieu est Béatitude. Vivre dans la Béatitude est la pensée du jour.

 

Puisse Sai vous bénir. Un très grans merci. (applaudissements).

 

 

 

 

OM ASATO MA SAD GAMAYA

TAMASO MA JYOTIR GAMAYA

MRITYOR MA AMRITAM GAMAYA

 

De l’irréel conduis-moi au Réel,

De l’obscurité conduis-moi à la Lumière,

De la mort conduis-moi à l’Immortalité.

 

LOKA SAMASTA SUKHINO BHAVANTU

Puissent tous les mondes être heureux !

 

OM, SANTHI , SANTHI , SANTHI.

 Paix, Paix, Paix.