JE SUIS ÉTERNEL
27 août 2000
1. Dissipation des doutes sur le dualisme
Aujourd'hui, Anil Kumar poursuit la narration de diverses histoires et
conversations récentes que des fidèles eurent avec Swami. Il commence par
raconter un événement qui survint à la suite d'une causerie donnée par un
érudit sur le Dualisme. Dans la philosophie du Dualisme, nous pensons au
fidèle et à Dieu comme étant séparés. Le fidèle ne s'immerge jamais en Dieu.
Il n'y a pas "unité." L'individu et le Divin sont séparés. C'est ce qui est
appelé "Dualisme".
Après la causerie, il n'y eut pas de temps consacré à une séance de questions-réponses.
Les auditeurs ne pouvaient donc pas poser de questions quant à leurs doutes
éventuels. Anil Kumar vint donc au Darshan avec ses questions pour les poser à
Swami.
Bhagavan s'enquit d'abord du sujet exposé par l'orateur invité :
"De quoi a-t-il parlé ?"
Nous Lui avons signalé quelques-uns des points développés par l'orateur.
"Oui, oui, bien, bien !"
Mais comme Anil Kumar avait certains doutes, il voulut les exposer à Swami.
Malicieusement, Swami dit :
"L'orateur est assis ici, va, parle-lui. Pourquoi ne lui demandes-tu pas?
"Swami, il n'a pas eu le temps de clarifier mes doutes. Il n'avait pas
envisagé de faire une séance de questions-réponses... En plus, j'ai certains
doutes."
"Quels doutes ?"
"Le premier est celui-ci : l'orateur a mentionné trois mots - argile, pot et
potier. Mais il n'a pas dit ce qu'ils représentaient, que représente l'argile,
que représente le pot et qui est le potier ? En quoi cela concerne-t-il le
Vedanta ?"
"Viens, Je vais te conduire vers lui. Tu lui parleras .Qu'y a-t-il d'autre ?"
"Swami, l'orateur a dit que selon la philosophie du dualisme, le fidèle ne
s'immergera jamais en Dieu. Selon cette école de pensée, l'individu ne
s'identifie pas au Divin. De plus, il a dit qu'après la mort, un fidèle ne
renaîtrait pas."
"Ensuite ?"
"Swami, si le fidèle ne s'immerge pas en Dieu, s'il ne renaît pas, où vit-il?
Suspense ! Où est-il ? Ici ou là ? Je ne sais pas."
"En tout cas, tu es ici !"
"Mon troisième doute est celui-ci : l'orateur a aussi mentionné le mot Sakshi,
qui signifie "Témoin". Il n'a pas expliqué qui est le témoin. Qui est le
témoin en moi ? Qu'entends-Tu par témoin ? Tels sont mes trois doutes."
Par compassion, Swami clarifia ces doutes et je souhaite partager cela avec
vous, en ordre inverse. Bhagavan explique de manière telle que vos doutes
disparaissent. Vous suivrez facilement.
1. Sakshi
Swami a expliqué Sakshi de la manière suivante :
Le Principe de Sakshi, du Témoin, existe en chacun de nous. Le témoin est
l'aspect qui n'est pas affecté par l'expérience. Le témoin est
l'expérimentateur. L'expérience et l'expérimentateur sont séparés. Ce qui est
vu et celui qui voit sont séparés. Ce qui est entendu et celui qui entend ou
qui écoute, sont séparés. Ainsi, ce Sakshi, le Témoin en moi, est Celui qui
voit et non ce qui est vu. Il est Celui qui entend mais pas ce qui est entendu.
Cet expérimentateur en moi est le Témoin. L'expérimentateur est le Divin.
L'expérimentateur n'est pas affecté par les hauts et les bas de la vie. Rien
n'affecte l'Expérimentateur.
" Swami, que veux-Tu signifier par là ? "Je souffre". Pourquoi dis-Tu que "je
n'expérimente pas la souffrance" ? J'aime la tourte, les beignets et tout cela.
J'aime les boissons fraîches et la crème glacée. Pourquoi dis-Tu que "je ne
les aime pas" ? Tu parle de non-sens?"
"Il ne s'agit pas d'un non-sens. Cela a un certain sens. A cause du mental,
l'expérimentateur apparaît comme s'il faisait l'expérience. C'est seulement le
mental qui expérimente qu'il s'agisse du bon ou du mauvais, de la louange ou
du blâme, du profit ou de la perte, de l'allégresse ou de la frustration, de
l'orgueil, de l'ego, ou de la dépression. Tous sont des expériences du mental.
Mais le mental lui-même fonctionne grâce au Témoin, "Sakshi". Il peut exister
un état où le mental ne fonctionne pas. Voici un exemple simple. Quand vous
êtes dans l'état de sommeil profond, la nuit, quand il n'y a pas de rêves,
quand il n'y a rien, il y a le "Témoin". Il n'y a pas de mental. C'est un état
de non-mental que vous pouvez aussi appeler : annihilation du mental ou
retrait du mental ou encore absence de mental. C'est seulement le mental qui
expérimente. Aussi, quand le Témoin fait fonctionner le mental, il semble que
vous expérimentez.. En réalité, le Témoin n'expérimente pas, il est seulement
le témoin des différents niveaux d'expériences. C'est le mental qui est la
cause, qui est la réaction aux différents types d'expériences."
2. Dieu n'a pas de témoin. Il est le "Un sans second".
Baba dit ensuite :
"Je n'ai pas de témoin"
Efforçons-nous de comprendre cette déclaration : Dieu est le Témoin en chacun,
le Témoin en vous, le Témoin en moi. Le Témoin en chacun est Dieu Lui-même.
Qui est le témoin de Dieu ? Personne. Il n'y a pas de Sakshi dans la Divinité,
pas de témoin séparé. Alors qu'Il est le Témoin en moi, Lui n'a pas d'autre
témoin.
Une chose encore. Dieu est le "Un, sans second". Swami le dit toujours. Chaque
fois que Swami dit : "Dieu est seulement Un " et que je traduis, immédiatement
Swami dit : "Pas deux, pas deux, seulement Un.".Pas deux ? Pourquoi doit-Il
ajouter "pas deux" ? Parce que nous sommes toujours duels. Nous sommes
toujours divisés, toujours fragmentés, compartimentés.
Dieu est le Témoin en chacun et Il n'a pas d'autre témoin parce qu'il est le
"Un, sans second" Il est seulement "Un, sans second". C'est une déclaration
toute simple mais combien profonde !
3. L'argile, le pot et le potier
Ensuite, Baba me regarda et dit :
"Quel est ton autre doute ?"
"Swami, que représente l'argile ? Que représente le pot ? Qui est le potier ?"
"L'argile est la nature des cinq éléments. Le pot est l'individu, tout un
chacun. Nous sommes faits de la Nature. Le corps est issu de la terre. A
l'intérieur il y a l'espace et il y a le feu. Les cinq éléments sont présents
en chacun d'entre nous. Ainsi, nous sommes faits d'argile, de la Nature. Après
la mort, l'ensemble retourne à la Nature.
Un pot est donc fabriqué à partir de l'argile. Ce pot, vous l'utilisez maintes
et maintes fois. Quand il tombe, il se casse, redevient de l'argile, puis
redevient pot, lequel après s'être cassé à nouveau redevient une fois de plus
de l'argile. C'est ce que nous voulons signifier par "naissance et
renaissance, le cycle de la naissance et de la mort qui se répète : argile-pot,
pot argile..."
"Swami, y a-t-il une fin à cela ?"
"Ce pot porte le nom de pot. Ce pot a une taille, une durée de vie, une
certaine période d'existence entre le moment de sa fabrication et celui où il
se casse, quelque chose comme l'espace-temps entre la naissance et la mort. La
vie est un espace de temps entre la naissance et la mort. Une fois que le pot
oublie, abandonne à la fois le nom et la forme, il va vers le Potier - le
Créateur, le Divin, Dieu - ce qui signifie qu'il devient "Un" avec Dieu, c'est
l'Advaita, la fusion, Moksha, Nirvana, Libération, sans naissance, sans mort,
immortalité. Cette immortalité est rendue possible par l'abandon du nom et de
la forme permettant ainsi au pot de devenir "Un" avec le potier. S'il reste à
l'état du nom et de la forme, il retourne à l'argile. Car aussi longtemps que
les deux subsistent, "Nama" et "Rupa", le pot va de l'argile vers la nature,
c'est le cycle de la naissance et de la mort.."
4. L'identité divine est requise pour la fusion avec Dieu
Voici la dernière question : "Bhagavan, quand il n'y a pas de fusion avec la
Divinité, quand l'individu ne renaît pas, si on suit la philosophie dualiste
que lui arrive-t-il ?
"C'est un état dans lequel l'individu n'évolue pas. Il ne va pas vers la
Nature, il ne va pas vers Dieu, il est indécis. Il a toujours besoin de la
Conscience, il a toujours besoin d'éprouver ce sentiment d'identité avec le
Divin. Au moment où cette Conscience naît en lui, il fusionne avec Dieu.
Pour finir Swami dit :
"Pourquoi es-tu inquiet au sujet de ces questions ? Que demandes-tu?
Abandonnes-le Moi."
"Comment ! Tu me donnes la patience d'écouter pendant si longtemps et
maintenant Tu me dis qu'il est stupide d'avoir posé ces questions ?"
Et Swami de répondre :
"Selon Mon opinion..."
5. A propos de l'humilité de Bhagavan
Considérez l'humilité de Swami. Si vous devez apprendre l'humilité, apprenez-la
de Bhagavan. Swami dit toujours : "J'ai le sentiment...", "Selon Moi...", "A
Mon avis..." C'est toujours ce que dit Swami. C'est une marque de respect
envers les individus, envers ceux qui l'écoutent. Pourquoi ? Parce qu'en vous,
Il est présent. Aussi quand Il dit : "A tout égard..." Il Se respecte Lui-même.
Lorsqu'Il est plein d'égards envers vous, Il est plein d'égards envers
Lui-même parce qu'Il se trouve en vous. Si nous ne sommes pas encore immergés
en Lui, comme c'est le cas maintenant, c'est parce que nous sommes encore
attachés à nos propres préférences et à nos propres choix.
Ainsi, Il Se trouve Lui-même en tout un chacun. Il est tellement prévenant !
6. Les trois écoles de philosophie sont trois étapes complémentaires
Que dit Swami ? :
"Selon Moi, les trois écoles de philosophie : Dvaita, Vishishtadvaita et
Advaita, respectivement le Dualisme, le Non-dualisme qualifié et le Non-dualisme,
sont trois étapes complémentaires, chacune d'elles mène à la suivante."
En réalité, dans la société ces écoles philosophiques se combattent. Elles ne
se rencontrent jamais. Si un individu regarde en face un autre individu qui
appartient à une autre école de philosophie, il prend immédiatement un bain
parce qu'il n'est pas auspicieux de le regarder en face ! Les trois écoles se
considèrent comme séparées. Mais ici, Bhagavan dit :
"L'une mène à l'autre, l'une est le corollaire de l'autre, l'une succède à
l'autre. Une est la cause, l'autre est l'effet."
7. La fleur - le fruit vert - le fruit mûr
Voici un exemple simple. Une fleur devient un fruit vert. Un fruit vert
devient un fruit mûr. Nous avons là trois étapes : à la première la fleur
devient un fruit vert, à la seconde elle devient un fruit tendre et à la
troisième elle devient un fruit mûr gorgé de jus sucré. Sans fruit vert vous
ne pouvez obtenir de fruit mûr. Sans fleur, vous n'aurez rien du tout. De la
même manière, le Dualisme conduit au Non-dualisme qualifié et enfin au Non-dualisme.
Tous trois sont "Un".
"Swami, quelle harmonie ! Quelle intégration ! Quelle merveilleuse succession
d'événements !"
Voilà ce qu'à dit Swami :
"Les choses ne sont pas agitées. Les choses sont complémentaires, elles ne
sont jamais contradictoires.
C'est cela qu'il nous faut comprendre : les choses ne sont jamais
contradictoires. Au vu de Bhagavan, les choses sont toujours complémentaires.
Deuxième sélection du 27 août 2000
(...)
8. Invitation au Kazakhstan
Permettez-moi de vous parler des derniers visiteurs qui sont encore ici. Il
s'agit de la Première Dame du Kazakhstan et des membres de sa famille.
Hier, Swami dit :
"Voyez, la Première Dame du Kazakhstan accompagnée de ses enfants a atterri
ici, à Puttaparthi, en droite ligne de Russie. Son voyage ne fut interrompu
nulle part. Elle donna ses instructions pour que le gouvernement fasse en
sorte que les bagages soient enregistrés à l'aéroport de Puttaparthi, pas à
Bombay ni à Bangalore." Le vol charter l'amena directement ici !"
Le même soir, Bhagavan leur accorda une interview.
Tout en marchant, Swami prononça une phrase qui résonne encore à mes oreilles
:
"Tous voulaient M'emmener chez eux au Kazakhstan ! Ils disaient : "Nous sommes
prêts pour ce vol. S'il Te plaît, viens avec nous !"
C'était leur premier face à face avec Dieu. Cela fit une forte impression sur
eux et créa une sorte d'exaltation qui leur fit ressentir douloureusement la
séparation. Aussi, souhaitaient-ils que Baba s'envole avec eux au Kazakhstan
9. Les leçons du Premier Ministre du Népal
Il y a peu de temps, le Premier Ministre du Népal était ici. Swami le bénit
d'une interview qui dura une heure. Je n'ai jamais vu un VIP, une personne
très importante, bénéficier d'une interview aussi longue. C'est qu'il n'est
pas seulement un VIP, mais aussi un ardent fidèle.
Ce jour-là, je suis arrivé au Darshan avant l'heure, pensant que Swami
viendrait aussitôt. Mais Il vint plus tard et me dit :
"Aujourd'hui, tu es ici avant l'heure !"
"Oui, Swami, je pensais que Tu en serais heureux."
Immédiatement, Il dit :
"Tu es ici pour le Darshan du Premier ministre du Nepal, pas pour Mon Darshan.
Tu désires voir le Premier Ministre, pas Moi, aussi tu viens avant l'heure.
L'as-tu vu ?"
Que devais-je dire ?
"Oui, Swami, je l'ai vu."
"Très heureux, bien. Donc, J'y vais ! Tu es venu pour le voir, tu l'as vu.
Donc, J'y vais !"
Il s'en alla et lui donna une interview d'une heure entière. Après cela, vous
avez dû voir le mouvement des caméras et des vidéos sur la véranda. Swami vint
doucement et dit :
"Sais-tu ce que le Premier Ministre a demandé ?"
"Qu'a-t-il demandé, Swami ?"
"Swami, accorde-moi d'être photographié avec Toi ?"
Je ne pus m'empêcher de demander :
"Que lui as-Tu dit, Swami ?"
"Tu as beaucoup de photos, beaucoup de photos où tu es en compagnie des chefs
de gouvernement du monde entier. Pourquoi veux-tu une photo avec Moi ?
Pourquoi ?"
Le Premier Ministre dit :
"Toutes les photos avec les chefs de gouvernement du monde entier est une
chose. Une photo avec Bhagavan Sri Sathya Sai Baba a beaucoup plus de valeur,
elle est supérieure à toutes les autres ! C'est tout autre chose. Swami, je
dois avoir une photo avec Toi !"
"Oh, Je vois ! et Il ajouta : "Que souhaites-tu ?"
"Swami, comme je voudrais être encore assez jeune et être étudiant à l'Ecole
Primaire Sri Sathya Sai. Comme je voudrais être étudiant ici, jouir de Ta
compagnie, jouir de Tes plaisanteries. Mais il est trop tard, hélas, que
puis-je y faire ?. Swami, ceux qui sont ici ont beaucoup de chance parce
qu'ils ont Ton Darshan matin et soir, chaque jour."
Dans le but de le consoler, du moins je le pense, Bhagavan dit :
"Pourquoi éprouves-tu de tels sentiments ?
"Swami, nous ne venons ici qu'une fois par an ou une fois tous les deux ans
parce que nous sommes tellement occupés, débordés de travail. Mais ces gens
sont ici ! Ils sont plus chanceux que nous tous."
"Tu es venu ici avec tout ton cœur, rempli de dévotion et d'humilité. Une
visite comme celle-ci suffit. Pourquoi venir plusieurs fois ? Une cuillerée de
lait de vache suffit. Pourquoi vouloir des barils de lait d'ânesse ?"
Bien sûr, j'ai gardé le silence vu la catégorie à laquelle nous appartenons !
Guruji
Swami dit ensuite :
"Le Premier Ministre a visité l'Hôpital Super Spécialisé. Dans le livre des
visiteurs, il fit l'éloge de l'hôpital, chantant ses louanges en ces termes :
"Un hôpital de ce genre, un hôpital où les traitements sont donnés
gratuitement n'existe nulle part. Cet hôpital est sans précédent ! Ce qui est
exact ! A la fin il écrivit : "Cet hôpital bénéficie des bénédictions de
Guruji !"
Dans la pièce d'interview, Swami a demandé :
"Comment ? Guruji ?
Oui, Swami"
"C'était les bénédictions de Guruji ?"
"Oui, Swami !"
"Qui est ton Guruji ? Qui est ton Guru ?"
"Swami, Tu es mon Guru."
"Oh-Oh ! Alors tu pouvais écrire "Sathya Sai Baba" Pourquoi Guruji ?"
"Swami, nous pouvons dire le nom d'un égal. Nous pouvons dire Tom, Dick,
Harry, Anil... Nous pouvons appeler les gens par leur nom s'ils sont nos égaux.
Tu es notre Supérieur. Tu es Dieu ! Comment puis-je dire Sathya Sai Baba,
Swami ? Aussi je dis Guruji !"
Bhagavan Se tourna alors vers nous tous et dit :
"Tel est le niveau de dévotion de ces gens qui viennent de pays étrangers,
d'endroits éloignés, tandis que vous, les Indiens, vous appelez "Rama",
"Krishna", comme s'ils étaient vos proches cousins ! Voyez quelle dévotion ont
ces étrangers ! Ils disent "Bhagavan", "Dieu", "Seigneur."
Ce que nous devons apprendre de cet enseignement, ce n'est pas que nous ne
devons pas l'appeler par Son Nom, mais bien savoir qu'Il est le Seigneur,
qu'Il est Bhagavan.
10. Observez les commandements - Obtenez que vos désirs se réalisent.
Un jour, Swami mentionna l'histoire dans laquelle le père ordonne à son fils
de couper la tête de la mère.
Le père, qui était un sage, ordonna à son fils, Parasurama, de couper la tête
de la mère, Renuka. En fils soumis, Parasurama prit une épée et trancha la
tête de la mère. Satisfait, le père dit : "Fils ! tu m'as obéi, je désire
maintenant t'accorder une faveur. Que souhaites-tu ?" Le fils dit : "Père, je
n'ai qu'un désir. S'il te plaît rends la vie à ma mère, c'est tout ce que je
souhaite." Ainsi, la vie fut rendue à la mère.
Voilà l'histoire telle que Swami l'a exposée, laquelle transmet un message au
bénéfice de chacun d'entre nous. A la fin de l'histoire, Bhagavan a prononcé
deux phrases en télugu qui signifient : "Observez les commandements. Obtenez
que vos désirs se réalisent." Observer les commandements nous aide à obtenir
la réalisation de nos souhaits. Tel est le message de Bhagavan.
Malheureusement, il est clair à 100% que nous souhaitons voir nos désirs se
réaliser sans avoir à observer les commandements ! "Nous sommes désolés, nous
n'avons pas le temps, ou ne voulons pas les suivre." Comment est-ce possible ?
Vous ne pouvez pas manger le pudding et en même temps le garder ! Vous ne
pouvez pas manger le cake et en même temps le garder. C'est impossible! Aussi
Swami dit :
"Pourquoi un grand nombre de vos désirs ne se réalisent-ils pas? Parce que
vous n'observez pas les commandements."
Nous n'observons pas les commandements, tel est le message que Swami nous a
transmis ce matin, message que nous étions très très heureux d'entendre
aujourd'hui.
11. Je ne vous oublierai pas, même si vous M'oubliez
Un étudiant s'efforçait d'approcher Swami. Se glissant dans la foule, il
réussit à Lui tendre une invitation. Par compassion, Swami prit l'invitation
et dit :
"C'est pour ton mariage ?"
"Non, Non, Swami, c'est pour le mariage de mon frère aîné."
"Oh-Oh ! Ton frère aîné fut aussi un étudiant de notre collège. Maintenant, il
travaille. Oh ! Je vois, c'est une carte de mariage. Reste ici."
Swami pénétra à l'intérieur et ressortit avec un sac de vêtements à offrir au
futur marié. Il le donna au garçon.
"Donne ce sac à ton frère. Il était étudiant dans notre collège. Un très bon
garçon !"
Il matérialisa ensuite une bague et dit au garçon de la porter et de la donner
plus tard au futur marié.
"Hé ! Ne la prends pas pour toi, tu la donnes à ton frère, tu as bien compris
?
"O.K. Swami"
Swami dit ensuite, et cela est une leçon très importante :
"Dis à ton frère, qui est un ancien étudiant de Notre collège, dis-lui que
bien qu'il M'ait oublié, Je ne l'ai pas oublié ! Bien qu'il M'ait oublié, Je
ne l'ai pas oublié. S'il te plaît, dis-le lui."
"Je ne vous oublierai pas, même si vous M'oubliez"
"Je ne vous abandonnerai pas, même si vous M'abandonnez".
"Je Me souviendrai."
12. Où il y a une volonté, il y a une voie
Un écrivain célèbre en littérature télugu, connu de tout le monde dans l'Etat,
vint ici après un grand laps de temps. Swami lui témoigna Son amour. Bhagavan
vint vers lui et dit : "Comment ! Tu penses à Moi après onze années ? Tu es
venu ici il y a onze ans. Et maintenant te voilà ! Qu'est-il arrivé au cours
de ces onze années ?"
Il se disait en lui-même : "Comment Swami se souvient-Il des onze années ?
Suis-je le seul dans le cas ici ?"
"Je n'ai pu venir, Swami !"
Il pouvait ne rien dire. Parfois le silence est d'or, surtout en présence de
Swami ! Plus nous parlons, plus nous exhibons nos folies ! Leur profondeur,
leur intensité, leur ampleur sont rendues publiques. Aussi, le mieux est que
nous nous taisions !
"Je suis désolé Swami, c'est ma faute" aurait-il pu dire.
"Si tu voulais vraiment venir, pourquoi n'es-tu pas venu ici ? Où il y a une
volonté, il y a une voie. Si tu voulais vraiment venir, n'y avait-il pas un
chemin pour venir jusqu'ici ?"
Cet homme ne put que courber la tête de honte.
Cet épisode s'applique à chacun de nous. Il nous convainc que Swami ne nous
oubliera jamais. Nous ne serons jamais oubliés, quel que soit le laps de temps
qui s'est écoulé.
13. Nous pouvons oublier, mais Lui n'oublie jamais
L'an dernier, un autre garçon accompagnait les dévots du Kerala pendant le
Festival ONAM présenté ici. Des musiciens professionnels vinrent et donnèrent
un concert ce soir-là. Swami Se tourna soudain vers moi et dit :
"Hé ! Tu connais ce garçon !"
"Qui Swami ?"
"Il a étudié ici. C'est un garçon MBA. Maintenant, il joue avec les acteurs de
la T.V. et de la radio. C'est un professionnel. Il est seulement Notre garçon
!"
Je le savais, mais je voulais seulement que la Mère divine soit heureuse et je
dit : "Swami, il a étudié ici ?
"Eh ! Tu travailles ici ! Ne connais-tu pas nos garçons ?"
"Oh Swami, je me le rappelle vaguement, pas très clairement, en tout cas pas
aussi clairement que Toi !"
"Eh ! Il a étudié à l'école primaire ici, pendant 12 ans. Il a suivi trois
années de licence et deux années de P.G... Il chante si bien, hein ? -
Assieds-toi !"
Nous pouvons oublier, mais Lui n'oublie jamais. Il n'oublie jamais. Il vit une
dame et lui dit : "Je t'ai donné un lingam il y a 10 ans. Qu'en fais-tu
maintenant ?"
14. Dieu se souvient de chacun et prend soin de nous
Non seulement cela. Quand Il distribue des saris, Il s'arrête quelque part et
dit :
"Ah ! Prends celui-ci ! Non ! Je t'ai donné la même couleur l'an dernier.
Cette année, prends une autre couleur !"
Il doit avoir distribué des millions de saris à des millions de personnes.
Comment put-Il Se rappeler la couleur du saris donné à cette dame et de plus
savoir que c'était l'année dernière ? Et que pour le moment, une autre couleur
était mieux pour elle ? Dieu seul peut savoir cela !
Dieu Se souvient de tout et prend soin de nous.
15. Les femmes sont supérieures aux hommes
Bhagavan dit :
"A Londres, il y a une enseignante des Bal Vikas, une très, très, très, très,
très, très, très, très grande fidèle. Elle vint il y a quelque temps, et
apprit que son mari était mort. Elle rentra chez elle et après avoir accompli
tout ce qui devait être fait, elle revint immédiatement et raconta à Swami.
Elle ne versa pas une seule larme, elle ne se plaignit pas, pourquoi ? Parce
qu'elle avait compris les enseignements de Swami. Elle vivait les
enseignements de Swami. Toutes choses viennent et s'en vont. Toutes sont des
nuages passagers. Le bon comme le mauvais vient et s'en va. Aucun nuage n'est
permanent. Elle le sait. Tout comme chaque médicament comporte deux dates, la
date de fabrication et la date de péremption, cette vie comporte une date de
naissance qui est passée et la date de la mort qui est inconnue. Cette femme
était si noble, qu'elle put le comprendre."
Je dis alors :
"Swami, un sur un million peut avoir cette compréhension ?"
Immédiatement Bhagavan dit :
"Non, non, il y en a beaucoup, beaucoup."
Il dit beaucoup et ajouta :
"Oh bien sûr ce sont des femmes. Il n'y en a pas parmi les hommes !"
"Swami, des femmes ?"
Oui, les femmes ont obtenu la dévotion. Les femmes peuvent résister à toutes
sortes de tensions. Elles ont atteint l'abandon complet, elles sont donc
capables de se comporter ainsi." "Swami, Ta création est défectueuse. Tu as
créé une femme de manière à ce qu'elle puisse résister et créé l'homme si mou
que lui ne peut résister !"
"Il n'y a rien à redire à Ma Création. C'est votre vision qui est déficiente.
Votre perspective, votre vision, votre vue sont toutes déficientes. Il n'y a
rien à redire à Ma Création." Je voulus saisir une autre chance.
"Swami, les hommes ont tellement de responsabilités ! Peut-être est-ce une des
raisons pour lesquelles ils ne sont pas comme les femmes, des fidèles à plein-temps,
totalement abandonnés. Les femmes n'ont pas d'autres job. Nous avons tellement
de responsabilités, nous les hommes !"
Bhagavan est devenu un champion pour la cause du mouvement de libération des
femmes ! Ou un mandataire représentant le cas des femmes, un défenseur!
"Des responsabilités, Chi ! (expression de dégoût) Les femmes ont plus de
responsabilités."
"Quelles responsabilités, Swami, lesquelles ?"
"La responsabilité du mari, des enfants, de la famille, du prestige et de la
dignité de la famille. Elles ont tant de responsabilités. Les hommes n'ont pas
toutes ces responsabilités."
Parti, mon argument est parti. Je voulais faire une dernière tentative, que je
puisse au moins placer mes arguments ! Je dis :
"Swami, les hommes ont beaucoup d'occupations."
Swami allait S'en aller. J'aurais dû me taire. A nouveau je pris le risque !
Bhagavan qui était sur le point de partir Se retourna et dit :
"Quelles occupations ? Chi ! Des occupations inutiles !"
Ainsi, il y a deux sortes d'occupations : utiles et inutiles ! Je dis :
"Inutiles, Swami ?"
"Oui, inutiles !"
"Bien Swami "
Être lâche est une chose. En faire plus pour le plaisir des autres est une
autre chose !
"Swami, quoi ?"
"Vous avez des occupations inutiles? Le mari revient du bureau et prétend
qu'il est très fatigué. En fait, il ne l'est pas. Il prend 10 tasses de café
au bureau et se dit fatigué. Par pitié et par amour, la pauvre femme lui
apporte une tasse de café. Le mari apprécie le café, s'assied dans un fauteuil
pour se détendre. Ensuite il se lève, va au club et joue aux cartes. Chi !
Jouer aux cartes, aller au club, apprécier la compagnie, parler avec des amis,
est-ce cela les occupations des hommes ? Chi ! Les femmes n'ont pas ces
occupations. Elles pensent toujours à la famille. Elles prient pour la
prospérité du mari irresponsable ! La femme prie : 'Fais en sorte que mon mari
s'élève dans la vie'. L'homme n'a pas cet esprit-là !"
C'est de cette manière que Swami nous a parlé ce soir pendant la mise en scène
du programme des enfants de Londres, expliquant pourquoi et comment les femmes
sont supérieures aux hommes en tout !
Bhagavan nous rendit très heureux, bien qu'avec certaines réserves !
130 enfants venus de Londres avait présenté un programme qui ne fut jamais
égalé - la meilleure performance, la meilleure musique, les meilleures danses,
des mouvements rapides. Swami était très très heureux. Swami vint nous en
parler et dit que les enfants avaient pu présenter ce joli spectacle parce
qu'ils vivaient en ayant confiance en eux.
16. Où il y a l'amour, il y a le sacrifice inconditionnel, le service
inconditionnel, et rien n'est espéré en retour.
Bhagavan apprécia aussi la pièce de théâtre mise en scène par les dévots
allemands, particulièrement cette femme qui jouait le rôle d'Elizabeth. Cette
femme qui jouait le rôle d'Elizabeth servait tout le monde, rendait service à
tout le monde, aux pauvres et aux nécessiteux. Bien qu'une personne qu'elle
avait aidée la haïssait, la critiquait, la condamnait, la désavouait, elle
continuait à la servir.
Swami était très heureux. Où il y a l'amour, il y a le sacrifice
inconditionnel, le service inconditionnel, rien n'est espéré en retour. C'est
l'Amour pur.
Om... Shanti...Shanti...Shanti...