JE NE SUIS PAS NOUVEAU
20 août 2000
1. Je ne suis pas nouveau, Je suis éternel
Les fidèles du monde entier souhaitent que je leur parle de ce que Swami dit
aux garçons. La plupart du temps, Il parle de leurs habitudes alimentaires. Il
les fait rire. Quelquefois, Il fait des déclarations philosophiques ou donne
des éclairages spirituels comme : "Je ne suis pas nouveau, Je suis éternel."
Cela signifie que Bhagavan nous a suivi pendant de très très nombreuses vies.
Baba mentionna les noms des fidèles d'il y a 50 ans. Je lui ai demandé :
"Pourquoi Te souviens-Tu de ces noms ?"
"Je ne suis pas nouveau, Je suis éternel."
Ce qui veut dire que Bhagavan nous a accompagné pendant de très très
nombreuses vies, qu'Il fut avec nous depuis des âges et des âges.
2. La compétition sportive pour les professeurs
Au cours de la Rencontre Sportive annuelle, une compétition fut organisée pour
les professeurs âgés de 50 ans. Les professeurs avaient les yeux bandés. Ils
devaient marcher jusqu'à un pot en argile et le casser au moyen d'un bâton
qu'ils tenaient en main. La plupart n'y sont pas arrivés en raison de leurs
yeux bandés. Swami et les spectateurs ont donc beaucoup ri.
Le soir même, je dis :
"Swami, Tu voulais que nous cassions le pot mais l'as-Tu cassé autrefois ?"
"Je ne casse pas des pots vides comme vous, mais des pots remplis de lait et
de lait caillé."
Il rappelait les vieilles habitudes du temps où Il était Krishna, il y a de
cela très longtemps.
3. Je sais tout !
Je vous en prie, comprenez la profondeur de Ses déclarations et de Ses
paroles. Soudainement, Il se tourne vers un étudiant et dit :
"Ton frère aîné ne se conduit pas correctement. Demande-lui de faire
attention. Tu as déjà perdu tes parents."
Le garçon était affligé
Écouter est important - important pour que tous nous saisissions le sens de ce
qu'Il dit. Swami regarde quelqu'un et dit :
"Je sais tout, mais Je vous pose une question uniquement pour créer
l'opportunité de vous parler. Ces questions sont une occasion et une excuse
pour vous parler. Vous serez si heureux si Je vous parle."
Ainsi, quand Swami vous demande : "D'où viens-tu ?" cela ne veut pas dire
qu'Il ne le sait pas.
Prenons un autre exemple : Tout-à-coup, Il appelle la femme quand le mari est
à la cantine et devrait sortir pour aller le chercher. La pauvre femme ne
trouvera pas son mari car elle ne peut circuler parmi les hommes pour l'y
trouver. Parfois il appelle le mari après que la femme soit déjà repartie pour
l'Angleterre ou les Etats-Unis. Nul autre que Lui ne sait que la femme n'est
pas là. Ceci fait partie de la "Romance divine"
Ainsi, mes amis, ceci signifie que Swami sait tout, mais qu'Il trouve une
excuse pour vous parler. Il crée une situation.
4. Bhagavan trouve une excuse pour bénir
Il y a peu, une pièce de théâtre fut mise en scène dont les acteurs étaient
les villageois du coin. Les garçons sont des garçons modernes,
apprécieront-ils une pièce de théâtre jouée par des villageois ? Ils sont
habitués à la T.V. et au cinéma. Combien iront voir un spectacle de village ?
Pour Swami, nous y sommes tous allés et avons subi la torture de regarder la
pièce !
Après la représentation, Swami dit :
"As-tu apprécié la pièce de théâtre ?"
Ceci est une autre pièce dans la pièce ! Il savait que nous ne l'avions pas
appréciée et attendions qu'elle prenne fin. Je dis :
"Couçi-couça", Swami."
Je ne pouvais pas dire "elle est mauvaise" simplement parce que je n'avais pas
du tout envie qu'on la joue encore pendant quelques jours !! Je ne pouvais pas
dire "c'était bien", car je ne voulais pas être hypocrite. Aussi, ai-je
préféré dire "couçi-couça".
Immédiatement, Bhagavan dit :
"Je sais que tu ne l'apprécies pas."
Vint ensuite une déclaration importante, Il dit :
"Cette pièce est seulement une excuse pour amener ici ces pauvres gens, ces
artistes, et pour les récompenser, leur donner des vêtements, des montres et
de l'argent. Je souhaite les honorer. Cette pièce est une excuse pour les
amener ici et les bénir."
5. Je donne à ceux qui sont réellement dans le besoin
Ils étaient très pauvres, ils étaient nomades, ils n'étaient pas vêtus
convenablement et ne savaient pas rédiger un texte, ils n'étaient pas
instruits, ils étaient très, très pauvres. Un jour, Bhagavan les appela et les
gratifia d'une interview. Ces gens sont passés près de moi et je les ai
regardés. La plupart d'entre eux étaient à demi-vêtus, aucun n'était habillé
complètement, ils étaient tous très sales.
Je me disais :
"Swami, nous sommes ici. Pourquoi n'appelles-Tu pas ceux qui sont mieux
habillés ? Je suis parfumé, je ne sens pas mauvais. Pourquoi appelles-Tu ces
nomades ? J'étais ébahi !"
Swami s'arrêta et dit :
"Pourquoi as-tu ce regard-là ?"
"L'interview pour ces gens, Swami ?"
"Pourquoi pas ? Ne sont-ils pas des êtres humains comme toi ? N'ont-ils pas de
la dévotion comme toi ? Pourquoi parles-tu comme cela ?"
Je compris qu'il était temps pour moi de garder le silence. Il avait appelé
ces gens en interview et ceux-ci s'en allaient lentement, un par un, leurs
visages étaient souriants, ils resplendissaient. J'en vis un qui regardait son
poignet, un autre son doigt. Chacun d'eux avait bien sûr reçu soit une chaîne,
une bague ou autre chose. Ils sortaient en regardant leurs ornements plutôt
que regarder les gens. Tous portaient un sac. Bhagavan leur avait aussi donné
des vêtements.
Swami sortit après eux et dit :
"Je sais qui appeler, quand l'appeler et ce qu'il faut faire."
Parce que ces questions me venaient à l'esprit, il ajouta :
"Vous êtes les gens qui vendez de la nourriture à ceux qui n'ont pas faim.
Vous êtes les gens qui offrez des boissons et des crèmes glacées à ceux qui
n'ont pas soif, tandis que Je sers la nourriture à ceux qui sont affamés. Je
donne à ces gens-là qui en ont vraiment besoin. Ces gens pauvres seront très
reconnaissants pour toutes les bénédictions qu'ils reçoivent."
Ce n'est pas tout. Bhagavan appela un officier assis sous la véranda. Il lui
dit quelque chose sérieusement, lui donna des ordres et se tournant vers moi,
dit :
"Le village de ces gens pauvres n'est pas approvisionné en eau. Ils doivent
parcourir une très longue distance pour en trouver. J'ai décidé de prolonger
l'alimentation en eau jusqu'à leur village. L'officier supervisera ce travail
!"
Tel est Bhagavan !
6. Je peux tout supporter, M'ajuster à n'importe quelle situation, aussi, n'ai-
Je besoin de rien.
Un jour que Bhagavan parlait de plusieurs buildings situés ici - W1 à 9, n°1 à
7 - je dis :
"Swami, Tu fournis tout le confort et toutes les commodités à tout un chacun.
Mais Tu es toujours le même. Ta nourriture est et reste toujours la même, Ton
lit et Ta salle de séjour est et reste toujours le même. Tu n'as pas la
moindre installation moderne comme l'air conditionné, alors que Tu nous
procures de merveilleux équipements."
"Vous ne pouvez supporter les inconvénients. Vous n'avez pas l'esprit de vous
accommoder, ni de vous ajuster. Aussi, Je fournis tout ce dont vous avez
besoin ! Je peux tout supporter, M'ajuster à n'importe quelle situation, aussi,
n'ai-Je besoin de rien."
Ce message s'adresse à nous tous. Si nous pouvons nous accommoder et nous
ajuster, nos besoins se réduiront au minimum et nous serons très heureux.
7. Servir la société et les gens autour de vous est la meilleure façon de Me
plaire.
Un groupe, dont les membres font partie de l'Organisation Sai, fut appelé en
interview. Swami dit :
"Quelles sont les nouvelles ?"
Un aîné, membre du groupe, posa une question :
"Swami, nous voudrions Te servir ! S'il Te plaît, dis-nous comment nous
pouvons le faire."
C'était un homme âgé et une question âgée !!
Bhagavan dit :
"Je ne souhaite pas vos services. Vous êtes assis ici, alors que Je Me déplace
longuement pour aller vers vous, déambuler parmi vous, pour vous servir. Vous
ne Me servez pas. Je vous sers. Vous ne devez pas Me servir. Servez la société,
les gens autour de vous. C'est la meilleure façon de Me plaire."
Un autre aîné, âgé lui aussi, posa une autre question :
"Swami, nous voudrions démarrer un centre, un home pour personnes âgées, pour
des citoyens seniors".
"Prenez soin des personnes âgées de votre home avant de démarrer un autre
centre pour personnes âgées, cela suffira."
8. Réjouissez-vous, voilà ce que Je souhaite
Un jour, une cérémonie du cordon sacré fut organisée par d'anciens étudiants.
Ils rassemblèrent tout le matériel nécessaire pour accomplir cette fonction et
le Directeur en montra la liste à Baba.
Swami dit :
"Vous ne devez rien apporter ici. Vous ne devez rien faire ici. J'ai fait le
nécessaire pour tout ce matériel il y a 15 jours. Vous devez juste le
distribuer. Participez et réjouissez-vous, voilà ce que Je souhaite, rien de
plus."
9. Il fait tout et nous en accorde le crédit
Bhagavan fait tellement de choses et Il nous en accorde le crédit. Il organise
tout. Il convient de toutes les décorations et pour finir dit :
"Les garçons ont fait un très, très bon travail."
Certains fidèles enseignent aux garçons de nouvelles techniques musicales et
Lui, face à tous ces gens importants, Se place parmi les garçons et dit :
"Personne ne leur a appris. Ils ont tout fait par eux-mêmes."
Il fait tout et nous en accorde le crédit. Mais nous, que faisons-nous ? Nous
faisons faire les autres et en revendiquons le crédit !
10. Je ne veux rien, si ce n'est être avec Toi."
Une série télévisée fut montée sur la vie de Bhagavan. Je ne savais pas qui
étaient les acteurs. Plus tard, je sus que les enfants de l'École Sai jouaient
dans la série. Swami appela un garçon tout mignon, joufflu, le visage souriant,
les cheveux courts et petit de taille et dit :
"Le connaissez-vous ? Ce garçon jouait le rôle de Sathya Sai dans la série
télévisée."
Tous applaudirent. Le garçon avait fait un bon travail, il avait très bien
joué le rôle. Swami lui dit :
"Que souhaites-tu ? Que veux-tu ?"
Moi, j'aurais souhaité beaucoup de choses : donne-moi Padnamascar et ne le
donne pas au suivant ! Donne-moi une interview, ne regarde pas les autres !!
etc. Qu'a dit ce garçon ?
"Je ne souhaite rien Swami, mais s'il Te plaît garde-moi avec Toi"
Il se mit à pleurer, de grosses larmes roulaient sur ses joues. Il dit :
"Je ne souhaite rien, si ce n'est être avec Toi."
11. Pourquoi avoir peur quand Je suis là ?
C'était un garçon, un nouveau. Swami dit : "Viens aux cours de première
licence."
Le garçon dit :
"Swami, j'ai très peur de tout. Parce que j'ai peur, je ne peux dormir la nuit.".
Le sommeil est important pour vivre.
"Pourquoi avoir peur quand Je suis là ? Pourquoi avoir peur ? L'homme ne
connaît pas sa capacité. L'homme (tout comme la femme) a une très grande
puissance. L'homme est si faible parce qu'il ne connaît pas sa puissance. Sa
puissance lui a même permis de faire descendre Dieu vers lui."
Par nature, je ne peux jamais me taire et, de ce fait, je me fais attraper.
Une gourde amère ne peut changer son goût ! Je dis :
"Swami, pourquoi est-il important que je sache si j'ai ou non de la puissance
? Quelle est l'utilité d'une telle puissance si elle m'est inconnue ?"
"Prenons la canne à sucre. La douceur du sucre n'est pas connue de la canne à
sucre. De même, l'homme ne connaît pas ses propres aptitudes."
Alors, je dis à Swami :
"Quel est le bénéfice ? Qui connaîtra ces aptitudes si nous ne les connaissons
pas ? Les fourmis connaissent la douceur du sucre, mais la canne à sucre ne
connaît pas la douceur du sucre. Le diamant coupe un diamant. Où sont les
fourmis ? Où est la canne à sucre ? Que suis-je ? Comment puis-je comprendre
?"
"Tu es la canne à sucre. Tes amis et tes parents sont les fourmis. Ils
viennent vers toi attirés par la douceur en toi. Cette douceur peut se trouver
dans ta personnalité, ta connaissance et ton éducation."
Je poursuivis : "Si les fourmis connaissent la douceur du sucre et que la
canne à sucre ne la connaît pas, que doit-on faire alors ?
"Tu penses peut-être que Je ne peux te répondre ?"
"Non, non, non, je veux seulement savoir !"
"Chacun devrait se dire : Suis-je pire qu'une fourni ? Même la fourmi connaît
la douceur de la canne à sucre et je ne la connais pas. Quelle faible créature
je suis! Par ce moyen, tu peux connaître ta puissance."
12. Je ne sais ce qu'est le sommeil, Je ne sais ce qu'est l'appétit.
Swami dit :
"Ne mangez pas les racines qui poussent sous terre : pommes de terre,
betteraves rouges, carottes. Tout ce qui pousse sous terre augmentera votre
poids. N'utilisez pas trop d'huile non plus. Vous devriez manger des légumes
frais.
Croyez-Moi ou non, Je ne sais ce qu'est le sommeil, je ne sais ce qu'est
l'appétit. J'ai 75 ans. Pendant toutes ces années, Je n'ai jamais eu faim et
Je n'ai jamais dormi."
Doucement et délicatement, je Lui ai demandé :
"Pourquoi éteins-Tu la lumière la nuit si Tu ne dors pas ?
"Si Je n'éteignais pas la lumière, beaucoup de gens resteraient ici et ne s'en
iraient pas. Ils ne voudraient pas dormir."
Je dis encore :
"Pourquoi as-Tu une salle à manger et une table ?"
"Plusieurs personnes Me rejoignent par moments. Pour qu'ils mangent, Je fais
semblant de manger."
Bhagavan a transcendé la nourriture et le sommeil.
13. Je suis toujours heureux
Swami Se tourna vers un garçon qui avait terminé le troisième cycle
universitaire et dit :
"Que veux-tu faire après ceci ?"
Perplexe, le garçon ne put répondre immédiatement.
Swami dit : "Fais MRS !" Il ne comprit pas.
Swami dit : " Fais MRS - marie-toi !" C'est ce que Swami voulait dire !
Le garçon se leva et dit doucement : "Cela me suffit si je Te rends heureux."
Et Swami de répondre :
"Je suis toujours heureux, Je n'attends pas que Tu me rendes heureux."
14. Le Créateur est éternel, la Création est éternelle. Cette éternité leur
est commune.
J'ai donné aux garçons une conférence sur Adi Shankara à l'Auditorium du
Collège. Ce soir-là, Swami passa. Ma voix était hésitante parce qu'Il pouvait
me poser une question pour laquelle je n'avais pas de réponse. Je pouvais
aussi donner certains détails et Swami pouvait dire : "Tu es complètement dans
l'erreur." J'étais très, très hésitant. Je dis : "Oui, Swami par Ta grâce."
Parce que la grâce est indiscutable et ne peut être controversée.
Swami entra pour une interview et quand Il sortit, dit :
"Que disais-tu ?"
J'indiquai quelques points. Il dit :
"OK, OK, correct, correct, correct."
Mais je devins prétentieux quelque part, là où l'Acteur divin attend. Je dis :
"Bhagavan, Swami, Dieu est la Vérité éternelle, laquelle est immuable. Le
Créateur est éternel, mais la Création est temporaire. Dieu ne change pas
tandis que la Création change. Dieu est permanent mais la Création est
temporaire."
Je crus avoir très bien expliqué !
Mais Il me donna une longue corde pour me pendre moi-même !!
"Tu es dans l'erreur."
"Comment, Swami, en quoi suis-je dans l'erreur ?"
"Dieu, le Créateur est éternel. La Création aussi est éternelle."
"Swami, l'une change, l'autre ne change pas. Comment peuvent-elles toutes deux
être éternelles ?"
"L'être humain peut mourir mais non la qualité humaine. La vache peut mourir
mais pas la nature de la vache. La Création peut changer d'un moment à l'autre,
mais sa nature reste la même."
Je devins très confus. Alors je dis :
"Swami, la philosophie d'Adi Shankara est l'existence du "Un" sans second. Une
seule réalité existe. Tout autre chose est illusion ou Maya. C'est ce que je
comprends. Mais Tu dis que le Créateur et la Création sont tous deux éternels.
Ainsi, Tu parles de "deux". Je dis qu'il y a seulement "Un". Qu'y a- t-il de
commun aux deux ? Un change tandis que l'autre ne change pas. Bien, qu'est-ce
qui leur est commun ?"
"Le Créateur est éternel, la Création est éternelle. Cette éternité est
commune aux deux."
Je ne connaissais pas la réponse ! L'éternité est commune au Créateur et à la
Création ! Je compris alors qu'il était temps pour moi de me taire.
Cette nuit-là, je préparais un cours sur la Bhagavad Gita pour les étudiants
du troisième cycle universitaire. J'enseignais le treizième chapitre.
Croyez-moi, en lisant le texte, au douzième verset il est dit : Le Créateur et
la Création sont éternels."
Tel est Bhagavan Sri Sathya Sai Baba. Quoi qu'Il dise repose sur une base
approuvée par les Textes sacrés. Il n'argumente pas, Il n'essaye pas de vous
convaincre. Tout ce qu'Il dit est basé sur la philosophie ancienne du Vedanta.
15. Toutes les religions sont différents reflets du Sanathana Dharma
Voici un autre exemple. Les garçons présentèrent un sujet sur la Sainte Bible,
Moïse et les 10 Commandements. Ils pensaient avoir très bien fait.
Le soir, Swami vint de leur côté et dit :
"Qui sont les garçons qui ont parlé ce matin ?"
Trois garçons se levèrent.
"Quels sont les dix commandements ?" leur demanda-t-Il.
Les garçons ne purent desserrer les lèvres. Ils marmonnèrent quelque chose.
Swami vint alors vers moi et dit :
"Tu es du Collège chrétien, dis-Moi les dix Commandements !"
J'obtins 50% des points. Sur les 10, je pus en dire cinq. L'affront n'était
pas total. Il se tourna ensuite vers un autre professeur, qui avait dirigé
tout le jeu :
"Dis-Moi les 10 commandements !"
Il dit pas mal de choses qui n'avait rien à voir avec un des 10 commandements
!
"Ne parle donc pas comme cela", lui dit Swami. Nous avons tous ri !
Bhagavan dit alors :
"Le Sanathana Dharma, l'ancien Dharma, est l'Origine, la Base, le Parent.. De
cette famille naquirent diverses religions comme le Christianisme, l'Islam, le
Bouddhisme et le Jaïnisme. Ces religions sont nées il y a seulement 3000 ans.
Mais ce Sanathana Dharma, nul ne peut dire quand Il est né. Nous pouvons dire
la date de naissance de chaque religion. Mais nul ne peut dire quand le
Sanathana Dharma est né parce qu'il n'a pas de commencement."
Je me dis que c'était le moment pour moi de dire quelque chose :
"A présent, Swami, je comprends que le Sanathana Dharma est la chose
essentielle et que toutes les autres religions sont Ses ombres."
Je croyais que dire cela était assez intelligent !! Swami fit deux pas en
avant, se retourna :
"Répète ce que tu as dit ?"
"Swami, je dis que le Sanathana Dharma est la chose essentielle et que toutes
les autres religions sont ses ombres."
Non, non et non ! Elles ne sont pas des ombres ! Toutes les religions sont des
reflets, pas des ombres. Les ombres sont de qualité inférieure, tandis que les
reflets valent autant que l'objet réel lui-même ! Le Christianisme, l'Islam,
le Buddhisme, le Jainisme, toutes les religions sont aussi grandes, aussi
parfaites que le Sanathana Dharma qu'elles reflètent. Elles en sont donc les
reflets, non les ombres. Corrige-toi !! "me dit-Il.
Il Se tourna ensuite vers les trois garçons et dit :
"De quoi d'autre avez-vous parlé ?"
Ils avaient entendu toute cette conversation, aussi restèrent-ils muets. Alors
Bhagavan dit : "Quand vous parlez, vous devriez dire ce qui est fondamental.
Vous développez votre thème et à la fin, vous énoncez la Vérité. Vous ne devez
pas interrompre le thème au milieu. Ceci est une indication pour tous les
orateurs parce que certains d'entre eux commencent quelque part et ne
s'arrêtent nulle part. L'assemblée oublie le sujet qu'il devait développer. A
la fin, l'orateur lui-même ne peut conclure. Tels sont les orateurs que nous
avons."
Mais Bhagavan donna une indication pour la prospection des orateurs : les
former en donnant le bon exemple.
"Ici, vous avez du lait. Vous le faites cailler, il devient du lait caillé.
Vous le barattez, il en sort du beurre. Vous le chauffez et obtenez du ghee.
Si vous chauffez le ghee, il reste toujours du ghee. Le ghee est la
conclusion. Au début, c'est du lait qui finit à l'état de ghee. De même, les
causeries devraient commencer à l'étape du lait et finir à l'étape du ghee.
Vous ne pouvez jamais laisser tomber le sujet au milieu."
16. Les étrangers suivent tout ce que Je dis.
Ils comprennent que Ma vie est Mon message.
Une histoire de plus. Un groupe d'étrangers fut appelé pour une interview. Je
les vis se précipiter, un par un. Auparavant, j'étais jaloux, mais plus
maintenant !! Je ne dis pas que cette jalousie m'a complètement quitté,
certaines traces apparaissent encore par moments.
A la fin de l'interview, quand le groupe des étrangers s'en alla, Swami
s'avança et dit :
"La plupart sont professeurs. Ils vivent de leurs salaires. Ils ne sont pas
riches. Ils économisent de l'argent chaque mois et, avec cet argent, ils font
le voyage jusqu'ici. Un homme riche leur dit : "Je paierai les dépenses de
votre voyage." Eux lui dirent : "Nous vous remercions pour votre offre, merci
de votre intérêt, mais notre Swami n'aimerait pas que nous recevions de
l'argent. Notre Swami n'apprécierait pas que nous acceptions de l'argent de
votre part. Nous refusons respectueusement votre offre."
Swami ajouta :
"Ceci est important. Cette déclaration est importante. Tous les étrangers
suivent les enseignements de Swami à 100%. Vous devriez le savoir."
C'est ce que Swami a dit : "Ils suivent tout ce que Je dis. Ils ont compris
que Ma vie est Mon Message. Je ne reçois rien de quiconque, Je n'accepte rien
de quiconque, vous devriez le savoir."
Om... Shanti.... Shanti...... Shanti.