LES PERLES DE SAGESSE DE SAI
NO. 6
ANIL MUMAR
04 décembre 2002
Sai Râm !
Mes hommages aux Pieds de Lotus de Bhâgavan !
Chers frères et sœurs,
Si j'ai bonne mémoire, nous avons passé en revue tout le mois de novembre
2002. Ensuite, nous sommes revenus sur nos pas et avons complété le mois de
juin et à peine touché au mois de juillet, par un seul épisode ; c'est en tout
cas ce que je crois. A présent, nous allons poursuivre notre recherche.
Juillet 2002
Bien ! Vous aurez tous remarqué, pendant la période du Gurupurnima, que la
joue droite de Swami était enflée ; et à la fin d'un de Ses discours, Il en
donna une explication. Ce gonflement était très laid, la peau était violacée
et nous ne savions pas comment Swami réussissait à parler. Nous Lui avons
demandé : " Swami, qu'est-ce que c'est ? Quelle en est la raison ? Que
pouvons-nous apprendre de cette expérience ? C'est une chose si pénible à
observer ! Comment pouvez-Vous supporter cette douleur ? "
- (Baba) " N'importe quel docteur vous dira que la douleur est lancinante,
simplement terrible. Ces symptômes durent 21 jours et dans les cas les plus
graves, le mal peut même affecter le cerveau. "
Telle était la gravité du mal dont Il souffrait. Nous n'avions pas la force de
Le regarder. Mais en dépit de l'enflure et de la douleur terrible, Bhâgavan
donna quatre discours. Comment était-ce possible ? Je sais qu'à un certain
moment, Il ne pouvait même pas ouvrir la bouche, mais à peine l'entrouvrir. Il
ne pouvait pas desserrer les mâchoires, Il ne parvenait pas à manger.
Quelqu'un demanda :
" Bhâgavan, pourquoi ne Vous guérissez-Vous pas ? Pourquoi ne Vous
soignez-Vous pas de cette enflure et de cette douleur ? "
- (Baba) Je ne Me guérirai jamais Moi-même. Je vous guéris de vos maux, mais
Je ne soigne jamais les Miens. Toutefois, en réponse à vos prières et à vos
vœux, ainsi qu'à votre ardent désir de Me voir en bonne santé, Je guérirai ;
pas avant. "
- (A.K.) " Mais Swami, ne ressentez-Vous pas la douleur ? "
- (Baba) " Je ne Me considère pas comme le corps. C'est pourquoi, Je ne prends
pas au sérieux cette enflure et cette douleur éprouvée par ce corps. Pour Moi,
il ne s'agit pas de peine sérieuse, car Je ne M'identifie pas au corps. "
Ici, je voudrais attirer votre attention sur un ou deux points mentionnés dans
la Bhâgavad Gîta. On y dit clairement ceci : " Dieu est sans tache, sans
attributs, sans peine ; ainsi, Dieu est dans le corps, mais le corps n'est pas
en Dieu. Tous les attributs sont mis en fonction, ils agissent parce que Dieu
est en eux. Toutefois, ces attributs ne sont pas en Dieu. " Voir ainsi
Bhâgavan assumer Ses tâches quotidiennes, circuler dans l'auditorium,
s'entretenir avec les délégués prenant part à la conférence, était un fait
surprenant. Nous n'arrivions pas à comprendre comment c'était possible,
comment Il circulait et parlait ainsi, sans consommer aucune nourriture. C'est
un secret de Sa divinité.
Il y a ici un point que je voudrais vous faire connaître. Après deux jours,
l'enflure du visage de Swami avait disparu, tout était rentré dans l'ordre.
J'ai pris mon courage à deux mains et Lui ai demandé : " Swami, êtes-Vous tout
à fait remis à présent ? Je ne vois plus aucune enflure. C'est bien, Swami,
nous en sommes heureux. "
- (Baba) " Anil Kumar, regarde. Il y avait un gonflement ici, (sous l'oreille
droite de Swami) de la grosseur d'une orange ; c'était fort gonflé et la
douleur s'intensifiait également. Mais à présent tout a disparu et il n'en
reste pas la moindre trace. Normalement, lorsqu'il y a une inflammation, même
après la guérison, il en reste toujours une trace. Dans ce cas, au contraire,
il n'y a plus la moindre trace. "
Cela est divinité et nous avons tous été surpris d'entendre ces explications
de la part de Bhâgavan.
La leçon à en tirer est la suivante : bâdha - peine, douleur, ennui - est
bodha - enseignement -. Dieu souffre pour nous donner un enseignement. La
douleur extérieure et apparente de Dieu est une occasion de transmettre un
enseignement à Ses fidèles.
Ensuite, après quelques jours, toujours au mois de juillet, un homme âgé s'est
approché de Bhâgavan ; il s'agit d'une personnalité importante. Je ne
mentionnerai pas son nom. Il célébrait ses 83 ans. Il dit " Swami, j'ai à
présent 83 ans ; je voudrais revoir mon pays natal. Je demande Votre
bénédiction. " Swami le bénit, lui offrit une pièce d'étoffe neuve,
accompagnée du montant des frais de tailleur et Il offrit à sa femme un
nouveau sari. Puis Il parla de cet homme à l'assemblée.
Un peu plus tard, le même jour, un autre homme dit : " Swami, je fête mon 60e
anniversaire ! " - (Baba) " Ah ! Très bien ! " Cet homme aussi est un
personnage très important. Il dit : " Swami, j'ai complété ma 60e année et mon
anniversaire a lieu la semaine prochaine. " Cet homme est très actif, toujours
bien habillé et tout à fait à l'aise. Swami lui dit : " Hum ! Prends ceci ! "
et Il lui offrit une étoffe pour un complet couleur chocolat, avec les frais
de tailleur, 3.000 roupies ! De plus, Il lui donna une nouvelle chemise.
Alors, je tentai ma chance et dis : " Swami, mon 60e anniversaire s'approche
aussi. "
- (Baba) " Oh, nous avons le temps ! Ne t'inquiète pas ! " (rires)
A cet égard, Bhâgavan fit une affirmation qui intéressera tout le monde. Il
dit : " Voyez ici un homme qui dit avoir passé les 83 ans et un autre qui
affirme avoir 60 ans. Mais, dites-Moi, personne ne connaît Mon âge ! " Il
n'ajouta aucun commentaire à cette déclaration. Je réfléchis à ce qu'Il venait
de dire et me souvins que, dans un poème, Swami dit que Dieu n'a ni
commencement ni fin, Il ne connaît ni la naissance ni la mort, Il est Non-Dualité.
Dieu est pure existence et il n'y a en Lui ni apparition ni disparition. Ainsi,
lorsque Baba dit : " Personne ne connaît Mon âge ", cela signifie qu'Il est
infini. Le 23 novembre, nous fêtons l'âge de Son corps, pas celui de Sa
Divinité. Ceci peut être une explication.
Une autre explication peut être la suivante : " Cette année, Swami aura 77
ans. Dans Sa vie précédente, Il était Shirdi Sai Baba ; avant cela Il était
Krishna ; encore auparavant, Il était Râma... qui peut en parler ? Il a changé
d'expression d'ère en ère, pour répondre aux prières des fidèles et afin de
réaliser un programme prémédité et stipulé pour l'établissement de la paix, de
l'amour, de la vérité et de la rectitude. Ainsi, nous ne pouvons pas fixer Son
âge selon la forme actuelle. Je voudrais également affirmer ceci : " Bhâgavan
n'est jamais né et ne nous quittera jamais ". Nous pourrions plutôt voir les
choses ainsi : c'est un Visiteur cosmique, Il est ici parmi nous comme un
visiteur qui n'a ni naissance ni mort. L'affirmation de Bhâgavan servait,
d'une façon indirecte, à nous communiquer Sa divinité.
Le même jour dans l'après-midi, Bhâgavan se mit à lire des lettres en face de
nous ; Il prit une enveloppe et en tira une lettre. Un étudiant avait écrit
deux lignes sur une longue feuille de papier, seulement deux lignes au sommet,
laissant tout le reste en blanc. Baba sépara la partie écrite et remit le
reste de la feuille au garçon, disant : " Utilise-la, Je ne veux pas que tu
gaspilles du papier blanc. " Peu après Baba continua : " Ne jetez pas la
nourriture, car elle est Dieu. Ne perdez pas votre temps. Le temps perdu est
vie perdue. Le temps est Dieu. Ne dissipez pas l'énergie, ne gaspillez pas
l'eau ni votre argent ; le gaspillage de l'argent est très mal. "
Je me souviens d'une fois, alors que Bhâgavan rendait visite à l' " Hostel "
(le bâtiment servant de pensionnat aux étudiants des Collèges de Puttapathi)
Il descendit de voiture et appela immédiatement quelqu'un : " Au troisième
étage, un garçon n'a pas fermé le robinet des toilettes ! Après usage, vous
devriez fermer les robinets, vous ne devriez pas laisser l'eau couler et se
perdre. "
Vous l'aurez certainement remarqué à l'occasion d'une interview avec Bhâgavan
: Il entre le premier dans la pièce et allume la lumière, Il met en fonction
le ventilateur et au moment de sortir, c'est encore Lui qui éteint la lumière.
Pourquoi le fait-Il ? Pour nous enseigner à ne pas gaspiller du courant
électrique. Nous pouvons apprendre de Son propre comportement. C'est pour cela
que Bhâgavan a tous les droits de déclarer : " Ma vie est Mon message ". Il ne
gaspille rien et nous devrions L'imiter.
Dans le courant du même mois de juillet, Bhâgavan se mit à parler de
l'orphelinat (construction inaugurée l'an dernier, dans le périmètre de
l'ashram, en direction de l'aéroport.) Bhâgavan a pris en adoption environ 61
orphelins. Il en prend soin, leur fournit nourriture, vêtements, logement et
enseignement. De plus, Bhâgavan a placé en banque une somme de 100.000 roupies
au nom de chaque enfant, en compte à termes. Ainsi, à la fin de leurs études,
ils pourront disposer de cette somme grossie des intérêts. Cela leur sera
utile pour débuter dans la vie et pourvoir à leurs besoins.
Le jour même de leur arrivée, il fallait voir la scène ; Bhâgavan offrit une
valise de bonne qualité à chaque garçon, avec vêtements, gobelet, assiette,
miroir, dentifrice, brosse à dents, sous-vêtements et tout le nécessaire ; Les
enfants ouvraient leur valise avec émerveillement, comptaient tous les
articles qu'elle contenait et puis la refermaient ; ils l'ouvraient encore, et
ainsi de suite.
En passant à proximité des bâtiments pour ma promenade du soir, je regardai
par les fenêtres et je vis ces enfants extrêmement heureux. Je ne pus
m'empêcher de référer à Bhâgavan :
- (A.K.) " Swami, les garçons semblent très exaltés par ce cadeau. "
- (Baba) " Pourquoi ? Tu sembles exalté ! " (rires)
- (A.K.) " C'est vrai, Swami ! Je suis tout excité par la vue de ces enfants
heureux. "
- (Baba) " Que s'est-il passé ? "
- (A.K.) " Oh, Swami ! Ils ouvraient leurs valises et contrôlaient leurs
habits ; chacun montrait les siens aux autres enfants. "
- (Baba) " Oui, Je leur ai donné trois complets, le jour de leur arrivée ici.
"
- (A.K.) " Trois complets ? Swami, cela me semble exagéré. "
- (Baba) " Pourquoi ? C'est au contraire tout à fait nécessaire. "
- (A.K.) " Comment cela ? "
- (Baba) " Il leur en faut un à se mettre à la maison, un autre pour
participer au Nagasankîrtan et aux Bhajans et un autre encore pour les heures
de classe. Il leur faut trois types de vêtements. "
Je souhaitais obtenir de la part de Swami quelques explications
supplémentaires. Bhâgavan dit : " Il semble bien que l'on ai dépensé vingt
millions de roupies pour ce projet, y inclus le dépôt bancaire. "
- (A.K.) " Oh, Swami, il s'agit d'un projet de grande envergure ! "
- (Baba) " Oui, de très grande envergure. Tout ce que Je dis, Je le convertis
en acte. Ce que Je dis et ce que Je fais sont deux choses identiques. C'est
Mon mode de vie, totalement véridique. "
Il est très nécessaire que chacun de nous apprenne à réaliser l'harmonie ou
l'unité entre pensée, parole et action.
Après deux jours, je vis Bhâgavan distribuer des saris à quelques femmes et
puis se diriger lentement vers nous. Il s'entretint avec des hommes (assis
sous la véranda) et j'étais naturellement curieux de savoir de qui il
s'agissait ; toutefois, je n'osais pas poser la question à Swami. Voyant
l'expression de mon visage, qui est un point d'interrogation permanent (rires),
Bhâgavan commença spontanément à me l'expliquer.
- (Baba) " As-tu vu ces femmes à qui J'ai distribué des saris ? " Je ne
pouvais pas dire " Oui, je les ai vues " car Swami m'aurait dit que je viens
ici pour regarder les femmes ! (rires) ; d'autre part, je ne pouvais pas dire
que je ne les avais pas vues, car je les avais vues (rires). Je choisis donc
de sourire, tout simplement (rires). Alors, Bhâgavan dit :
- (Baba) " Ce sont des femmes médecins ; les médecins-hommes sont de l'autre
côté du temple ; je leur ai distribué des vêtements ; Ces médecins sont de
grands spécialistes, des chirurgiens, des docteurs en médecine générale, en
somme la crème de la médecine. "
- (A.K.) " D'où viennent-ils, Swami ? " C'était une question tout à fait
conventionnelle et confortable, rien à voir avec les " femmes-médecins " ou
autre chose du même type.
- (Baba) " Ils viennent de Madras. Un groupe de 300 médecins. "
- (A.K.) " Oh ! Pourquoi sont-ils venus ici ? Sont-ils venus en touristes, en
excursion ? "
- (Baba) " Tchi, tchi ! Pas d'excursion ! (rires) Non, non ! Ils ont visité
des villages tout le long du chemin ; ils y ont organisé des camps médicaux et
sont arrivés finalement ici pour recevoir la bénédiction de Swami. C'est pour
cette raison qu'ils sont venus, après avoir fait du seva dans plusieurs
villages. "
- (A.K.) " Je pensais qu'il s'agissait d'un week-end de divertissement. "
- (Baba) " Non, non ! Il ne sont pas venus pour leur propre amusement. Sais-tu
qu'ils chantent aussi des bhajans ? Certains médecins récitent même les Védas.
"
- (A.K.) " Les médecins ? Chanter les Védas ? "
Swami devait avoir compris que ce copain (A.K. parle de lui-même) ne croyait
pas vraiment en Ses paroles ; on ne peut rien cacher au Seigneur. Swami appela
immédiatement une femme médecin. Elle s'approcha. Cette femme a même écrit un
livre, paraît-il. Swami lui posa directement les questions suivantes :
- (Baba) " A combien êtes-vous venus ici ? "
- (La femme-médecin) " Trois cents, Swami "
- (Baba) " Qu'avez-vous fait en chemin ? "
- (La femme) " Des camps médicaux. "
- (Baba) " Où cela ? "
- (La femme) " Dans plusieurs villages, Swami. "
En somme, tout ce que Bhâgavan m'avait dit était confirmé, comme au poste de
police ou au tribunal (rires).
- (Baba) " Vous ne pratiquiez que la médecine, lors de ces camps ? "
- (La femme) " Non, Swami. Nous chantions également des Bhajans. "
Swami se tourna vers moi avec une expression sarcastique (rires).
- (Baba) " Chantiez-vous tous ? "
- (La femme) " Certains d'entre nous ont récité les Védas, Swami. "
- (Baba, s'adressant à l'assemblée) " De nos jours, en particulier pour les
médecins, l'argent est Dieu, n'est-ce pas ! Mais se sacrifier, organiser des
camps médicaux, chanter des bhajans pour tout le monde, ces choses ne sont
possibles que dans l'Organisation Sathya Sai. Seulement les fidèles Saï sont
capables de faire cela, personne d'autre. "
C'était un excellent exemple à suivre par chacun de nous.
Août 2002
Je devais me rendre au " Super Speciality Hospital " pour un examen ; le
docteur m'avait dit : " Anil Kumar, il vaudrait mieux faire un check up. "
J'avais une douleur dans les articulations. Je visitai dont le grand hôpital
pour la première fois ; je ne l'avais jamais vu auparavant. Bien sûr, j'y
étais le jour de l'inauguration, aux côtés de Swami, pour assurer la
traduction de Son discours. A part cela, je ne l'avais jamais visité. Pourquoi
? Parce que les médecins m'épouvantent ; je préfère ne pas les voir, car ils
pourraient me faire penser à des maladies inexistantes (rires) ; de plus, je
ne supporte pas de voir souffrir les patients. Alors, pourquoi devrais-je
m'imposer cette torture superflue ? Mais cette fois, je devais m'y rendre pour
un examen.
Dans l'après-midi, Bhâgavan me demanda :
- (Baba) " Où es-tu allé ? "
- (A.K.) " Je suis allé au collège, Swami ; je suis encore en service comme
enseignant ! " (rires)
- (Baba) " Non, non ! Après "
- (A.K.) " Je suis allé à l'hôpital, Swami ! "
- (Baba) " Que t'es-il arrivé ? "
- (A.K .) " Oh, Swami, ma condition n'est pas terrible au point de hurler
depuis l'entrée. Je me sens bien portant. Il s'agit seulement d'un tout petit
problème à l'orteil, une petite douleur. Aussi, les médecins voulaient-ils que
je fasse un examen complet et je me suis rendu à l'hôpital pour cette raison.
Mais le spectacle du dôme, des allées fleuries, des jardins et tout le reste...
cela n'a rien d'un hôpital ! "
- (Baba) " Si ce n'est pas un hôpital, qu'est-ce que c'est ? "
- (A.K.) " Cela ressemble davantage à Buckingham Palace ! J'avais la sensation
de me rendre à une réception de mariage. Tout est tellement beau ! J'ai vu les
patients et les infirmiers le visage souriant ; aucun visage ténébreux,
exprimant les conditions critiques de patients. Non ! Là, tout est bien, tout
le monde rit. C'est la raison pour laquelle je n'avais pas conscience d'être
dans un hôpital, mais plutôt à une réception nuptiale. Dans l'entrée, je me
suis arrêté un moment pour rendre hommage à la statue du Seigneur Vinâyaka,
une statue exceptionnelle, je n'avais jamais rien vu de pareil, en aucun lieu.
"
- (Baba) " Pourquoi dis-tu cela ? "
- (A.K.) " Parce que sa dimension est énorme et sa couleur si sombre ; ce
Vinayaka est, à ce qu'il me semble, sculpté dans le granit et poli ; il brille.
C'est une statue magnifique, Swami ! Et puis, dans le dôme, il y a de grands
portraits de Swami, de très belles photos, en format géant. "
- (Baba) " Oh ! C'est la première fois que tu y vas ? "
- (A.K.) " Oui, Swami, c'est ma première visite et je Vous prie que ce soit
aussi la dernière ! (rires), car je n'ai aucune envie d'y retourner. "
-(Baba, en riant) " Très bien ! Quel département as-tu visité ? "
- (A.K.) " J'ai marché le long des couloirs. Oh, Swami, le pavement, la
couleur des murs, tout est en harmonie. Le sol brille tellement que l'on peut
y voir sa propre image. Tout est si propre que, même si l'on renverse du lait
à terre, on peut le recueillir et le remettre dans le verre. "
- (Baba) " Alors, tu l'aimes bien, cet hôpital ! "
Le Seigneur était si heureux, car c'est Sa création, c'est Son bien !
- (A.K.) " Oui Swami ! Ce n'est pas tout ; Je n'ai pas vu une seule tache sur
les murs, pas un papier à terre. J'ai remarqué de petits tableaux en face de
chaque cabinet de docteurs et en face des salles d'opération, sur lesquels les
inscriptions étaient en lettres d'or. C'est un hôpital tout en couleurs, le
sol gris cendré, les murs couleur biscuit et les petits tableaux noirs avec
leurs lettres d'or, l'ensemble est magnifique, Swami ! "
- (Baba) " Qu'y as-tu fait ? Dis-le Moi. As-tu passé le temps à regarder le
pavement ? " (rires)
- (A.K.) Oh non, Swami ! Je suis allé au laboratoire de biochimie, j'y ai
passé l'examen du sang. Habituellement, les laboratoires de ce type sentent
mauvais la teinture d'iode, le désinfectant, etc. Lorsqu'on arrive dans un
laboratoire, on se sent réellement malade. Même si l'on est en bonne santé, on
tombe malade en ce lieu. Mais dans le cas du laboratoire du grand hôpital, on
ne sent aucune mauvaise odeur, on ne voit traîner aucun bandage, on ne voit
pleurer personne ; et le personnel infirmier prélève les échantillons de sang
proprement, nettement, sans que l'on s'en aperçoive. " Professeur Anil Kumar,
comment trouvez-vous notre hôpital ? " Tac ! C'est fait ! Pas le temps de
sentir l'aiguille entrer dans la veine. A l'extérieur du laboratoire, j'ai vu
plusieurs personnes assises sur des bancs, attendant les résultats des
analyses, mais je ne pouvais pas distinguer qui étaient les patients et qui
les intendants, car ils étaient tout joyeux et souriants ; Swami, Votre
hôpital est un lieu de sourires, d'aisance et de santé. "
- (Baba) " Tu l'apprécies beaucoup. Ensuite, qu'as-tu fait ? "
- (A.K.) " J'ai consulté l'orthopédiste pour la douleur à mon orteil. Mais le
docteur me parlait si gentiment que j'ai oublié de lui mentionner mon problème
! (rires) Il a dû me rappeler à l'ordre en disant " Quelle est la raison de
votre visite ? " Ensuite, j'ai visité le département de cardiologie et celui
d'ophtalmologie. J'y ai trouvé la même efficacité. Les personnes qui y
travaillent sont consacrées à Votre service. J'ai rencontré d' anciens
étudiants et étudiantes de nos collèges, possesseurs de hauts diplômes et
rendant service dans l'hôpital par pure dévotion envers Vous. Ces choses
n'existent pas ailleurs. Ce n'est pas tout. Je souhaitais faire vérifier ma
tension artérielle, pour ne pas devoir revenir plus tard ; je me rendis donc
dans une grande salle où sont admis les patients ayant des problèmes de cœur.
Dans cette grande salle, le pavement est bleu sombre et les murs blancs ; elle
contient quatre lits. Selon les paramètres indiens, dans plusieurs hôpitaux de
type commercial, on aurait subdivisé cette grande salle en six ou dix chambres,
avec deux patients en chacune d'elles. Là, quelque chose s'est passé. J'ai
parlé à une infirmière. "
- (Baba) " Es-tu allé là pour entrer en conversation avec tout le monde ? "
- (A.K.) " Non, Swami, je voulais m'informer au sujet de l'hôpital. J'ai donc
appelé une infirmière et lui ai demandé : " Ma chère sœur, où étiez-vous
employée, avant de venir ici ? " Elle me répondit " J'étais à Bangalore. " - "
Pourquoi avez-vous quitté votre emploi pour venir travailler ici ? " - " Ici,
je sers Swami directement. C'est pour moi une grande occasion de servir. Voilà
pourquoi je suis venue. " - " Quelle différence y-a-t-il entre votre travail à
Bangalore et celui-ci ? " - " Le travail est identique dans les deux lieux, la
qualité du travail est à peu près la même, mais la grande différence est
qu'ici, je ne me sens pas fatiguée de travailler, même si nous assumons une
tâche immense ; nous nous sentons forts et très heureux. Je me sens toujours
pleine d'énergie ; c'est essentiellement en cela que consiste la différence
entre les hôpitaux ordinaires et celui-ci. " Après cela, je me suis rendu à la
cantine de l'hôpital. "
- (Baba) " Tu as toujours la même foi en la nourriture, n'est-ce pas ! "
- (A.K.) " Swami, je crois fermement que la nourriture est Dieu et qu'il faut
l'adorer ! (rires) Je me suis donc rendu à la cantine. J'y ai rencontré un
homme âgé de 74 ans. Je lui ai demandé " Monsieur, pourquoi travaillez-vous
encore ici, à votre âge ? " Il m'a répondu : " En travaillant, je me maintiens
en bonne santé ; si je reste chez moi, je tombe malade. Voilà pourquoi je
travaille ici. " C'est donc là le secret de la bonne santé ! Je lui ai posé
cette autre question : " Quelles sont vos occupations dans l'hôpital ? " Il
m'a répondu : " J'ai trois fonctions : la première consiste à tenir la
comptabilité de la cantine, la deuxième à pourvoir un logement aux personnes
qui assistent les malades et la troisième consiste à prendre note de tout ce
qui se passe ici. " - " Bien, lui dis-je, je peux imaginer combien vous avez
travaillé lors de vos trente ou quarante ans. Mais à votre âge actuel, comment
pouvez-vous maintenir cette capacité de travail ? " Il m'a répondu " Voyez
Anil Kumar, chaque matin, je participe au Nagasankîrtan et c'est cela qui me
donne tant d'énergie pour accomplir ma besogne. "
Honnêtement parlant, je ne participe pas au Nâgasankîrtan, car je dois
préparer des cours, lire beaucoup de choses, écrire des articles, rédiger des
livres et des magazines. Si je participais au Nâgasankîrtan, je m'endormirais
en classe et je ferais dormir mes élèves. Cet homme âgé puise son énergie dans
le Nâgasankîrtan. C'est très intéressant !
Dans l'une des chambres, j'ai aperçu une femme assise sur un lit sur lequel
était couché un garçon. Par curiosité, je suis entré et ai demandé à l'enfant
" Que se passe-t-il ? Quel est ton problème ? " Il m'a répondu : " J'ai des
troubles respiratoires. Pour cette raison, j'ai été admis à l'hôpital. " Puis
je me suis adressé à la jeune femme et lui ai demandé : " Faites-vous partie
de la famille de l'enfant ? " Elle m'a répondu : " Professeur, cet enfant est
élève de l'école primaire Sri Sathya Sai. Je suis son institutrice et je
l'assiste ici. Nous sommes quatre enseignantes à nous relayer à son chevet. "
Bhâgavan, en aucun lieu au monde, les enseignants n'assistent leurs élèves à
l'hôpital ! C'est une chose impossible à voir. Voilà l'amour que nous trouvons
dans les institutions Sri Sathya Sai. Le garçon était tout souriant. Sa propre
mère ne l'aurait pas assisté avec autant d'amour que ne le faisaient ses
institutrices !
Peu après, quelques jeunes filles se sont approchées de moi et m'ont dit : "
Professeur, nous avons étudié à Anantapur. A présent, nous faisons du seva ici.
" - " Que faites-vous le dimanche ? " Je pensais qu'elles venaient au Mandir
pour participer aux Bhajans. Mais elles m'ont répondu : " Derrière l'hôpital,
il y a un petit village nommé Bidupalli. Nous organisons des classes de
balvikas pour les enfants de ce village. Nous leur enseignons les Védas et des
bhajans. " Voilà ! Elles sont déjà très occupées pendant six jours de la
semaine, et le septième jour, elles pensent à assumer du service social !
Bhâgavan, Vous seul pouvez susciter ces choses chez les êtres. Après avoir
travaillé pendant toute la semaine, elles se sentent relaxées en s'engageant
dans un autre service ! Personne ne serait capable d'obtenir cela, à part Vous
! "
Un après-midi du même mois d'août, Swami était assis dans Son fauteuil.
Soudain, Il dit à un étudiant : " Donne-Moi ta lettre ! " Ce garçon accourut
et se plaça si près de moi qu'il me touchait. Alors, Bhâgavan prit un air
sévère et dit : " Vous les enfants, vous devriez apprendre les bonnes manières
! Si vos professeurs sont assis là, pouvez-vous simplement sauter sur eux et
les pousser ? Vous ne devriez pas faire cela. Notre institution est de nature
morale. Vous devriez respecter vos enseignants et ne pas vous asseoir parmi
eux. Prenez place à une brève distance d'eux.
Votre attitude n'est pas correcte. " Puis Il ajouta : " Vous pouvez Me toucher
et Me pousser, vous pouvez vous presser tout autour de Moi, parce que Je vous
appartiens et que vous M'appartenez, mais ne vous conduisez pas ainsi avec vos
professeurs. Vous pouvez Me bousculer et Me toucher, mais envers les adultes
et les personnes âgées, dans la vie en société, vous devriez vous conduire
respectueusement à leur égard. Et lorsque vous venez ici pour le darshan,
marchez en file et ne courrez pas, ne poussez pas les autres. "
Ensuite, me fixant, Bhâgavan dit : " Vous ne dites pas ces choses aux élèves ;
vous êtes responsables de leur comportement ! "
- (A.K.) " Oui Swami, je sais ! "
- (Baba) " Vous devriez leur enseigner comment se conduire correctement. Les
enseignants ne le leur disent rien, les parents ne leur apprennent rien,
comment espérez-vous que les enfants le sachent ? " Ce que les parents et les
enseignants ne font pas savoir aux enfants, Swami en assume la tâche et Se
fait un devoir de le leur enseigner : les bonnes manières, la courtoisie et la
bonne conduite. Et puis, que dire de la société ? Les étudiants entrent en
compétition entre eux pour des points et des mentions d'excellence, mais pas
pour le bon comportement, pour la juste attitude ou pour être bon et
exemplaire. Les Institutions Sri Sathya Sai leur enseignent les idéaux et la
façon de vivre en société ; à cet égard, ces institutions sont uniques.
Un autre jour du mois d'août, un beau soir, Swami regardait les étudiants et
demanda : " Vous fréquentez tous la section d'Administration des Affaires
(MBA) n'est-ce pas ? "
- (Etudiants) " Oui, Swami ! "
- (Baba) " Quelle leçon vous a-t-on enseignée ce matin en classe ? "
- (Un étudiant) " Nous avons eu une très bonne leçon sur le marketing, Swami.
"
- (Baba) " Marketing ? Très bien ! Quelle est ta spécialisation ? "
- (L'étudiant) " Le marketing, Swami ! "
- (Baba) " Ah ! Je vois. Qu'est-ce que le marketing ? Dis-Moi ce que signifie
ce terme. "
Bien qu'ils se spécialisent en marketing, les étudiants étaient incapables de
définir cette branche.
- (Un étudiant) " Swami, le marketing est le lieu où l'on vend des
marchandises. "
- (Baba) " Mauvaise réponse ! "
- (Un autre étudiant) " Le marketing a trois secteurs d'activité : la
production, la distribution et les ventes. "
- (Baba) " Ta réponse est tout aussi mauvaise. "
Voyez comment Bhâgavan spiritualise les choses du monde, n'importe quel sujet
du monde profane. Voici ce qu'Il dit : " La vie entière est du marketing,
manger, boire, respirer... tout est marketing. "
- (Etudiant) " Comment cela, Swami ? "
- (Baba) Oui, vous inspirez de l'oxygène et expirez des gaz carboniques. Cette
double action est pur marketing. Dans toutes les activités de l'existence :
nutrition-excrétion, charge-décharge, etc., on peut parler de " marketing "
dans le corps humain. "
- (A .K.) " Swami, on dit que le marketing actuel ne suit pas les règles de la
justice. Voudriez-Vous nous expliquer pourquoi ? "
- (Baba) " Aujourd'hui, le marketing n'est pas correct. Il y a en lui des
dissonances. La raison en est que l'on importe plus que l'on n'exporte. C'est
une erreur ! Les gens suivent les modes, l'aspect extérieur et ne pensent pas
à la réalité. "
- (A.K.) " Swami, la mode est-elle une erreur ? Si je veux m'habiller à la
mode, me vêtir élégamment, quelle erreur y a-t-il à cela ? "
- (Baba) " Il n'y a rien de mal à suivre une mode ; mais vouloir paraître à la
mode, imiter les autres, c'est totalement faux. L'imitation est une erreur.
Voyez les jeans, par exemple. Les gens de là-bas (américains) portent des
jeans. Mais si l'on en porte ici, on s'arrache la peau, car ici, la
température est élevée (rires). Les jeans ne sont pas appropriés à ce climat.
On veut imiter les autres ; ces jeans sont très coûteux, 400 roupies ! (Deux
jeunes gens qui accompagnent Anil Kumar interviennent : 900 roupies !) Vous
voyez ! 900 roupies ! Ces garçons en portent ! Ces jeans sont importés
d'Amérique, c'est pure imitation ! Les articles de ce genre sont à la hausse.
"
Au mois d'août, il se passa encore ceci. Un jour, une discussion très
importante s'engagea. Bhâgavan demandait aux étudiants : " Quel est ton nom ?
" et ils répondaient : " Je m'appelle untel et je viens de tel lieu. " Baba
leur dit : " Ecoutez, les garçons, au sujet des noms, Je voudrais vous
raconter une petite histoire. Votre nom ne devrait pas créer de confusion, il
devrait être clair, sans laisser les autres dans le doute. "
Je me demandais comment un nom pouvait confondre les gens. Bhâgavan raconta
donc cette histoire : un couple de jeunes mariés commencèrent leur vie
conjugale dans une ville. Un jour, le facteur apporta une lettre dont le mari
s'empara. En fait, cette lettre était adressée à sa femme, mais il l'ouvrit,
pour contrôler son contenu et commença à la lire. Que trouva-t-il écrit ? " Je
t'aime beaucoup ; Nous avons vécu longuement côte à côte et je ne peux pas
oublier ces moments heureux. J'espère qu'ils nous reviendront. Un de ces
jours, nous devrions déjeuner ensemble. Nous n'avons jamais connu de longues
séparations. Je viendrai te voir très bientôt. " Il suspecta " Quelqu'un
aime-t-il ma femme plus que je ne l'aime ? " Il était perplexe ; au bas de la
lettre, il vit la signature " Lakshmi Narayan ". Il ne vit pas clairement le
nom Lakshmi, mais seulement Narayan, nom masculin, et pensa " Oh-oh ! Soyons
prudent. Ma femme est en relation avec ce Narayan. "
Ce pauvre mari attendit le jour où Lakshmi Narayan devait venir voir sa femme.
Il attendait derrière la porte, avec un bâton, pour les battre tous les deux,
sa femme et le fameux Narayan. Une personne se présenta à la porte et il
entendait qu'elle parlait avec sa femme. Il capta des bribes de conversation.
" Oh ! Lakshmi ! Quand es-tu arrivée ? " - " A l'instant. Je suis si heureuse
de te revoir ! Je t'avais annoncé par lettre mon arrivée. Ne l'as-tu pas reçue
? " - " Non ! Mon mari reçoit les lettres et il ne m'a rien donné. " - " Tu
aurais dû la recevoir. Comment vas-tu ? je suis heureuse que tu sois mariée ;
je voulais voir comment tu allais à présent. " - " Toi aussi, tu t'es mariée !
" - " Oui, mon mari s'appelle Narayan. Mon nom est à présent Lakshmi Narayan !
"
A ce point, le mari comprit son erreur. Il avait cru qu'un homme voulait
s'entretenir avec sa femme. Swami conclut cette histoire en disant : " Prenez
garde à bien choisir votre nom. Une fois mariés, vous pourriez avoir des
problèmes. Veillez à ce que votre femme ne se méprenne pas sur vos intentions.
"
Une autre chose eut lieu en ce mois d'août.
Comme Bhâgavan, dans Son immense compassion, m'accorde chaque jour un peu de
temps pour Lui parler, j'avais pensé Lui poser certaines questions.
- (A.K.) " Swami, Râmana Maharshi a fait mention du " son du silence "
-nishabdabrahman (nishabda - silence - ; shabdabrahman - son divin -) Il
s'agit d'écouter le son du silence. Est-ce possible, Swami ? Râmana Maharshi a
également dit que le silence est le meilleur moyen de communiquer. Je ne
comprends pas cela, Swami ! Le message entier de Râmana Maharshi se résume en
ceci : faites une investigation et appliquez-la à vous-même, vous posant la
question " Qui suis-je ? " Je n'y comprends rien, Swami. Voulez-vous me donner
une explication ? "
Mes amis, Bhâgavan me donna une élucidation magnifique. Je ne pense pas que
beaucoup d'entre vous soient en mesure de comprendre le télougou. Tous les
dimanches à 7.30 heures du soir, j'organise en satsang pour les personnes de
langue télougou et j'ai eu l'occasion de parler de Râmana Maharshi et de ses
enseignements en parallèle avec ceux de Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba. Après
avoir passé en revue les conversations de l'après-midi entre Bhâgavan et les
étudiants, nous pourrons aborder ce sujet en anglais. Toutes les conférences
ont été enregistrées. Mon unique ambition est celle de partager ces
connaissances avec le plus grand nombre de personnes possible. Voici donc la
réponse que Baba me donna.
- (Baba) " Dans le silence, par le processus de l'auto-investigation, notre
cœur s'ouvre et nous comprenons qui nous sommes. Il ne s'agit pas de
l'ouverture du cœur physique, comme une opération à cœur ouvert, mais du cœur
spirituel. Lorsque celui-ci s'ouvre, nous connaissons notre vrai Soi. Et ce
cœur s'ouvre lorsque nous sommes en silence, lorsque le mental est sorti de
scène et que nous restons en état de non-pensées, un état sans paroles, sans
langage, totalement silencieux. Ecoutez alors le son de l'Omkar qui naît en
vous ; ainsi vous connaîtrez votre vrai Soi. "
- (A.K.) " Swami, quel bénéfice puis-je tirer du fait de savoir qui je suis ?
Quel avantage m'apporte le fait de me connaître ? " Comme nous pensons d'un
point de vue du monde, nous voulons toujours savoir ce que nous obtenons. Si
je participe au Nâgasankîrtan, je veux savoir quel bénéfice j'en tire. "
- (Baba) " Aussi longtemps que nous pensons en ces termes, nous n'aurons pas
les avantages attendus. Nous n'obtiendrons pas ce que nous devrions obtenir.
Car il s'agit ici d'une expérience transcendante. Lorsque nous nous tournons
vers l'intérieur, notre expérience est supérieure, non psychologique. C'est un
voyage, une étape supérieure par laquelle nous devrions nécessairement passer.
Par la connaissance de votre Soi, vous connaîtrez toute chose. "
- (A.K.) " Comment cela, Swami ? "
- (Baba) " Considérez le chiffre 1 et le chiffre 9. Lequel des deux est
supérieur à l'autre ? "
- (Etudiants) " Le 9, Swami ! "
- (Baba) " C'est faux ! C'est le 1 qui est supérieur. "
Je ne suis déjà pas très doué en maths, mais si Swami commence à parler ainsi,
il me faudra revoir mes connaissances les plus élémentaires !
- (A.K.) " Swami, Vous affirmez que le 1 est supérieur au 9 ! Comment est-ce
possible ? "
- (Baba) " Regarde ! 1+1+1+1+1+1+1+1+1=9.
Le 9 ne peut pas exister sans le 1, c'est pourquoi le 1 est plus important que
le 9. Ainsi, lorsque l'Un, votre Soi véritable, est connu, toutes les autres
choses de l'univers seront connues automatiquement. "
Dans le Râmayana, vous connaissez certainement ce personnage que l'on appelle
Hanuman. Il est très intelligent, d'un intellect très fin et particulièrement
habile en ce qui concerne la communication. On peut dire que Hanuman est un
joyau dans la littérature épique. Après avoir parlé de Râmana Maharshi,
Bhâgavan commença à parler de Hanuman. Il dit : " On devrait apprendre chez
Hanuman l'art de l'éloquence. Lorsque son ennemi Râvana lui demanda " Qui
êtes-vous ? ", Hanuman ne répondit pas : " Je suis untel et untel ". Non, il
dit : " Je suis le serviteur du Seigneur Râma. " Il parlait avec humilité,
douceur et gentillesse à tout un chacun. On devrait apprendre comment
s'exprimer. Si vous savez bien parler, vous gagnerez une bonne réputation et
vous aurez de bons amis. L'éloquence est un art, l'expression verbale est un
talent. Lorsque vous parlez, il ne devrait y avoir dans votre voix aucun
anudvega - passion, irritation - vous ne devriez avoir aucune émotion
négative, aucune colère. Non, vos paroles doivent être comblées de satyam -
vérité -, elles doivent être prîti - douces, agréables - et hitamsa - utiles,
bénéfiques -, elles devraient faire du bien à ceux qui les entendent. Nous ne
devrions en aucun cas créer de l'agitation mentale chez les autres, à cause de
nos paroles. Nous ne devrions pas être comme des serpents à la langue
fourchue, une langue venimeuse. Non, nous ne devrions pas être ainsi. Il faut
être très vigilant en parlant. "
A présent, le temps est passé. Nous continuerons à la prochaine occasion.
Merci à vous tous.
Om Sai Râm