LES PERLES DE SAGESSE DE SAI
NO. 8
ANIL KUMAR
2 janvier 2003
Mes salutations aux Pieds de Lotus de Bhâgavan !
Mes chers Frères et Sœurs !
En tout premier lieu, laissez-moi vous souhaiter une heureuse nouvelle année.
Ceci est notre première rencontre de l'an 2003. J'ai à vous communiquer
quelques anecdotes qui se sont déroulées en décembre 2002. En ce mois de
décembre, trois événements ont eu une certaine importance : l'un fut la fête
de Noël et l'évocation de Jésus Christ ; je suis sûr que cet aspect vous
intéresse particulièrement. Le deuxième fut la visite en ce lieu du Président
de l'Inde, Monsieur Abdul Kalam, les sentiments qu'il a exprimés, son opinion
et la lettre qu'il a écrite. Le troisième est la récente déclaration de
l'Université Sri Sathya Sai, comme la meilleure université de ce pays. Je
voudrais vous parler de ces trois points.
22 Décembre 2002
Voici la conversation que Bhâgavan a eue avec les étudiants, le 22 décembre
dernier. Comme vous le savez, nous transmettons les grandes lignes des
dialogues divins. Je ne veux pas parler de " divins chuchotements " ; non, il
s'agit bien de dialogues divins. L'idée est la suivante : comme les
conversations de Râmana Maharshi ont été enregistrées, comme celles de
Râmakrishna Paramahamsa avec ses disciples ont été notées et mises aujourd'hui
à notre disposition, ainsi les conversations de Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba
devraient être mises à disposition de la postérité. Nous en sommes tous
responsables. C'est pour cette raison que nous avons commencé ces satsangs et
je suis heureux qu'ils soient bien accueillis.
Voici la discussion au sujet de Noël et de Jésus Christ. Il se passait que
Prashanti Nilayam tout entier, particulièrement dans l'après-midi et à l'heure
des bhajans du soir, résonnait des cantiques à Jésus et des chœurs de Noël.
Les fidèles étrangers répétaient sans cesse et s'interrompaient à peine avant
les bhajans, pour venir s'asseoir dans le mandir. C'était magnifique !
Certains après-midi, il m'arriva d'écouter, assis à côté de Bhâgavan, derrière
le rideau de l'auditorium Poornachandra. Nous étions très heureux. Bhâgavan
est extrêmement heureux de l'intensité de la dévotion que ces étrangers, venus
de différents coins du monde, démontrent par leurs pratiques méticuleuses,
scrupuleuses, scientifiques de ce chant choral. C'est réellement fantastique.
Et Swami ne s'arrêtait pas de donner des appréciations de ces étrangers,
autant pour leurs préparatifs que pour la présentation elle-même. Laissez-moi
vous féliciter à ce sujet.
Donc, le 22 décembre, la conversation fut centrée sur Noël et sur la vie de
Jésus Christ. Bhâgavan dit ceci : " Les Catholiques avaient leur propre
philosophie. Les Catholiques suivirent le Christianisme selon leur propre
concept, mais ils ne furent pas acceptés ; une branche de Chrétiens s'opposa à
eux et protesta ; c'est pourquoi ils furent appelés Protestants. "
Bhâgavan dit aussi que Jésus mentionna le fait que tout homme est Dieu,
c'est-à-dire que l'Atma, le Soi ou l'Esprit est Dieu ; et cela, Bhâgavan
l'appelle " caitanya shakti " - la puissance divine, l'énergie divine -.
L'énergie cosmique est Divinité.
Swami raconta comment Jésus eut à affronter une forte opposition. Beaucoup de
gens L'interrogèrent, beaucoup doutèrent de Lui. Il dut affronter des défis en
tout genre, comme n'importe quel homme-Dieu. En mentionnant et déclarant sa
propre divinité, Jésus déclarait que tous les hommes sont Dieu, que tous sont
égaux et divins. Exactement comme nous voyons le faire aujourd'hui Bhâgavan.
Ensuite, quelqu'un demanda :
- (Un homme) " Swami, êtes-Vous Dieu ? "
- (Baba) " Je suis Dieu et vous L'êtes également. Vous aussi, vous êtes Dieu.
C'est ce que contiennent les enseignements de Jésus. Lorsqu'Il déclarait être
Dieu et que tous les hommes sont égaux, cela voulait dire que la création
entière est divine. "
Après cela, Bhâgavan mentionna un miracle qui eut lieu dans le courant de la
vie de Jésus Christ. Quelques pêcheurs essayaient de pêcher ; ils avaient jeté
leurs filets, mais jusqu'au soir, ils n'avaient pris aucun poisson. Ils se
sentaient abattus et frustrés. Jésus passait justement sur la rive. Il emmena
les pêcheurs en un autre point du lac et leur dit d'essayer en ce lieu.
Aussitôt qu'ils eurent jeté les filets, ils prirent des poissons en quantités
énormes, à leur grand étonnement et surprise. Par cette expérience que nous
appelons miracle, ils purent connaître la gloire de Jésus.
Bhâgavan raconta qu'un receveur des contributions appelé Matthieu,
fonctionnaire du gouvernement, vint prélever des impôts chez ces pêcheurs.
Ceux-ci refusèrent de payer. Mais Jésus leur dit : " Non, non, non, non ! Vous
avez pris des poissons. Pourquoi dire des mensonges ? Auparavant, vous ne
pouviez pas en trouver, mais en ce lieu, vous en avez pris en abondance.
Pourquoi dire que vous n'avez rien pris ? Vous devez payer les impôts ! "
Jésus représentait la justice, la vérité, la droiture et la loi. Il n'y a
aucun doute sur cet aspect de la divinité de Jésus Christ. Voyant la droiture
de Jésus, Matthieu fut lui-même totalement transformé ; il devint Son disciple
et ne préleva aucun impôt chez les pêcheurs ce jour-là. Il était ému et touché
par la vérité de Jésus Christ.
Il y eut aussi un autre homme, une grande personnalité du temps biblique :
Paul, qui mit en question Jésus et douta de Lui, mais après avoir vu Jésus lui
apparaître en rêve, Paul fut transformé. Il bénéficia des enseignements de
Jésus et, de critiqueur qu'il était auparavant, il devint plus tard Saint
Paul. C'est ce qui arrive à chaque fois. Même à présent, en ce temps de
Bhâgavan Sri Sathya sai Baba, certains détracteurs se voient transformés, à
leur grande surprise. La plupart des gens qui ont douté de Lui, deviennent
ensuite Ses fidèles ardents. C'est ainsi que cela se passe et se passait déjà
au temps de Jésus.
Ensuite, Bhâgavan raconta ceci : lorsque Jésus naquit, trois mages passaient
justement en ce lieu. Le premier dit : " Ce enfant aimera Dieu ". Le deuxième
roi d'Arabie déclara : " Non, non, non. Dieu aimera cet enfant. " Et le
troisième affirma : " Non, il réalisera son identité avec Dieu ", c'est-à-dire,
il sera Dieu. Ceci était l'expression de la pensée et de la profonde dévotion
de ces rois d'Arabie qui virent le nouveau-né à Bethléem, en ce jour de Noël.
Bhâgavan mentionna encore un autre point. Jésus était toujours entouré de
disciples et un grand nombre de fidèles écoutaient ses enseignements divins.
Toutefois, il y avait un disciple, Judas Ischariot. Ce Judas était un traître
qui trahit son Guru Jésus Christ pour de l'argent offert par des soldats. Il
trahit simplement son Maître, ce qui eut pour conséquence la crucifixion de
Jésus. Tandis qu'il recevait quelques pièces d'argent, Judas Ischariot dit aux
soldats : " Celui que je serrerai dans mes bras est Jésus. Prenez-le ". Car en
ce temps-là, Jésus et ses disciples portaient le même type de vêtements, il
était difficile d'identifier Jésus. C'est pourquoi, Judas leur dit : " Celui
que je serrerai dans mes bras est Jésus. " C'est ainsi qu'il trahit son Maître.
Qu'arriva-t-il aux autres disciples ? Ils s'enfuirent, sous un prétexte
quelconque. Marie pleurait en voyant la situation dans laquelle Jésus se
trouvait, Lui, le Fils de Dieu. Tandis qu'elle pleurait, Jésus lui dit : "
Mère, pourquoi pleures-tu ? La mort est le vêtement de la vie. " Commentant
cette affirmation, Bhâgavan dit : " On ne devrait ni pleurer la mort ni s'en
soucier. Pleurons-nous lorsque nous changeons de vêtement chaque jour ?
Certainement pas ! Nous endossons un vêtement neuf. D'une façon similaire,
nous entrons dans un nouveau corps. Il n'existe ni naissance ni mort ; il
s'agit simplement d'un changement de vêtement. C'est ce que dit Jésus : " La
mort est le vêtement de la vie. "
Bhâgavan cita une autre affirmation de Jésus Christ. Alors que tant de
personnes innocentes étaient autour de Lui, Il y avait aussi un groupe de gens
prêts à Le blâmer et à Le faire crucifier. Lui, Jésus, le Fils de Dieu, le
miséricordieux, le juste, dit ceci : " Mon cher fils, tous sont Un, sois donc
le même envers tout un chacun. " Quelle déclaration ! Seul Jésus pouvait dire
cela.
Donc, parmi les ennemis, les traîtres, les disciples et en face de la douleur
et de l'agonie, le Fils de Dieu put déclarer : " Tous sont Un, sois le même
envers tout un chacun. " Vous avez certainement en mémoire la déclaration que
fit un jour Bhâgavan : " Les gens peuvent Me blâmer ou M'exalter, Je les bénis
tous, car Je suis au-delà de ces choses. Dieu transcende les éloges et les
blâmes ; vos louanges ne L'exaltent pas et vos blâmes ne Le dépriment pas.
J'ai posé à Bhâgavan la question suivante :
- (A.K.) " Swami, j'ai vu la statue de Marie portant l'Enfant Jésus. Les gens
vénèrent Marie. Oui, dans les couvents, on voit des statues de Marie tenant
Jésus sur ses genoux. A Bangalore, il y a une grande église consacrée à
l'Enfant Jésus. Bien, pourquoi tout cela ? Pourquoi les gens vénèrent-ils
Marie ?
- (Baba) " Comme vous rendez un culte à la mère de ce corps (Ishvaramma) pour
avoir donné naissance à cet Avatar, les gens adorent Marie en signe de
révérence, de vénération, de gratitude à cette mère qui a donné naissance au
Fils de Dieu. C'est un acte de gratitude. C'est pourquoi Marie a commencé à
être adorée par les Chrétiens. "
- (A.K.) " Swami, dans le Sanatâna Dharma, nous avons des sages que nous
appelons rishis. Mais dans la Bible, nous ne trouvons pas de sages ; il n'y a
pas de sages dans le Christianisme. Je voudrais que Vous commentiez ceci. "
- (Baba) " Non, non, non ! Ceux que l'on appelle sages dans le Sanatâna Dharma
sont appelés saints dans la Bible. Saint Paul, Saint Luc, Saint Matthieu,
Saint Jean, etc. sont tous des sages. "
J'ai posé encore une autre question :
- (A.K.) " Swami, je suis fier de dire que je viens d'un Collège chrétien.
J'ai passé trente ans au service d'un Collège chrétien. J'en suis encore fier
aujourd'hui, de mon " alma mater ". Si je peux vous adresser la parole en bon
anglais, c'est grâce à ces missionnaires chrétiens de l'Eglise Luthérienne
d'Amérique qui sponsorisait notre collège, l'Andhra Christian College de
Guntur. Suite à mon affinité avec la théologie chrétienne, j'ai une question à
poser : Swami, comment puis-je comprendre ce que disent les Chrétiens dans
leurs prières " Père, Fils et Saint Esprit ". En qualité de fidèle du Sanatâna
Dharma, comment puis-je comprendre ceci ? "
- (Baba) " N'as-tu pas entendu ce que Je répète si souvent ? Vous n'êtes pas
une seule personne, mais trois : celui que vous croyez être, celui que les
autres pensent que vous êtes et celui que vous êtes en réalité : Père, Fils et
Esprit saint. "
- (A.K.) " Swami, Jésus a été crucifié. Quelle situation affreuse ! J'ai
entendu que Vous avez montré à un fidèle nommé John Hislop la croix sur
laquelle Jésus a été crucifié. "
- (Baba) " C'est vrai, Je lui ai montré la croix originale sur laquelle Jésus
a été crucifié. "
- (A.K.) " Swami, par bonté, dites-moi comment Hislop est venu à Vous, comment
il a entendu parler de Vous. " (je voulais l'entendre de la bouche de Swami)
- (Baba) " Le docteur Hislop se trouvait dans le Cachemire, la couronne de
l'Inde, avec la chaîne de l'Himalaya, dont tu auras entendu parler. Il y était
resté pendant dix ans, à la recherche de saints et de sages. Il ne put les
trouver nulle part. Mais en ces jours-là, il y avait un secrétaire du Ministre
de la défense du Gouvernement indien, bien connu du Docteur Hislop. Sur
l'invitation de cet homme, Hislop visita Delhi au moment exact où Je m'y
trouvais ". Hislop rencontra Bhâgavan pour la première fois à Delhi, pas en
public, mais en se rendant dans l'édifice où Bhâgavan séjournait. Il vit Swami
et eut immédiatement la certitude d'avoir vu le sage ou le saint qu'il avait
cherché pendant dix ans. Et Hislop déclara qu'il voyait une large aura autour
de la tête de Bhâgavan, comme on la voit dans le cas d'âmes nobles. Après sa
rencontre avec Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba, Hislop affirma qu'il était arrivé
à la fin de sa recherche éternelle. Ensuite, Hislop suivit Bhâgavan partout où
Il allait. Swami raconta un miracle dont Hislop fit l'expérience. Il paraît
que Swami avait demandé au Docteur John Hislop de porter une cantine pleine de
saris, à un endroit où Swami faisait une distribution. Hislop présentait les
saris à Bhâgavan et Bhâgavan les distribuait aux personnes présentes en ce
lieu. Comme vous le savez, Bhâgavan donne toujours de la bonne qualité, jamais
des saris de basse catégorie. Les saris étaient tous grands. Il y avait
toutefois quelques saris de mesure plus petite, que Bhâgavan ne distribua pas.
Lorsque Hislop revint, il vit que le fond de la cantine était mouillé, alors
qu'il ne l'était pas auparavant. S'il y avait eu de l'eau depuis le début, les
saris distribués auraient été mouillés. Il était surpris et demanda : " Swami,
d'où vient cette eau ? " Swami répondit : " Les saris laissés dans le fond de
la malle, ceux qui n'ont pas eu la chance d'être distribués aux gens par les
mains divines, pleurent sur leur malchance et se sentent misérables, car ils
n'ont pas mérité d'être touchés par les mains divines. "
Ceci me stimula à poser une question.
- (A.K.) " Swami, des saris peuvent pleurer ? Comment puis-je le croire ? Des
saris ont-ils une conscience ? "
- (Baba) " En ce monde, tout est conscience et uniquement conscience. Il
n'existe pas un seul objet qui soit dépourvu de conscience, souviens-toi en !
Mais cette caitanya ou conscience s'exprime à trois niveaux différents : au
niveau du corps physique, il s'agit de conscient ; au niveau mental, c'est la
conscience et à celui de l'âtma, il s'agit de Conscience suprême. Aussi y
aura-t-il certains degrés de différence dans l'expression dans l'expression,
mais il s'agit toujours de la même conscience. "
- (A.K) " Swami, si tout est conscience, si tout est divin, je comprends
clairement que je ne peux pas faire un usage futile des cinq éléments ni de
mes cinq sens et que je ne peux pas abuser de la nature. Dois-je comprendre
cela ? "
- (Baba) " Oui ! C'est pour cette raison que Je vous dis : " Ne gaspillez pas
". La hâte engendre la perte, la perte crée des soucis, ne soyez donc jamais
en hâte. Ne gaspillez pas de nourriture, épargnez l'eau et l'énergie ; ne
gaspillez pas votre argent, car la dissipation de l'argent est très mal. Le
temps perdu est vie perdue. "
C'est ce que Bhâgavan nous dit, afin que nous sachions que toute chose est
essentiellement divine ; afin que nous ne soyons pas négligents et que nous
n'en sous-estimions pas la valeur.
Après cela je dis : " Merci Swami ! Vous nous avez dit tant de choses cet
après-midi, tant et tant de choses ! " Bhâgavan se leva de son fauteuil et fit
quelques pas, puis se retourna et demanda : " Quelles choses ai-Je dites ? "
- (A.K.) " Swami, des choses que nous ne savons pas ou que nous avions mal
comprises, des choses qui ont apporté de la lumière dans nos vies. Nous Vous
en sommes très reconnaissants, Bhâgavan. Merci ! Comme Vous avez intégré
magnifiquement la théologie chrétienne dans le Sanatâna Dharma ! Quelle belle
synthèse ! Nous avons tout à apprendre de Vous, Swami ! "
Bhâgavan fit quelques pas vers le mandir, puis se retourna encore une fois (je
vous ai dit qu'Il a toujours le dernier mot) et dit : " Apprendre ? Il n'est
pas nécessaire d'apprendre ! Vous devriez expérimenter, pas apprendre ! "
24 décembre 2002
Je dis à Swami : " Le Premier Ministre d'un Etat (indien) a dit qu'il allait
entreprendre beaucoup de choses pour cet Etat. "
- (Baba) " Bon ! En est-il ainsi ? "
- (A.K.) " Swami, ici un autre Premier Ministre a dit qu'il allait faire
beaucoup de choses. "
- (Baba) " Hum ! Je ne dis rien. Je ne dis pas ce que Je vais entreprendre. Je
ne fais aucune déclaration ni aucune publicité au sujet de Mes activités et
Mes projets. "
27 décembre 2002
Maintenant, je voudrais mentionner certaines choses advenues le 27 décembre.
Ceci se réfère aux expériences et affirmations du Dr. Abdul Kalam, Président
de l'Inde, premier citoyen et fidèle ardent de Bhâgavan. Swami nous dit : "
Ecoutez ! Demain, notre Président Abdul Kalam parlera à Delhi au sujet de
l'Université Sri Sathya Sai ; il fera un exposé du programme d'études de
doctorat dans notre université. Puis Il appela le vice-recteur et lui demanda
: " Quelles nouvelles as-tu de Delhi ? "
- (Vice-recteur) " Swami, le Président est attendu pour 11.30 h. au Vijnâna
Bhâvan, à l'occasion du Jubilée d'or de la Commission pour l'octroi de bourses
d'études universitaires, qui fait partie du Gouvernement central. Il tiendra
une allocution sur le thème de notre université et du programme de doctorat. "
- (Baba, d'un ton innocent) " Très bien ! Et quelles sont les lignes générales
de notre programme d'études ? "
- (Vice-recteur) " Fluorine et Spectroscopie ".
- (Baba) " Ah ! Très bien ! Laissez-les faire ce qu'ils veulent. "
- (Vice-recteur) " Parmi toutes les universités, le Président de l'Inde aime
particulièrement l'atmosphère de l'Université Sri Sathya Sai. "
A ce point, Swami se mit à parler des pensées et sentiments exprimés par
Monsieur Abdul Kalam.
- (Baba) " Oui, Kalam aime cette atmosphère. Il aime Swami et tout ce qui
L'entoure. Hier, le Premier Ministre, le Vice-Premier Ministre, le Leader du
parti au gouvernement, le Gouverneur de la ville de Delhi et le Président
Kalam se sont réunis et ont parlé pendant une heure et demie de l'Université
Saï. Savez-vous ce qu'ils ont déclaré ? Ils ont affirmé à l'unanimité que
notre université est un High Tech College et Vajpayee, le Premier Ministre de
l'Inde a dit : " Cette université Sathya Sai est d'un niveau aussi élevé,
parce qu'elle a à sa tête un Maître idéal, Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba. (S'adressant
aux étudiants, Swami dit) Savez-vous qui est le Maître idéal ? " (rires)
- (Etudiants) "Vous êtes le Maître idéal, Swami ! "
- (Baba) " Voyez, le Premier Ministre Vajpayee a dit au Président de l'Inde :
" Président, je connais Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba depuis vingt ans. Vous le
connaissez depuis à peine un an ou deux ; je connais Sa Divinité et aussi Son
université. "
- (Un professeur) " Swami, j'ai entendu que Monsieur Abdul Kalam a dit : " Sai
Baba ko Abdul Kalam ka, salâm ! " C'est une phrase en hindi pour dire : Les
hommages à Saï Baba de la part d'Abdul Kalam.
- (Baba) " C'est vrai, il l'a dit. C'est un fidèle sincère. "
Les étudiants dirent : " Swami, venez voir les préparatifs de la journée des
Sports. Pourquoi ne venez-Vous pas voir au Stadium ? "
- (Baba) " Je ne viendrai pas ; Je verrai le spectacle final. Comment puis-Je
venir ? Vous faites des acrobaties avec les motos. Je n'ai jamais conduit de
moto. Bien sûr, Je me suis assis à l'arrière d'une moto, mais Je n'ai jamais
conduit Moi-même. "
- (Etudiants) " Oh, Swami, est-ce vrai ? "
- (Baba) " Oui ! Un jour, J'avais visité le village de Karnatakanagepalli ;
les pluies avaient inondé le village et Je dus faire un grand tour, assis sur
une moto, derrière un autre homme. Je sais conduire une voiture. J'ai conduit
Moi-même toutes les voitures, excepté la BMW. "
29 décembre 2002
Swami commença par une affirmation : " Lorsque le Président Kalam est venu à
Puttaparthi (le 22 novembre 2002), il a visité le Super Speciality Hospital.
Il en fut très impressionné. De retour à Delhi, il a parlé de cet hôpital, à
l'occasion d'une conférence. Le Gouvernement de l'Inde est très heureux du
travail qui se fait ici et a concédé une exemption de taxes pour un montant de
cinq millions de roupies sur l'importation d'équipement de l'étranger. "
Ce même jour, Bhâgavan parla à quelques médecins et, pointant le doigt sur un
homme, Il demanda : " Savez-vous qui est cette personne ? " Les autres
répondirent : " Oui, Swami, c'est untel. " Voici le commentaire que fit
Bhâgavan : " Notre vie est un grand hôpital. Dans ce corps, chaque particule a
un nom et une forme ; nos sens et les parties du corps sont extérieurs -
pravritti - et nous font oublier notre nature intrinsèque, notre nature
véritable - nivritti -.Celle-ci est notre vraie identité. Donc, un
scientifique poursuit pravritti. S'il est bien encadré par le Gouvernement, il
fait des expériences avec le secours des facilités qu'on lui donne dans un but
positif. Mais si le scientifique est abandonné à lui-même, il devient négatif
; il choisit d'emblée une direction erronée. "
31 décembre 2002
Ce que Bhâgavan dit à cette occasion est très intéressant. Bhâgavan parlait de
plusieurs détails et soudain, Il appela une personne âgée et dit : " Voyez,
cet homme est chauffeur. Il a eu une attaque de petite vérole ; il est très
maigre et faible. Dites à la cantine de servir à toute sa famille petit
déjeuner, déjeuner et dîner ainsi que le thé gratuitement jusqu'à ce que cet
homme aura récupéré sa santé. "
Mes yeux se remplirent de larmes à ce témoignage d'intérêt et d'amour que
Bhâgavan exprimait envers cet homme, sans se préoccuper de sa caste ou de sa
position sociale. Dieu ne reconnaît ni coût ni classe.
01 janvier 2003
Hier, vous avez certainement vu les anciens de l'université Sri Sathya Sai,
environs 500 personnes, rassemblés dans le Mandir et présentant un programme
musical. Même certains étudiants sortis du collège en 1969 étaient présents
ici hier après-midi. Swami était très heureux. Je me fis la réflexion que ces
anciens étudiants semblaient plus âgés que Bhâgavan lui-même (rires) ;
certains ont le dos courbé, de l'embonpoint, etc. certains sont même chauves,
mais Bhâgavan a toujours un aspect jeune et frais. J'observais donc Swami et
Ses anciens étudiants. On les appelle " vieux garçons ", c'est à dire des
étudiants devenus vieux ! (rires) En fait, personne n'est vieux, car la vie
est jeune, fraîche, utile, elle n'a rien a voir avec la vieillesse. Celle-ci
concerne le mental.
Vous avez certainement entendu parler deux intervenants, parmi ces anciens
étudiants ; l'un est secrétaire du Central Trust et a parlé de l'extension du
Projet de distribution d'eau potable à la ville de Chennai, appelée autrefois
Madras, la capitale du Tamil Nadu. Je voudrais vous communiquer cette dernière
information. Imaginez un pipeline d'une longueur d'environ 170 km. ; de larges
canaux d'une mesure de 121 m de largeur et 121 m de profondeur sont creusés ;
au centre de ces canaux est posé le pipeline. Et en un lieu de l'Andhra
Pradesh, dans le district de Nellore, je crois, à Kandarulu, on construit un
immense réservoir de la hauteur de 260 mètres. Chaque jour, 45 camions
apportent le ciment nécessaire au travail de la journée. Certains équipements
sont importés de l'étranger pour mélanger le ciment, le sable et le gravier.
Une bétonnière peut mélanger d'un seul coup 25 sacs de ciment avec du sable et
du gravier. Il y a aussi tous les instruments de construction nécessaires pour
soulever et déplacer les matériaux en différents lieux. Des milliers
d'ouvriers sont embauchés dans ce programme et le projet est exécuté par une
compagnie internationale, la Larsen & Toubro. Savez-vous ce qu'ils ont dit ? "
Nous n'avions jamais entrepris rien d'aussi vaste jusqu'à présent. Nous
apprenons beaucoup par ce travail. "
Un quotidien très populaire du Tami Nadu a publié, en date du 29 décembre,
deux pages entières de photographies sur le projet, avec des détails et un
article sur la compassion de Bhagavan envers l'humanité. Ils disaient en
grandes lignes : 1) aucun gouvernement ne peut entreprendre un projet de cette
ampleur, seul Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba peut le faire. 2) Ce projet
absolument a-politique, dépouillé de toute expectation, totalement
désintéressé, entrepris par Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba est unique à notre
époque. 3) Sri Sathya Sai Baba réside à Puttaparthi, loin de Chennai ;
distribuer de l'eau potable aux habitants de cette ville était inimaginable.
Ces gens ont souffert longuement du manque d'eau potable ; plusieurs projets
élaborés par le Gouvernement ont été infructueux. C'est Bhâgavan Sri Sathya
Sai Baba qui donne de l'eau potable à tous les citoyens de la ville de Madras.
4) Ce projet envisage aussi bien de couvrir les besoins de l'irrigation des
campagnes, que la fourniture d'eau potable à la ville.
Je voudrais également vous signaler quelques points. Un Comité d'experts et de
vices-recteurs, constitué spécialement par la Commission d'octroi des bourses
d'études universitaires, Gouvernement de l'Inde, a visité l'université Sri
Sathya Sai, ici à Prashanti Nilayam. Ce Comité est appelé " Naac Committee " -
Conseil d'estimation et de financement -. Il circule dans tout le pays, visite
toutes les facultés universitaires, leur donne une évaluation, les classe au
niveau nationale, nivèle les qualifications des professeurs, les performances
et les recherches. Si les conditions ne sont pas satisfaisantes, les
professeurs et lecteurs de la faculté ne reçoivent aucune promotion.
L'université sera jugée de basse catégorie, selon les paramètres établis. Ce
Comité Naac va partout et son directeur pilote normalement de Delhi toutes ses
activités ; mais il vint lui-même à Puttaparthi, en compagnie d'autres
membres, tous de hauts experts nationaux et internationaux. Ils visitèrent
notre université ; ils eurent une audience avec les professeurs et le
vice-recteur, et ils visitèrent les pensionnats. Ils se rendirent à Bangalore
(Collège de Brindavan - Whitefield) et à Anantapur et quelle fut leur opinion
? lls déclarèrent à l'unanimité que : 1) l'Université Sri Sathya Sai Baba est
l'université la plus qualifiée de l'Inde ; 2) l'Université Sri Sathya Sai est
une université modèle que les autres peuvent imiter, à laquelle elles peuvent
se conformer et dont elles peuvent apprendre. 3) En ce moment où le monde
entier est disposé à introduire les valeurs humaines dans le programme
d'éducation, ce qui n'a encore été pleinement appliqué en aucun lieu jusqu'à
présent, l'Université Sri Sathya Sai est la seule où les Valeurs humaines ont
été totalement intégrées dans un programme d'enseignement académique régulier
; 4) de plus, ils ont insisté pour que l'Université Sri Sathya Sai commence un
collège académique national pour l'éducation intégrale.
Ce n'est pas une entreprise ordinaire, c'est la réalisation de l'Avatar de
notre temps. Nous ne prenons aucun crédit bancaire. Les appointements,
l'estimation de l'équipement et tout le reste ont été décidés par Bhâgavan
pendant toutes ces années. Dieu est perfection. La création est parfaite et
l'Université de Dieu doit nécessairement être parfaite, c'est son devoir.
Voici une nouvelle qui donnera de la joie à tous les fidèles à travers le
monde.
Au sujet du Président de l'Inde, Abdul Kalam, je dois ajouter trois points que
j'ai oublié de mentionner. Après avoir assumé la Présidence de ce pays, Abdul
Kalam a envoyé à Bhâgavan deux mensualités de ses propres appointements, comme
donation personnelle. Cette somme était accompagnée d'une lettre : " Veuillez
accepter ce don, Bhâgavan. Je suis célibataire, je n'ai pas besoin de cet
argent. Ayez la bonté de l'accepter. " Swami n'a pas donné cette somme au
Central Trust, non. Il a donné immédiatement l'instruction d'instituer une
médaille d'or portant le nom du Président Abdul Kalam, à attribuer chaque
année à un étudiant, et dont le coût sera couvert par les intérêts bancaires
de cette somme de deux cent mille roupies déposée en banque. Cette université
est la seule dans le pays à avoir deux médailles d'or instituées au nom de
deux Présidents : l'une est au nom du Dr.Shankar Sharma, le Président
précédent et l'autre au nom du Dr. Abdul Kalam. Telle est la volonté de
Bhâgavan.
Dans sa lettre, Kalam ajoutait ceci : " Bhâgavan, ce lieu est le seul où j'ai
connu la paix suprême ". Il écrivit une autre lettre au vice-recteur, disant :
" S'il m'arrive de venir en ce lieu, ne préparez aucune chaise spéciale pour
moi. Je veux m'asseoir en tailleur sur le sol, parmi les autres fidèles. Je
viens en qualité de disciple. "
Vous avez certainement remarqué ce qui est arrivé, en ce jour historique du 22
novembre dernier, jour de la Convocation des Instituts Sri Sathya Sai ; le
Président de l'Inde sortit à neuf heures de la " Guesthouse " et a circulé
partout dans l'ashram, les North Buildings, les dortoirs, l'auditorium, etc.
Le service de sécurité passait des minutes d'enfer (rires). Il leur dit : "
Allez-vous en ! Laissez-moi circuler tout seul ! " Il continua à visiter
l'ashram et tout le monde put le saluer par un " Sai Râm ! ". Il répondait "
Sai Râm, Sai Râm " à tous les gens. C'est le seul Président qui s'est rendu
accessible aux citoyens ordinaires, car il a traduit en réalité, en acte, la
maxime " Tous sont un, mon cher fils, sois le même envers tout un chacun ",
aux divins Pieds de Lotus de Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba, en ce lieu qui est
le Sanctuaire de l'Avatar de notre temps.
Puisse Bhâgavan vous bénir tous. Je vous remercie de votre attention.